mar
08
2010

La culture : une dynamique au cœur de la politique par Robert GROSSMANN

rg malraux médiathèqueSi le mot culture, utilisé jusqu’à l’usure, doit avoir un sens, à quelques jours d’un scrutin, c’est bien celui d’être une dynamique qui s’installe au cœur de la politique pour l’inspirer de manière magistrale et permanente.
Agir en politique avec une vision culturelle. Donner du sens à l’action, voilà le mot d’ordre.
La région doit être culturelle avant tout. Son projet doit être culturel.
A quoi servirait une politique forte en matière d’économie, de transport, à plus forte raison en matière d’apprentissage ou de lycées si sa finalité n’était l’élévation de l’homme vers le plus haut degré de sagesse possible.
L’engagement écologique enfin ne saurait être et n’est rien d’autre que culturel. Voyons ! : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais n’est-il pas d’une totale actualité et éminemment écologique ?

Démocratiser la culture

Paraphrasons le décret célèbre de juillet 1959 : « Les élus ont pour mission de rendre accessible les œuvres capitales de l’humanité au plus grand nombre possible; d’assurer la plus grande audience possible à notre patrimoine et de favoriser la création des œuvres de l’esprit… »
C’est la mission que Malraux s’était assignée, au niveau de l’Etat, et cela autorise à proclamer que, certes la culture peut être élitaire, mais que la mission des élus en République est de la démocratiser. Et pourquoi donc si ce n’est pour enrichir intellectuellement, spirituellement, moralement le plus grand nombre possible de nos concitoyens, pour les élever, leur donner l’envie et les moyens d’accéder à plus de savoir.
La fréquentation des œuvres provoque cet étonnement, cette surprise et instille finalement ce désir de savoir qui mène à la sagesse.
Il est nécessaire de doter nos concitoyens de tous les moyens qui favorisent l’accès à la culture et l’école est bien évidemment un vecteur fondamental.

Genius loci

En Alsace les responsables politiques ont plus qu’ailleurs l’impérieuse obligation de développer la culture à travers toute leur action. C’est pour eux une ardente obligation…car il y a un génie du lieu en cette terre d’Alsace qui recèle en elle les plus belles leçons d’humanisme à travers les figures tutélaires de Maître Eckart, Herrade de Landsberg, Schongauer, Sebastien Brand, Beatus Rhenanus et tous leurs pairs. Elle recèle aussi les leçons des plus grands drames de l’histoire dont l’horreur doit à tout jamais rendre présente la volonté de tolérance, d’acceptation de l’altérité, d’ouverture à l’autre.
Méditer devant le Retable d’Issenheim, l’ossuaire de Dambach qui, réalité ou légende, rappelle la guerre des paysans et les invasions, lire Goethe aussi bien que Chateaubriand ou Camus, se laisser saisir par une dramaturgie, rencontrer soudain Brahms ou Tchaïkovski, être interpellé dans les salons Hans Arp de l’Aubette, voilà ce que la Région Alsace doit favoriser.
Lorsqu’à Strasbourg nous avons lancé le « Concert des deux rives » mon bonheur a été immense de voir année après année entre 10.000 et 15.000 spectateurs assis sur l’herbe du Jardin des deux Rives et plébisciter notre orchestre philharmonique : culture pour les plus grands nombre possible !
De même nous avons installé le Philharmonique dans le quartier de la Meinau et emmené les enfants et parents de la Montagne Vert à l’Opéra….
Lire des romans, lire la Princesse de Clèves… lire son journal tout simplement, fait partie des actes que des élus doivent contribuer à promouvoir.
Et c’est ainsi que la culture sous tend toutes les autres politiques.
Pour tenter de faire comprendre la démarche aux élitaires jaloux de leurs repaires de happy fews, rappelons que les petits pas sont toujours au commencement des grandes ascensions et qui peut dire que le rap ne conduira jamais vers les Polonaises de Chopin, la Pastorale de Beethoven ou La symphonie du nouveau monde de Dvorak. La Joconde est faite pour être regardée sur leurs écrans par les jeunes des quartiers de Mulhouse ou Strasbourg, aussi bien qu’au Louvre par les chanceux qui peuvent s’y rendre.

Cette profession de foi établie on est en droit de constater que la culture ne prend guère de place dans les programmes de nos candidats. C’est pourquoi je me félicite de les avoir tous interpelé. Je suis très reconnaissant à Yann Wehrling, Jacques Cordonnier, Philippe Richert et Jacques Bigot d’avoir bien voulu développer et démonter ainsi que la culture n’était pas la grande oubliée – du moins pour eux – de cet importante échéance pour notre région.

J’ai été séduit par les arguments de Yann Wehrling dont je partage l’ensemble de l’analyse et dont je recommande la relecture. Oui, il faut parler de notre dialecte, le préserver et le développer. Mais artiste lui même et qui sait parler de son art, comment ne pas adhérer à la vision culturelle de Yann ? Oui, la culture rassemble et fédère ceux qui y croient et militent pour elle.
Jacques Cordonnier s’exprime avec ses convictions et qu’il développe son point de vue fait dire a beaucoup des siens : un événement considérable vient de se produire, la droite pour la première fois parle de culture. Comme s’ils étaient eux même convaincus que la culture est totalement embastillée par la gauche. Alors que je ne cesse de proclamer cette évidence : « la culture est fille de la liberté » Jacques Cordonnier exprime une conception élitaire de la culture sur laquelle je donne mon point de vue dans mon analyse finale. Pour moi il ne saurait y avoir de barricade séparant les « cultivés », les « sachants » des incultes et pourquoi pas à la limite des sous hommes ? Ceux qui n’ont pas eu la chance d’être touchés par la culture doivent constituer pour des élus de la République un territoire de mission.
J’invite à lire et à relire la profession de foi culturelle de Philippe Richert. Je fais miennes toutes ses analyses et je ne puis que rendre très attentif tous les acteurs de la vie culturelle à une de ses propositions innovantes et bienvenues : « A cela, je réponds que la création artistique doit être une liberté qui n’est pas soumise à l’appréciation du politique, les pouvoirs publics doivent uniquement offrir des conditions de création. Et en ce sens, je souhaite que la collectivité régionale puisse soutenir la création artistique et, entre autres actions, nous encourageons très directement des résidences d’artistes et pourquoi pas l’aide à l’installation de jeunes artistes comme cela peut se faire pour les artisans ou les PME. Un fonds sera constitué pour ce type d’actions et les modalités d’utilisation en seront définies par des personnalités aux compétences effectives. »
Voilà en effet une proposition qui ne peut qu’être totalement bienvenue et qui rendrait l’action de la région encore plus exemplaire.

