jan
24
2012

Le Centre commercial de l’Esplanade mérite toute notre attention

 

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT

Titre : Situation du centre commercial de l’Esplanade

Conseil Municipal du 23 janvier 2012

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Depuis de nombreuses années, différentes solutions ont été envisagées pour redynamiser le centre commercial de l’Esplanade malheureusement sans grand succès.

La dernière en date, consisterait à la fois à densifier l’espace commercial du centre vers le secteur de la cour de Cambridge mais aussi à réaliser un projet d’habitat dans le secteur de l’actuelle cour d’Oxford de 50 000 m2 SHON.
Ce projet serait vraisemblablement porté par le groupe Bouygues.
Pouvez-vous nous faire un point d’avancement sur cette nouvelle initiative ? Y aura-t-il également du logement social de programmé ?

Nous souhaiterions également savoir où vous en êtes sur la question des différentes copropriétés qui sont historiquement à l’origine des blocages successifs des précédents projets de redynamisation.
Enfin un diagnostic de sécurité a-t-il été récemment réalisé pour le parking en particulier pour la partie située sous l’ancien ATAC ? Pouvez-vous nous indiquer si des travaux de mise aux normes sont programmés ?
En dehors de ce projet immobilier, avez-vous travaillé sur d’autres pistes pour redynamiser ce centre commercial qui joue essentiellement un rôle de commerce de proximité ?

D‘avance, je vous remercie pour les réponses détaillées que vous ne manquerez pas de nous apporter.

0
jan
24
2012

Le Centre commercial de l’Esplanade mérite toute notre attention (Second tour de parole)

 

 

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Point 33 : Situation du centre commercial de l’Esplanade (second tour de parole)
Conseil Municipal du 23 Janvier 2012

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,

Je vous remercie pour votre réponse.

Le Centre commercial de l’Esplanade mérite en effet toute notre attention.
La ville fait d’ailleurs parti des copropriétaires. A ce titre, elle est d’ailleurs invitée aux réunions du conseil syndical.
Je sais qu’il doit se réunir ce mercredi. Pour montrer l’intérêt que porte notre collectivité à ce centre, ce serait d’ailleurs bien que ce soit l’ajointe de quartier en personne qui représente la ville. Peut-être cela est-il déjà prévu ?
Quoiqu’il en soit, lors de cette assemblée générale, il est de nouveau prévu d’entériner le financement d’une énième étude sur l’avenir du site pour 51 000 euros, d’après ce que je crois savoir.

Des études, il y en a eu beaucoup sans que pour autant elles aboutissent à quelque chose de concret.
Pendant ce temps, la situation ne cesse de se dégrader que ce soit dans les infrastructures, l’offre commerciale ou la fréquentation.
Le meilleur exemple de cette désertification progressive du centre est à chercher du coté de la ville puisque la mairie de quartier était ouverte 6 jours par semaine pour 43 heures 30 de présence en 2008 et qu’aujourd’hui elle n’est plus ouverte que 2 jours par semaine pour 7h30 de présence.
Cela démontre bien qu’il y existe un véritable problème autour de ce centre commercial.
Il est de notre devoir d’élus de nous y intéresser d’autant que ce lieu concentre la grande majorité de l’offre commerciale de proximité du quartier.

Je sais bien qu’il y a des blocages, que les copropriétaires n’arrivent pas toujours à se mettre d’accord. Peut-être faut-il passer par une DUP pour enfin réussir à faire en sorte qu’une étude aboutisse à quelque chose de concret sans pour autant dénaturer l’esprit du centre commercial et du quartier.

Sur le devenir du parking. Depuis la réduction significative de l’offre de stationnement sur le campus et depuis le développement du stationnement payant à la Krutenau, les reports se sont fait vers le quartier de l’esplanade et surtout dans le parking du centre.
D’après ce que j’ai cru comprendre, pour remédier à ces reports vous prévoyez d’étendre le stationnement payant à l’Esplanade ce qui aura pour conséquence de saturer définitivement le parking qui est gratuit.
Existe-il des pistes de réflexion sur les solutions à apporter comme par exemple la fermeture du parking qui demeurerait gratuit pour les clients du centre et ceux qui y travaillent. Il a aussi été évoqué la possibilité de le transformer en p+R.
Là encore, il est grand temps de passer des pistes de travail, des réflexions à des actes concrets.
Je vous remercie.

0
jan
24
2012

Devenir du site « Quebecor »

 

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT

Titre : Devenir du site « Quebecor »

Conseil Municipal du 23 janvier 2012

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Monsieur le Maire,
Chers collègues,

En décembre 2010, nous avons été amenés à nous prononcer sur la modification N°33 du POS afin, notamment de permettre l’urbanisation du site de l’ancienne imprimerie Quebecor.

Je souhaiterais, plus de 12 mois après ce vote, que vous nous fassiez un point d’avancement de votre projet immobilier. Comment seront implantées les futures constructions ? Seront-elles situées sur la partie haute du terrain au le long du canal ?
De quels types de construction s’agira-t-il ?