Enfin et il me faut le dire avec honnêteté je ne trouve pas le moindre point de divergence entre les propositions de Jacques Bigot et ma vison de la culture en région. Que les esprits chagrins ne simplifient pas et n’en déduisent pas que je suis passé au parti socialiste. Je suis et je reste gaulliste, peut-être plus libre que jamais à partir de ces élections régionales….
Certains pourraient voir dans les propositions de Jacques Bigot un catalogue. Sans doute, mais il répond à des réelles attentes tout comme Philippe Richert et leurs catalogues sont fournis de manière très pertinente
Peut-être pourrais je former le vœu que la vison de Jacques Bigot soit à tout jamais dépourvue d’esprit partisan et de clientélisme (c’est ce que certains reprochent aux socialistes que de vouloir capter la culture et d’en faire « leur » affaire exclusive) Il est contraint de s’allier à EE dont je regrette vivement qu’ils n’aient pas souhaité répondre à ma lettre ouverte.
Mépris ? Sectarisme ? Manque d’idées ?
A chacun d’avoir son opinion sur cette absence dans un débat culturel qui est aux antipodes de l’esprit politicien, qui est passionnant et enrichissant par son ouverture…

Robert GROSSMANN

0
mar
03
2010

Rapport du marché de Noël : La ville de Strasbourg doit être intégralement remboursée !

 

billets-euros_1212347569Communiqué de PRESSE

Lors du dernier conseil municipal de Strasbourg, Anne Schumann avait demandé à Roland RIES que nous soit communiqué le rapport d’étude de préconisation stratégique relative à l’organisation des animations de Noël 2008. Nous venons d’en prendre connaissance.

Nous sommes extrêmement circonspects quant à son contenu.

Composé de 5 pages  et déclinant quelques maigres propositions sans véritable  mise en page et sans le moindre entête, ce documentn’est vraiment pas à la hauteur des légitimes attentes d’une grande ville comme Strasbourg.

L’amateurisme et la pauvreté de son contenu qui s’apparente davantage à un brouillon rédigé à la dernière minute sont très inquiétants.

Ce rapport ne justifie nullement le prix de 28 704 euros TTC demandé initialement par le cabinet d’étude.  Sa valeur, estimée par la ville à 8 611.2 euros, ne l’est pas davantage.Un travail d’un très meilleur niveau aurait très bien pu être réalisé en interne, par les services, afin d’économiser cette dépense de toute évidence inutile et qui constitue à nos yeux une véritable insulte pour tous les strasbourgeois qui souffrent au quotidien et qui ont du mal à boucler leurs fins de mois.

Plusieurs questions se posent à présent
1)   Qui a commandé ce rapport et qui l’a réceptionné ?
2)   Comment l’agence Athéo a-t-elle été désignée pour travailler sur ces questions ?
3)   Pourquoi la municipalité n’a-t-elle pas organisé une réflexion interne en s’appuyant sur le savoir-faire des agents de la Ville et de la CUS ?
4)   Pourquoi cette agence a-t-elle été immédiatement et intégralement payée ?
5)   Pourquoi a-t-il fallu attendre plus d’un an pour que ce document soit enfin rendu public ?
6)   A quel moment il a été estimé que cette étude n’était pas à la hauteur et sur quels critères a-t-il été décidé de demander le remboursement de 70% de la somme versée ?

Soucieux de la bonne gestion des deniers publics mais aussi attachés à ce que chaque travail soit rémunéré à sa juste valeur, nous estimons, à la lecture de cette étude, que ses auteurs devraient rembourser intégralement la collectivité de l’argent manifestement indument perçu.

Nous espérons que les autres dossiers actuellement traités par la Ville et la CUS, le sont avec davantage de sérieux et de vigilance.

Il n’est pas acceptable de gâcher ainsi de l’argent public d’autant que manifestement, d’après le canard enchainé, des critères politiques sont entrés en compte dans la désignation des auteurs de cette étude.

Nous demandons à Roland Ries de faire toute la lumière sur les procédures actuellement en vigueur pour l’attribution de tels commandes mais aussi sur les ratés qui ont abouti un tel gâchis !

Plus que jamais, nous demeurons résolument vigilants pour que la ville et la CUS ne deviennent pas un instrument au service d’un appareil et d’un clan !

Le groupe des élus UMP – Nouveau-Centre & Indépendants
du Conseil Municipal de Strasbourg 

0
fév
24
2010

Roland Ries fait solennellement le point sur l’ambiance au conseil municipal de Strasbourg. Voici le texte de l’intervention de Robert Grossmann

 

rg malraux médiathèqueConseil Municipal du 22 février 2010
Réponse de Monsieur robert Grossmann ( UMP )
Ambiance au conseil Municipal

A voir en vidéo en cliquant ICI

Je ne suis pas sûr que le thème que vous nous proposez intéresse autant que vous le pensez nos concitoyens Strasbourgeois.

Ce qui les intéresse ce sont les soucis de leur vie quotidienne en ces temps de crise et la manière dont la ville est gérée, bref les décisions concrètes du conseil municipal.

Cela dit je reconnais que votre déclaration paraît très convenable. Toutefois, sous peine de donner dans l’angélisme, il faut en revenir au contexte qui nous conduit à votre déclaration et il nous semble impossible de faire abstraction d’un certain passé.

Roland Ries, vous vous êtes fait élire essentiellement sur une image que vous aviez soigneusement travaillée et projetée sur tous les écrans en 2008, sublimée par ce chef d’œuvre d’agression personnelle et de mauvaise foi « Requiem pour un tandem » . Abjectement anonyme évidemment !

Cette image était la suivante : Moi, gentil Roland Ries,je vais vous débarrasser des méchants.

Ça a fort bien fonctionné.

Sauf que maintenant nous sommes à deux ans de pratique du pouvoir et que l’heure du bilan sonne, et votre méthode de gouvernance est en cause. Je ne puis en effet adhérer à certaines affirmations de votre déclaration.

Pour vous l’essentiel se trouve dans votre nouveau Schwörbrief : le règlement intérieur, dont vous nous avez détaillé certains points .

Roland Ries depuis que les conseils municipaux existent il existe des règlements intérieurs… Mais, jamais il n’y eut de crise pareille à celle qui vous conduit à faire cette déclaration.

C’est une première qui sonne comme un échec.

En effet il y a eu des dérapages, nombreux. Je vais en évoque certains.

Depuis mars 2008 l’ambiance n’a fait que se détériorer progressivement.

Et, désolé de vous le dire ainsi : vous en êtes responsable car c’est vous qui présidez notre conseil…

C’est ainsi que vous avez laissé insulter votre opposition comme cela ne s’est jamais vu à Strasbourg. Vos camarades nous ont successivement traités de voyou, de malotru, de menteurs, de charognards.

Certains de vos adjoints crient à travers l’hémicycle, nous invectivent, nous coupent la parole et la prennent, eux, interminablement.

Certains de vos camarades importent en permanence le débat politique national ici, au mépris du règlement intérieur.

Vous même tout comme M.Bigot à la CUS, vous nous avez coupé le micro pour nous interdire de développer nos arguments.

Votre directeur de cabinet a fait une déclaration publique assimilant notre action d’opposants républicains aux néo nazis qui ont tagué votre maison.

Nous avons demandé des excuses pour toutes ces insultes.Vous nous avez fait un bras d’honneur moral.

Jamais l’idée même d’une excuse n’est venue vous effleurer l’esprit.

Le fond du problème c’est que vous ne supportez pas d’être contredits, vous ne supportez pas l’opposition, donc vous cherchez à la réduire, à l’écraser.

Aujourd’hui 22 février, après 23 mois de présidence chaotique, vous brandissez le règlement intérieur.

Or, à vous, à qui me lie au moins une même passion pour la littérature, je veux vous rappeler Saint Paul : « la lettre tue, mais l’esprit vivifie »

Il y a la lettre et il y a l’esprit !

Vous avez la lettre. Êtes vous disposé à avoir l’esprit ?

Tout est dans cette question

Appeler au secours le règlement intérieur ne suffit pas.

Or vous avez à nouveau commis une infraction à « l’esprit », lundi dernier.

Je vous demandais en commission plénière, le plus calmement du monde et dans un esprit constructif, de réunir un groupe de travail comme le veut ici la coutume, pour tenter de trouver un consensus sur le fonctionnement du conseil. Vous avez refusé en criant et vous mettant en colère…

C’est à vous Roland Ries qu’il incombe d’organiser la convivialité au sein de cette assemblée et d’organiser le vivre ensemble et cela commencerait par les excuses que vos camarades nous doivent !

C’est à vous de créer et de promouvoir de la Haute Qualité Démocratique.

Quant à nous, il me faut rappeler que notre groupe d’opposition n’a cessé d’être constructif et force de proposition.

Je peux énumérer une bonne vingtaine d’exemples

Nous avons voté favorablement pour plus de 80 % des délibérations présentées.

Lorsque vous aviez été mis en cause sur la question des indemnités des élus, je vous ai défendu et notre groupe a voté avec vous. Vous aviez alors avait pris l’engagement d’instaurer une charte pour plus de transparence. Aujourd’hui, il n’y a toujours rien !

En guise de conclusion je souhaite vous dire deux choses.

Votre déclaration était relativement modérée et nous voulons bien y adhérer.

En second lieu, en droit français il y a le texte, nous en avons parlé, mais il y a aussi la jurisprudence et la coutume et ces deux derniers éléments sont essentiels et ont une réelle valeur juridique.

Je vous fais à nouveau une bonne proposition : acceptez de réunir les responsables de groupe ces prochains temps afin que nous puissions parler de l’Esprit, de la Jurisprudence et de la Coutume

0
fév
22
2010

Suppression du parking relais Aristide Briand du Neudorf

schumann-blogConseil Municipal du 22 Févirer 2010

Intervention de Madame Anne Schuman (Nouveau Centre)

Point N°10 : Avis portant sur l’avenant 18 à la convention de concession CUS-CTS : P+R Briand et Rotonde

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Je regrette vivement le peu d’éléments accompagnant cette délibération surtout au sujet de la fermeture du P+R Aristide Briand. Nous ne disposons que d’un texte laconique nous informant que ce parking relais n’accueille qu’un nombre réduit d’usagers et que la CUS envisage de le retirer du périmètre de la concession CTS et de le fermer.

Que signifie cette formule vague « ce parking relais n’accueille qu’un nombre réduit d’usagers » ? Aucun chiffre n’est communiqué sur sa fréquentation, sur son taux de remplissage et son évolution dans le temps.
Il me semble, monsieur le Maire, que ce serait un minimum des communiquer aux élus tous les documents nécessaires pour bien comprendre ce qui vous amène à prendre cette décision. Nous devons pouvoir nous prononcer en connaissance de cause or ce n’est pas le cas.

Nous devons constater, une fois de plus, que vous ne souhaitez pas mettre les éléments d’information à disposition des élus. Vous auriez pu ou dû mettre en annexe au rapport les perspectives futures pour que nous puissions nous prononcer sur l’utilité du changement d’affectation de ce parking et notamment sur la possibilité de transmettre au privé des terrains communautaires.

Sur la question de l’abandon de ce parking, je suis extrêmement réservée.
Le Neudorf connait actuellement une évolution urbanistique lourde. Les places de stationnement s’y raréfient alors que la densité de la population augmente. Les programmes urbanistiques d’habitations mais aussi de bureaux et de commerces, engagés malgré problème de pollution constatés par l’ASPA le long de la RN4, vont encore augmenter la pression du stationnement dans le secteur. Vous devriez être donc plus réaliste, Monsieur le Maire, aujourd’hui à Neudorf des rues entières sont encombrées de voitures sur les trottoirs obligeant piétons, poussettes mais surtout handicapés à circuler sur les voiries. Et demain, ce sera pire avec la suppression d’obligation aux promoteurs de construire au moins 1 place de parking par logement. Les voitures seront toujours là, qu’elles soient électriques ou non.

Il me semble donc risqué de vouloir fermer aujourd’hui ce parking alors que sous une forme différente (gestion Parcus par exemple), il pourrait avoir son utilité dans le quartier avec un taux de remplissage nettement plus satisfaisant. D’ailleurs, si les taux de remplissage étaient un critère essentiel au maintien des parkings, il y aurait belle lurette que celui des rives de l’Aar aurait dû être fermé. Du coté de la Cité de l’Ill, on a d’ailleurs pas hésité à rendre un parking complètement gratuit, supprimant ainsi les charges d’exploitation.

Je vois dans cette décision, monsieur le Maire, de la précipitation à annoncer des projets, une vision étriquée de la mue entamée au Neudorf mais surtout peu de réflexion sur l’évolution des besoins de nos concitoyens. Pour ces motifs, nous vous donnons un avis défavorable à cet avenant.