Face à la création de 225 logements sur ce site, sans compter les 250 de la rue Chartreuse ainsi que les autres programmations dans différents secteurs de Koenigshoffen, nous vous avions demandé de réaliser une étude globale des prévisions de circulation sur le quartier. Une telle étude a-t-elle enfin été réalisée et si oui, pouvez-vous nous en communiquer les résultats ?

S’agissant des besoins de stationnement, que ne manquera pas de générer ce programme, pouvez-vous nous indiquer les solutions que vous avez retenues ? Est-il exact que vous opteriez pour la construction d’un silo à voitures ?

Enfin, pouvez-vous nous faire un point sur la question de dépollution des sols et de la nappe ?

Pour conclure, pouvez-vous nous communiquer un échéancier prévisionnel de réalisation de ce projet. D’après mes informations, le permis de construire devrait être délivré dans les semaines à venir. Pouvez-vous nous confirmer cette intention ?

D‘avance, je vous remercie pour les réponses détaillées que vous ne manquerez pas de nous apporter.

0
jan
24
2012

Cimetière Saint Gall de Koenigshoffen « Tout doit être mis en œuvre pour identifier, interpeller et livrer à la justice les auteurs de ces actes odieux »

 

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Point 31 : Interpellation de Monsieur Jean-Charles QUINTILIANI : interrogations sur l’exercice de sa mission de garant de la sécurité par le Maire de Strasbourg.
Conseil Municipal du 23 Janvier 2012

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Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Le respect des cimetières, le respect des tombes, est essentiel.
Les cimetières sont des lieux sacrés qui doivent être protégés par la société dans son ensemble. S’attaquer à des tombes constitue un acte lâche et ignoble qui touche au plus profond d’eux-mêmes, les familles qui en sont victimes.

Ces dernier temps, le cimetière Saint Gall de Koenigshoffen a été le théâtre de nombreux actes malveillants. Plusieurs plaintes ont été déposées au commissariat, plus de 150 tombes ont été touchées par des vols d’objets funéraires.

Cette situation est inadmissible. Je vous ai d’ailleurs adressé un courrier à ce sujet le 10 janvier dernier. Je ne souhaitais pas évoquer ce dossier sur la place publique car je pense qu’il mérite mieux que des débats politiciens.

Je considère que par delà nos clivages, sur des questions aussi sensibles, nous nous devons d’apporter des réponses concrètes à des actes odieux, en dehors de toutes querelles de chapelle.

Tout doit être mis en œuvre pour identifier, interpeller et livrer à la justice les auteurs de ces actes odieux.
Tout doit aussi être mis en œuvre pour empêcher qu’à l’avenir de tels faits ne se reproduisent.
Dans cet esprit, peut-être pourrions-nous créer un groupe de travail et pourquoi pas une mission d’information sur le sujet, qui pourrait réfléchir sur les solutions concrètes à apporter.

0
jan
24
2012

Robert Grossmann « Anticor passe les plats au front national »

 

Intervention de Robert Grossmann

Point 1 : Vote du Conseil en application de l’article L 2122-18 du CGCT relatif aux fonctions d’adjoint.

Conseil Municipal du 23 Janvier 2012

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L’affaire anticor ne nous regarde pas quant aux décisions à prendre et aux votes à émettre.

C’est une affaire entre socialistes et consorts !

Cependant elle nous concerne fortement en notre qualité d’élus républicains et aussi pour avoir été, nous même, mis en cause par quelques déclarations de ci de là.

J’y viendrais dans un instant.

Comme dans chaque assemblée démocratique, notre devoir consiste à représenter les électeurs qui nous ont accordé leur confiance et à contrôler le pouvoir exécutif que vous formez, monsieur le maire, vous et votre équipe municipale.

Mon expérience et ma culture politique me permettent de rappeler une idée simple, si simple qu’elle en est une Lapalissade : une équipe, c’est une équipe ! Quelle qu’elle soit, lorsqu’elle dispute un match ou, à fortiori, lorsqu’elle exerce le pouvoir, elle doit être unie.

C’est vrai ici et maintenant, c’était vrai ici et hier. Je ne développe pas, ce serait prendre mes interlocuteurs pour des inaptes politiques, ce qui n’est le cas d’aucun ici.

Avec Fabienne Keller nous avons hélas connu le jeu perfide des ego, la désolidarisation et les velléités de dissidences de quelques membres de l’équipe que nous avions fait élire.

Nous avions pris nos responsabilités et nous avons dès lors pu observer le déchainement des malveillances, y compris les vôtres à l’époque. Je pourrais être cruel et vous accablez en vous rendant la monnaie de votre pièce. Je ne le ferai pas. Que vous preniez aujourd’hui vos responsabilités nous semble logique et nous n’allons pas vous railler.

Je rappelle d’ailleurs que, vous aussi, vous avez déjà un groupe de dissidents conduit par M. El Hamdani et sa discrétion ne doit pas faire oublier qu’il a manifesté une réelle défiance à votre égard.

En cela votre gouvernance, par ses effets, n’est guère différente de la nôtre malgré les recherches comportementales et stylistiques originales.