0
fév
22
2010

Défense à Strasbourg de nos symboles nationaux

 

schumann-blogInterpellation de Madame Anne Schumann (Nouveau Centre)

Titre : Défense de nos symboles nationaux

Conseil Municipal du 22 février 2010

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,

Votre 3ème adjoint en charge de la vie associative, de la jeunesse, des centres socioculturels, de l’animation, de la politique de la ville mais aussi du quartier de la Meinau, Matthieu Cahn s’est récemment livré à une agression inqualifiable et inadmissible contre les symboles et les fondements même de la République : les trois couleurs de notre drapeau mentionné dans l’art.2 de notre constitution et la Marseillaise, décrétée hymne national par l’assemblée nationale le 14 février 1879 sur proposition de Gambetta.

En se lançant dans une diatribe publique contre ce qu’il ose qualifier de «fétichisme du drapeau et de vénération de l’hymne national », Mathieu Cahn a bafoué la République qui plus est, dans le cadre d’une cérémonie municipale officielle.
Il insulte en même temps la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont battus pour la liberté et qui ont versé leur sang pour que nous puissions vivre aujourd’hui dans une authentique démocratie.

Aussi bien la Marseillaise que le drapeau tricolore, incarnent nos valeurs, nos symboles et par là même une certaine idée de la France que nous partageons par delà nos différences religieuses, politiques ou philosophiques.
De surcroit, par ses propos, votre 3ème adjoint insulte Strasbourg qui a vu naître la Marseillaise chantée pour la première fois par Rouget de l’Isle chez le maire de Dietrich.

Une telle qualification de fétichisme est une forfaiture. Elle n’est pas acceptable.

En mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour que vive la liberté mais particulièrement au nom du serment de Koufra nous demandons des excuses publiques de notre collègue.

Tolérer de tels propos, chercher à les expliquer ou à les justifier n’est pas acceptable monsieur le Maire. Vous ne pouvez pas laisser bafouer ainsi la République et tous ceux qui l’ont forgée.

0
fév
22
2010

Affichage sauvage et tags à Strasbourg

robert-jean-emmanuelInterpellation de Monsieur Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)

Titre : Implantation de panneaux d’expression libre

Conseil Municipal du 22 février 2010

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

La Ville de Strasbourg est continuellement victime des tags et de l’affichage sauvage. Je sais que la cellule anti graffiti du service propreté de la CUS fait un travail considérable pour intervenir le plus rapidement et le plus efficacement possible.

Malheureusement ces comportements irrespectueux persistent et c’est toute notre ville qui en pâtie.
En période électorale, le phénomène s’aggrave. On note généralement une augmentation sensible de l’affichage sauvage politique. Ces actes sont majoritairement le fait des agissements de partis extrémistes mais je dois reconnaitre que lors de la dernière campagne des élections européenne même des partis dits modérés se sont laissés aller sur les containers ou autres supports publics.

Dans notre tribune mensuelle parue dans le numéro du mois de mai 2009 de Strasbourg Magazine, nous avions dénoncés avec force ces agissements.

Depuis, j’ai été contacté par l’un de ces colleur d’affiche qui m’a expliqué, je le cite « c’est une pratique que j’utilise depuis 40 ans. Je me permets de signaler que les panneaux de libre expression disparaissent petit à petit. » Cette personne, issue d’une petite formation politique m’a précisé que l’affichage restait l’un des rares moyens d’expression à la disposition de son organisation.

Je le rejoins en partie dans son analyse. Même si je condamne avec force l’affichage sauvage et encore plus celui qui est politique, car quand on est politique il faut avoir un comportement responsable, je suis le premier convaincu que notre ville, que vous voulez championne de la démocratie locale, doit réserver davantage d’espace de libre expression.

Il n’y a pas si longtemps que cela, j’avais travaillé sur ces questions. Soucieux de la libre expression de tous, nous avions élaboré un plan de rénovation mais surtout d’extension des panneaux d’affichage. Je dois dire que le dossier était quasiment abouti mais il n’a malheureusement jamais était mis en œuvre.

Naturellement, monsieur le Maire, je sais que la question des tags et de l’affichage est une compétence CUS mais celui de l’implantation des panneaux d’expression libre est lui une compétence ville. Aussi, monsieur le Maire, je souhaiterais connaitre votre position sur cette question et savoir si vous comptez mettre en œuvre un plan d’amélioration de l’affichage à Strasbourg et pourquoi pas, si vous souhaitez traiter globalement le problème, déléguer cette compétence à la CUS en demandant au président de la Communauté Urbaine d’apporter une solution globale à l’échelle de la CUS.

En effet, en offrant des espaces mieux délimités et plus nombreux aux différentes organisations susceptibles de pratiquer l’affichage, outre les partis politiques je pense aussi aux associations, aux organisations étudiantes, aux établissements culturels ou tout simplement à la vie nocturne, nous parviendront à lutter plus efficacement contre les colleurs sauvages qui n’auront plus aucune excuse pour s’adonner à ces pratiques illicites. Les sanctionner sera d’ailleurs plus facile.

Je vous remercie pour votre réponse.

0
fév
22
2010

Marché de Noël de Strasbourg

 

schumann-blogInterpellation de Madame Anne Schumann (Nouveau Centre)

Titre : Marché de Noël de Strasbourg

Conseil Municipal du 22 février 2010

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Lors du conseil municipal du 25 janvier dernier, plusieurs élus de notre assemblée ont évoqué l’étude de 30 000 euros commandée à la société Athéo portant sur l’évolution du marché de Noël. Cette prestation a été évoquée dans plusieurs journaux suite à un article paru dans le Canard Enchainé.
Dans un courrier en date du 27 janvier dernier, nous vous avons sollicité pour que nous soit remis ce document afin que nous puissions porter par nous-mêmes un jugement sur la qualité de cette prestation.
A ce jour, nous n’avons toujours pas obtenu de réponse de votre part, ce que je regrette.

Je réitère donc aujourd’hui solennellement cette demande.
Face à l’opacité qui entoure ce rapport. Face aux nombreuses interrogations suscitées par la gestion de l’édition 2009 du marché de Noël mais également dans un souci de transparence que vous n’avez eu de cesse de revendiquer, je me permets de réitérer notre demande de création d’une mission d’information et d’évaluation autour des animations de fin d’année, comme le prévoit l’art 18 de notre règlement intérieur.
A trois reprises, nous avons déjà effectué cette demande au sein de notre assemblée mais elle est restée désespérément sans réponse.
Aussi, je vous remercie, monsieur le Maire, de bien vouloir nous apporter aujourd’hui une réponse concrète à notre sollicitation.

0
fév
22
2010

Inauguration du Marché de Noël à Tokyo


robert-jean-emmanuelInterpellation de Monsieur Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)

Titre : Inauguration du Marché de Noël à Tokyo

Conseil Municipal du 22 février 2010

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Au mois de décembre dernier vous vous êtes rendu à Tokyo afin d’y inaugurer le marché de Noël Alsacien.
Ne doutant pas un instant de votre souci de transparence, je souhaite savoir de combien de personnes votre délégation était composée, élus et invités compris.
Je souhaite également que nous soit communiqué le coût de ce déplacement ainsi que son impact carbone pour l’environnement.
D’avance, je vous remercie pour ces éléments que vous ne manquerez pas de me communiquer rapidement.

1
fév
21
2010

Lundi, suivez en direct le conseil municipal de Strasbourg

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Le prochain Conseil Municipal du 22 Février sera diffusé en direct. Il sera accessible à la fois sous format vidéo et sous format audio, puis à nouveau en différé dès le lendemain.

Pour suivre le direct rendez-vous
Lundi 22 FEVRIER à partir de 15h00
sur www.strasbourg.eu

Découvrez l’ordre du jour ici

Les précédents conseils sont accessibles via ce lien

0
fév
20
2010

Strasbourg et sa Communauté Urbaine ne doivent se priver d’aucun moyen pour assurer la protection des citoyens !

robert-jean-emmanuelNous avions déjà été désagréablement surpris d’apprendre que Roland Ries et Jacques Bigot, de manière unilatérale, estimaient que Strasbourg et la CUS étaient « suffisamment pourvus en caméras ».

Le dispositif mis en place ces dernières années a démontré toute son efficacité en générant une baisse sans précédent de la délinquance générale, la ramenant bien en deçà de son niveau atteint durant les années 1998, 1999, 2000 et 2001.

Les récents évènements, et notamment la dernière Saint Sylvestre, démontrent qu’en matière de sécurité publique rien n’est jamais gagné et que le moindre relâchement peut avoir des conséquences graves.

Il est par conséquent plutôt inopportun de se priver d’un moyen, la vidéo-protection, qui a contribué fortement à la baisse générale de la délinquance en France et plus particulièrement à Strasbourg.

Son évolution future doit répondre aux besoins des forces de l’ordre.

Sa stratégie de développement doit tenir compte de l’évolution de la délinquance mais certainement pas de la petite cuisine politique interne entamée ces dernières semaines entre les Verts et le Parti Socialiste.

C’est une évidence, cette déclaration rapide du gel de la vidéo-protection ne répond qu’à un impératif électoral que le dernier communiqué des « Verts » Strasbourgeois ne fait que confirmer.

A mon sens, la sécurité de tous les Strasbourgeois ne doit pas reposer sur de tels petits tripatouillages. Pour l’avenir, Strasbourg et sa Communauté Urbaine ne doivent donc se priver d’aucun moyen pour assurer la protection de tous nos concitoyens car, je le rappelle, la sécurité est la première des libertés !

Jean-Emmanuel Robert
Conseiller municipal et communautaire UMP de Strasbourg

3
fév
16
2010

Lettre ouverte aux têtes de liste sur la politique culturelle de l’Alsace

rg malraux médiathèqueL’Alsace culturellement capitale

Alors que vous êtes engagé dans la dernière ligne droite, à quelques foulées du premier tour des élections régionales, nous sommes un grand nombre à estimer que la lisibilité des projets devient cruciale.

Je vous sollicite pour cette raison et j’ai une préoccupation que je souhaite vous soumettre, il s’agit de la culture.

Il est clair que la priorité absolue pour le futur président de région sera 1) l’emploi 2) l’emploi 3) l’emploi !

Mais pour un développement économique heureux il faut un contexte heureux et rien ne peut s’épanouir dans un environnement culturel terne et stérile.

La région Nord-Pas de Calais communique sur « le Zorro de la Culture » qu’elle déclare incarner. « La culture levier de reconversion économique » tel est son slogan.

Il faut donc espérer qu’en Alsace la nécessité d’une politique culturelle vigoureuse n’échappe à aucun des candidats.

Les emplois dans le secteur culturel sont nombreux et leur maintien permet à la mauvaise situation du chômage de ne pas s’aggraver. En clair c’est aussi pour conserver ces emplois qu’il y a une ardente obligation de sanctuariser les aides financières aux acteurs de la vie culturelle. Mais ce n’est là qu’un minimum minimorum !

Pour développer l’attractivité du territoire, consolider nos entreprises et en attirer de nouvelles, l’environnement culturel doit être séduisant. Aussi convient-il de donner une plus grande force et une meilleure lisibilité à « l’Alsace terre de culture ».

1) La richesse de notre patrimoine doit être mieux valorisée et promue.

Une campagne : « l’Alsace romantique », sous tendue par une authentique action en faveur de nos châteaux fort, du mur païen, de nos cathédrales et églises, des roches insolites de nos Vosges, des enceintes fortifiées de nos villes et villages pittoresques, devrait être puissamment orchestrée et coordonnée.

Une telle action donnerait lieu à des travaux de restauration et de consolidation de nos monuments patrimoniaux et fournirait des emplois dans bien des domaines de l’artisanat et de l’industrie du bâtiment. Elle placerait plus fortement encore l’Alsace dans le top ten des régions historiques à visiter.

2) La musique à travers nos orchestres et festivals tout comme les spectacles vivants peuvent acquérir une plus grande notoriété avec une véritable volonté de conquérir les toutes premières places de l’excellence culturelle.

3) Les musées d’une richesse et d’une originalité inouïe, de Mulhouse à Wissembourg, en passant par Colmar et Strasbourg, sans oublier ceux de la rive droite du Rhin, constituent un capital qui ne doit pas rester inerte.

4) Les arts plastiques mériteraient un appui plus fort afin que les multiples initiatives – Frac, Ceaac, Crac, soient encore d’avantage promues et mises en réseau. Il est grand temps de promouvoir enfin la route de l’art contemporain dont l’Alsace peut être fière et que les responsables du tourisme et de l’économie ne peuvent pas continuer à ignorer.

5) Avec une volonté forte et raisonnée la remise en forme d’une filière image pourrait prospérer plus fortement en Alsace et ICONOVAL ferait alors part de ses résultats. L’Alsace lieu de tournages et pourquoi pas de post production reste une piste à suivre.

6) Il nous manque une politique régionale complète en faveur du Livre et à cotés de nos médiathèques un centre du Livre initiateur et coordonateur de manifestations littéraires aurait une réelle utilité et stimulerait les belles initiatives locale

7) Une place particulière revient à cette exception remarquable qu’est l’Agence Culturelle d’Alsace maître d’ouvrage de tant d’initiatives rayonnantes et socialement valorisantes dans les pays les plus divers de notre région.

Bref cette extraordinaire richesse ne doit inciter personne à s’assoupir de contentement sur les lauriers de notre culture.

Pour toutes ces raisons l’importante échéance de l’élection régionale doit marquer le moment de changer de braquet et d’engager une vitesse supérieure vers une étape culturelle décisive.

Dès le second semestre 2010 la région devrait s’attacher à organiser des états généraux de la culture non seulement pour procéder à un état des lieux et pour redéployer les efforts consentis vers une plus grande efficience, mais pour fixer quelques objectifs ambitieux à vocation mondiale.

« L’Alsace culturellement capitale » pourrait être le mot d’ordre en faveur d’une manifestation en 2014 qui allierait la valorisation de l’existant à la quête innovante d’un concept d’exception. Pourquoi pas le « projet Gutenberg » ?

Un travail remarquable avait été produit par les acteurs de la vie culturelle et les responsables politiques de Bâle à Karlsruhe avec Stuttgart et toutes les villes et régions allemandes voisines. Tout est dans les cartons qui recèlent une formidable base vers une nouvelle action culturelle participative!

Le moment est venu de démonter à tous la volonté culturelle de notre grande région rhénane – bilingue – et de mettre au point ce projet unique qui attirera les regards et les consciences du monde entier sur le Rhin Supérieur, qui dynamisera la qualité culturelle de cette terre d’humanisme rhénan, qui stimulera notre développement économique et favorisera l’emploi.

Merci de bien vouloir me faire part de vos réflexions au sujet de ce texte et de votre volonté à prendre en compte certaines suggestions. Cela nous permettra de mesurer l’importance que vous souhaitez accorder à la culture en Alsace.

Robert GROSSMANN

0
fév
11
2010

La fin des militants et la quête de la société civile Ou la noblesse abolie des partis politiques

 

robert-grossmann-blog1Le centre coule mais on s’y précipite

Elles sont presque toutes finalisées ces listes, à gauche comme à droite et surtout au centre car on a l’impression qu’il n’y rien qui ne vaille le centre, le nec plus ultra. Or il n’y a rien de plus protéiforme en même temps que de plus évanescent que le centre. Jadis Georges Pompidou nous avait dit : « Le centre je le cherche avec ma lanterne comme Monsieur de Soubise cherchait son armée… »

La gauche pêche au centre ; en face (on n’ose plus dire à droite) on est au centre ; aux centres on est au centre et puis il y a les extrêmes, au bord des centres.

Le centre est donc obnubilant et on a l’impression que pour chaque tête de liste : « hors du centre point de salut ».Or le centre coule, corps et âmes et pourtant on cherche en vain des candidats se réclamant ouvertement de la droite républicaine.

La société civile baume miraculeux

Mais, par delà les centres, il y a cet autre Graal : les héros de la société civile !

Voila des années qu’à l’approche d’élections les têtes de listes recherchent des spécimens de la société civile.

En clair des hommes et des femmes exerçant un métier et de préférence un métier noble : médecin, avocat, chef d’entreprises … Cela permettrait, a contrario, de penser qu’aucun « politique » n’exercerait et n’aurait jamais exercé de métier, ce qui est une manière indirecte de décrédibiliser toute la classe politique….

La quête de « société civile » est le summum du snob pour un politicien car il recherche ce qu’il semble ne pas être et présentera ainsi aux électeurs le miroir de ce qu’il rêvait d’être, une liste telle une boite de dragées entourée d’une faveur rose ou bleue.

Au sein des partis un ramassis de toquards et de grouillots à éviter

Bref il croit toucher une sorte d’aristocratie représentants la « vraie » société. Et cet anoblissement s’effectue par rapport à qui ?

Eh bien à ces toquards, cadres et militants des partis politiques, race bassement cataloguée et toujours sujette au soupçon de quelque maladies honteuse. À la limite, des infréquentables, en tous cas des imprésentables. C’est du mois ce que pensent les têtes chercheuses…de listes.

Grave, très grave leurre !

Revenons au fondamentaux.

La constitution de la France recèle des maximes à valeur immuable. A coté des grandes règles fondamentales il convient de méditer et de vénérer l’article 4 du titre premier : De la souveraineté.

Qui le connaît ? Qui s’en souvient ? Qui s’y réfère ?

« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l’article 1er dans les conditions déterminées par la loi.

al 2 art 1 La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

En clair les partis politiques sont, par excellence, les lieux qui concourent à l’expression du suffrage. Leur mission est de permettre aux citoyens qui y adhèrent d’accéder aux fonctions électives. Ils ont donc leur authentique noblesse démocratique et républicaine.

C’est en forgeant qu’on devient…

Je me souviens d’un homme politique de tout premier plan qui au cours d’un débat répondait à un de ses interlocuteurs : « Pour être maçon il faut apprendre le métier de maçon, pour être boucher il faut de l’apprentissage. Pour être médecin, avocat il faut faire des études de médecine, de droit…Eh bien pour faire de la politique et exercer un mandat il faut apprendre le métier. Pourquoi voulez vous que ce soit la seule « fonction » que l’on pourrait pratiquer sans aucune formation, par un don du saint esprit ? Il faut un apprentissage que les partis politiques dispensent, c’est leur mission. »

Les partis écoles de formation

Il est parfaitement exact que les partis politiques sont des écoles de formation à l’exercice de missions et de mandats publics. Ah ce n’est pas un apprentissage académique, il est souvent rude et parfois chaotique, mais c’est là, au sein du parti politique que l’on « frotte et lime sa cervelle contre celle d’autrui » comme le prescrivait Montaigne. École de vie politique !

Les fondamentaux oubliés

Tout cela étant parfaitement oublié, les « leaders » mettent leur coquetterie à détecter des perles rares de la société civile, dépourvues de toute idée de ce qu’est la vie politique au quotidien. Il incombera à ces « perles » de rapporter des voix tout en s’accommodant de l’ingrat devoir de siéger au milieu des grouillots des partis politiques, qui eux seront toujours aux ordres et ne gêneront personne.

Les dynastes, les grouillots et les désillusions

Une des révélations de cette campagne électorale a été la confirmation de la puissance des dynasties ! Être « fille-de », « femme-de », est un sésame.

Quant à l’avocat, au médecin, au chef d’entreprise, à la fille ou à l’épouse, une fois en situation de responsabilité, les voilà tout étonnés de devoir se plier à une sorte de discipline de groupe, eux si habitués à être chef et maître après dieu de leur destin professionnel ou familial.

Quant à siéger dans des conseils de lycées ou d’associations culturelles ou sociale ? Est-ce vraiment utile quand on a des choses (professionnelles ou familiales) sérieuses à faire ?

Un cabinet d’avocat, de médecin, un PDG, sont à mille lieues du terrain qu’arpentent les distributeurs de tracts et les colleurs d’affiches. Mais ils sont autant éloignés des cadres des partis qui font vivre des sections et des circonscriptions, qui organisent des réunions des formations et qui assurent l’ingrate intendance quotidienne.

Dans leur immense majorité ceux la demeurent relégués dans la pénombre des soutes pendant que le PDG ou l’avocat, ou la « fille-de » trône en bonne place sur la liste…

Et comment ceux ci peuvent-ils avoir la disponibilité pour assister à des séances de commissions, des fêtes paroissiales ou des conseils d’école ou de lycée ? Tâches ingrates et peu valorisantes auxquelles les militants eux sont plus oui moins formés.

On ferait l’addition sans le patron ?

Sauf que, ce que semblent ignorer les chefs de files et têtes de liste…sauf que l’électeur n’est plus un gogo, il est même tellement libre qu’il est capable de faire n’importe quoi. Par exemple il n’est pas impressionné par son dentiste, ni par son avocat, encore moins par son patron ! Bref c’est lui, le patron !

Qu’importe! La mode fascinante de la société civile opposée aux militants des partis, est bien la règle. Sauf que cette mode n’opère pas toujours et elle est trop souvent semblable aux mirages des grands déserts.

Mais comme c’est la mode et qu’elle est tenace, est-il encore utile d’aller s’encarter dans un parti politique qui « favorise l’accès aux mandats électoraux » ? Et si cela sonnait comme une extinction des partis politiques et dans la foulée comme une menace pour la démocratie constitutionnelle ?

Il y faut un sursaut, les partis politiques doivent se mettre à revivre en honorant toute la noblesse des fonctions que leur attribue notre constitution.

Sursaut qui doit réveiller les cadres du parti pour une redynamisation nécessaire et une meilleure et plus efficiente prise en compte de leur vrai rôle.

Prise de conscience des « têtes » de listes de ce que les voies qu’ils empruntent ne sont pas du tout les garanties du succès.

0
fév
10
2010

Fonctionnement du Conseil de la Communauté Urbaine de Strasbourg : Anne Schumann écrit à Jacques Bigot

 

schumann-blogMonsieur le Président,

Lors du dernier conseil de CUS du 05 février 2009, j’ai souhaité présenter une motion pour défendre l’intérêt du GCO à Strasbourg.

Il est de coutume, dans notre assemblée, de présenter les motions puis de les débattre avant de passer au vote. Au courant de l’année 2009, le conseil de Communauté a eu à se prononcer sur 2 motions.
La première, en date du 13 février 2009 avait pour objet la suppression de la taxe professionnelle. La seconde, en date du 29 septembre 2009, portait sur la participation de la CUS au débat relatif à la création des métropoles.
Comme en attestent les articles de presse que vous trouverez ci-joint, ces motions ont fait l’objet d’une véritable présentation suivie d’un débat au cours duquel toutes les tendances ont largement pu s’exprimer avant de passer au vote.

A ma grande surprise, vous avez changé les règles du jeu lors du dernier conseil de CUS. Vous m’avez empêchée de défendre ma proposition de motion et pire, vous m’avez même refusé le droit de la présenter à nos collègues.

Je regrette vivement ce comportement brutal et inélégant qui pourrait laisser à penser que le débat démocratique vous serait étranger. Cela est d’autant plus regrettable, que vous n’aviez pas agi ainsi pour les deux précédentes motions, il est vrai présentées, elles, par votre majorité.
Je ne comprends absolument pas ce deux poids deux mesures à l’avantage de votre majorité, qui pourrait d’ailleurs laisser à penser qu’un système clanique sévit actuellement au sein de la Communauté Urbaine de Strasbourg.

Par conséquent, je vous serai reconnaissante de bien vouloir me communiquer avant le prochain conseil, les règles définitives que vous comptez appliquer pour le vote des motions. Je ne vous cache pas que ma préférence tend vers un véritable débat démocratique où la parole des élus de notre assemblée serait véritablement libre.

Il serait en effet inconcevable que vous vous prévaliez d’une démocratie participative à l’extérieur du conseil alors qu’en interne le débat contradictoire serait interdit. Ce serait en l’espèce, une importante régression pour la vie démocratique locale.

D’avance, je vous remercie, Monsieur le Président, de bien vouloir apporter des réponses rapides à l’ensemble des mes interrogations sur le fonctionnement de notre conseil.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations respectueuses

Anne Schumann
Conseillère municipale de Strasbourg  (Nouveau Centre)

0
fév
10
2010

 » GCO de Strasbourg – Etude de l’ASPA  » Anne Schumann écrit à Jacque Bigot

 

schumann-blogMonsieur le Président,

Il a été porté à ma connaissance que l’ASPA vous a remis l’année dernière une étude relative à la qualité de l’air autour de l’axe autoroutier A4/A35.

Cette étude démontrerait que plus de 70 000 personnes sont exposées à la non-conformité de l’air. Elles vivraient au-dessus d’un seuil supérieur à la norme européenne de 40ug/m3 applicable aux oxydes d’azote et aux poussières.
Dans son rapport, l’ASPA apporterait des recommandations afin de protéger la population comme par exemple la diminution de moitié du trafic automobile sur l’A4/A35.

Il s’agit de données essentielles pour la santé des habitants de notre Communauté Urbaine.

Aussi, je me permets de vous solliciter afin que cette étude soit transmise à l’ensemble des élus membres du conseil de CUS.

Il me parait également important de la rendre publique afin que l’ensemble des données existantes soient portées à la connaissance de tous nos concitoyens qui pourraient ainsi se faire une idée juste de l’intérêt de réaliser le Grand Contournement Ouest.

D’avance, je vous remercie pour votre réponse rapide et vous prie d’agréer, monsieur le président, l’expression de mes salutations respectueuses.

Anne Schumann

4
fév
06
2010

Motion en faveur du Grand Contournement Ouest de Strasbourg

 

schumann-blogTexte de présentation du projet de motion de madame Anne Schumann (Nouveau Centre)
« Pour le Grand Contournement Ouest ! »
Conseil de communauté du 8 février 2010

* A noter qu’Anne SCHUMANN n’a pas pu défendre sa motion, Jacques BIGOT lui ayant coupé le micro passant tout de suite au vote, sans le moindre débat et dans la confusion générale ! Nous publions, malgré tout, l’intégralité de son texte.

Mes chers collègues,

Nous avons précédemment évoqué le plan transport horizon 2025. Même si nous développons efficacement les transports en commun et il faudra notamment surtout le faire vers l’Ouest et le Kochersberg, cela ne permettra jamais une diminution drastique de la circulation automobile sur l’autoroute A4 – A35.

Nous le savons tous, cette circulation comprend une part de desserte locale mais également un part de transit nord-sud qui représente ¼ du trafic.

Ces 20 dernières années la situation n’a cessé de se dégrader faisant de cette voie, l’une des plus fréquentées de France après le périphérique parisien.

Aux heures d’arrivée et de sortie des bureaux, l’autoroute est quotidiennement saturée.

Ce trafic dense a naturellement des répercutions environnementales pour nos concitoyens qui vivent le long de ces voies.

D’après l’étude de l’ASPA que j’ai évoquée tout à l’heure, 70 000 personnes vivent dans un périmètre où la qualité de l’air est jugée non-conforme.
D’autres y travaillent et pire, on y dénombre aussi des jardins d’enfants ou des écoles comme par exemple l’école maternelle Scheppler à Strasbourg, l’école maternelle de la plaine à Illkirch ou même le collège Leclerc de Schiltigheim.

Il me semble aujourd’hui irresponsable de vouloir maintenir un tel trafic au cœur de notre agglomération. Il est de notre devoir de réparer cette erreur historique en adoptant une solution écologiquement responsable, qui permette une desserte ainsi qu’un transit efficace, qui ne pénalise pas le développement économique de la CUS et qui soit économiquement supportable pour les collectivités.

Cette solution, le Grand contournement Ouest puisqu’il faut le nommer, a été évoquée dans les années 70 mais comme pour d’autres dossiers, cela fut le cas pour le TGV ou la VLIO, les années passent et les projets n’avancent pas.

Aujourd’hui nous ne pouvons plus attendre davantage. Il nous faut trouver une solution pour réduire au moins par moitié le trafic sur cette voie.

Alors soit nous réalisons le GCO, qui mécontentera des citoyens du Kochersberg ce que je peux comprendre.
Soit nous ne faisons rien et ce sont plus de 70 000 habitants de la CUS qui continueront de subir ces nuisances. Ils seront d’ailleurs rejoints par les nouveaux résidents qui habiteront le long de cet axe puisque votre PLH prévoit de densifier en habitat.

Nous pouvons aussi faire preuve d’utopie en imaginant la construction très couteuse d’un tunnel qui traverserait la CUS mais très franchement, ce serait encore pire que tout.

Mes chers collègues, Adrien Zeller, dont tout le monde se revendique ces derniers temps, avait défendu avec force le projet du Grand Contournement Ouest car il avait bien compris qu’il s’agissait du moindre mal pour Strasbourg, pour la CUS et pour le reste de notre région.

Cette construction doit naturellement se faire de manière intelligente. Elle passe inévitablement par une requalification de l’autoroute en voie urbaine interdite, sur son trajet urbain, aux poids lourds en transit. La vitesse devra y être limitée à 70km/h avec mise en place d’une voie de circulation de transports en communs en site propre et pourquoi pas avec mise en place d’une piste cyclable sur une voie réservée ou bien une contre-allée ?

Elle passe aussi, et il faut le dire, par l’instauration d’un péage sur le GCO afin de réguler les flux avec l’autoroute Hambourg-Francfort-Bâle aujourd’hui payante pour les poids lourds.

C’est dans cet esprit que le gouvernement avait déclaré ce projet d’utilité publique au début de l’année 2009, en accélérant aussi les fonds alloués.
C’est avec stupéfaction que j’ai découvert que le 20 janvier dernier, le rapporteur public a recommandé aux juges du conseil d’Etat d’annuler cette déclaration d’utilité publique.

Résolument Républicaine, je fais confiance à notre justice pour trancher, dans l’intérêt de nos milliers de concitoyens, cet épineux dossier.

Quoiqu’il advienne, ce projet devra voir le jour ou alors ses opposants devront nous exposer leur remède miracle qui soulagera les 70 000 personnes concernés directement par la pollution générée par le trafic ainsi que par les nuisances sonores.

C’est dans cet esprit que je vous propose mes chers collègues, d’adopter la motion suivante que je suis naturellement prête à faire évoluer afin qu’elle convienne à la plus grand majorité d’entre-nous :

« Strasbourg est l’unique grande ville Française à être coupée en son cœur par une autoroute de 2 X 3 voies qui draine plus de 170 000 véhicules par jour. Aucune autre autoroute en France, en dehors du périphérique parisien, n’atteint un tel trafic.
Les habitants de Souffelweyersheim, Hœnheim, Bischheim, Schiltigheim, Illkirch, Oswald mais aussi ceux des quartiers de Hautepierre, de Cronenbourg, de la Gare, de l’Elsau, de Koenigshoffen et de la Meinau sont les premiers atteints par les nuisances provoquées par cette traversée. Pollution de l’air et bruits sont leur lot quotidien.
Cette circulation provient en partie des déplacements professionnels des Strasbourgeois et des habitants de la CUS. Pour 40 000 véhicules, il s’agit d’un transit entre le Nord et le Sud de l’Alsace qui ne s’arrête pas à Strasbourg ou dans sa Communauté Urbaine.
Il a été proposé à la fin des années 70 de créer une voie de contournement de Strasbourg afin de diminuer la pression exercée au cœur de notre agglomération. Ce projet a été continuellement freiné alors que le trafic n’a jamais cessé d’augmenter. Strasbourg et son agglomération sont ainsi passés d’un trafic dense à une réelle saturation à certaines heures de la journée.
Le 24 janvier 2009, le Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO) a enfin connu une avancée importante puisque le Ministre de l’écologie et du développement durable, a signé sa déclaration d’utilité publique dans le plus strict respect des mesures adoptées lors du Grenelle de l’Environnement.
Malheureusement le 20 janvier dernier, le rapporteur public a recommandé aux juges du conseil d’Etat d’annuler cette déclaration d’utilité publique.
Afin d’apaiser le trafic interurbain, d’opérer une liaison entre les quartiers coupés par l’autoroute mais surtout de soulager les milliers d’habitants de la communauté urbaine de Strasbourg qui n’ont que trop subi les conséquences nocives de cette anomalie qui date des années 1960, nous demandons à l’Etat de tout mettre en œuvre pour que ce projet puisse voire le jour dans les délais les plus brefs.
En complément, afin de réduire la présence de l’automobile en cœur de ville et d’augmenter la place réservée aux transports en commun mais aussi aux cyclistes ainsi qu’aux piétons, nous appelons à la nécessaire requalification de l’autoroute A35, sur son trajet urbain, en véritable boulevard Urbain.
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