Si, par conséquent, il n’y a guère de différence entre vous et nous au plan du management d’une équipe, le cas que vous nous soumettez aujourd’hui met en lumière une différence abyssale quant aux causes des dissensions.

Deux de vos adjointes, en charge des postes les plus sensibles d’une municipalité, ont donc pris leurs distances avec vous.

Les nôtres, si j’ose dire…étaient motivées par des rivalités de personnes, les vôtres mettent en avant des raisons graves n’hésitant pas à convoquer l’éthique et la morale

Caroline Czcorza, jeune et brillante avocate, qui était responsable de la sécurité juridique de vos affaires, vous a remis sa démission. Or pour refuser d’assurer « la sécurité juridique » il doit y avoir de sérieuses raisons et cela nous a troublé.

Voilà que quelques mois plus tard votre adjointe chargée des marchés publics s’écarte de vous d’une manière étrange en évoquant des raisons d’une extrême gravité.

Elle crée une antenne locale de cette association de lutte contre la corruption qui s’est illustrée à Paris en faisant condamner son ancien maire.

Il est donc évident et clair comme de l’eau de source que lorsqu’il y a mise en œuvre d’une lutte contre la corruption c’est qu’il y a corruption.

De surcroit votre adjointe anti corruption a cru nécessaire de proclamer que chaque fois qu’un dossier municipal ne lui semblait pas clair elle s’abstiendrait…et elle s’est abstenu à deux reprises au moins, chaque fois dans des affaires confinant aux marchés publics. Selon elle ces affaires n’étaient donc pas claires.

Il est aujourd’hui de notre devoir de poser officiellement et publiquement la question :

Où se situe la corruption que dénoncent vos adjoints anti corruption ?

De quelle corruption s’agit-il ?

Nous demandons avec force et insistance à vos membres anti corruption de nous révéler ici la nature de ces affaires.

Garder le silence ne peut que jeter la plus vive suspicion sur l’ensemble de l’exécutif socialiste – vert !

Pour tous les Strasbourgeois il faut une réponse !

Dans cette affaire je voudrais aussi évoquer la méthode, bien rodée dans des partis groupusculaires, sectaires et à la limite factieux, concernant la dénonciation, la calomnie le lancement de la rumeur.

Car, avant même qu’elle ne s’exprime, cet anticor est, par son existence même, une entreprise de dénonciation publique et de délation, donc de mise en cause. Elle l’incarne aujourd’hui de la pire des manières, celle de l’allusion, de l’insinuation, de la rumeur.

Voilà donc une petite secte qui s’est emparée de la pureté, de l’éthique, de la propreté, de la virginité, de la clarté, de la quasi sainteté en politique.

Son existence signifie « hors d’anticor point d’éthique» et par conséquent « hors d’anti cor, tous pourri » .

Or il y a dans ce pays des institutions qui au sein de notre république sont en charge, officiellement de ce contrôle. La justice joue son rôle, on le voit tous les jours au plan national concernant les implications d’hommes politiques. Il y a le tribunal administratif la chambre des comptes le procureur de la république…

Mais nos exorciseurs autoproclamés, nos inquisiteurs, en faisant main basse sur l’éthique en politique, veulent s’en emparer de manière exclusive pour en faire leur fond de commerce.

Ceci est tout simplement une supercherie. En ce sens je rejoins les républicains de quelque bord qu’ils soient qui dénoncent ce hold up.

Jeter ainsi le trouble et le doute sur l’ensemble de la classe politique, à l’exclusion d’eux mêmes, est ignoble.

Je sais que certains ne sont à anticor que par goût obsessionnel des sunlights et des caméras. « Comment puis je faire parler de moi. Comment puis je être sur la photo… » est leur moteur. Sur ce plan anticor est une aubaine médiatique.

Mais si par extraordinaire, en leur accordant le bénéfice du doute, ils étaient totalement inconscients, hyper naïfs et politiquement analphabètes (ce qui poserait d’autres questions) je veux rappeler ce que chaque citoyen attentif à ces affaires a parfaitement compris : anticor sert les plats et nourrit le Front National.

Voilà des raisons suffisantes pour que, ayant exercé des responsabilités, n’évoluant pas dans les sphères socialistes dans lesquelles cette affaire s’est développée, je soie conduit en toute conscience à condamner cette association.

De manière collatérale des groupuscules proches de ces nettoyeurs ont cru devoir exposer publiquement que « ceux qui condamnaient anticor auraient quelque chose à se reprocher »

On notera l’insinuation et la rumeur.

Tout cela signifie en clair que pour avoir un brevet de bonne conduite et un sauf conduit pour l’exercice de nos mandats nous devrions baiser les sandales des autoproclamés, passer sous leurs fourches caudines et, pourquoi pas, nous présenter tous les mois dans leurs confessionnaux inquisitoriaux.

Enfin je veux dénoncer l’hystérie qui accompagne cette petite affaire. Certains n’ont pas hésité à parler de lynchage. Connaissent-ils le sens des mots ? Savent-t-ils ce qu’est un lynchage ?

On a aussi parlé d’une atteinte à la liberté d’association. Voyons…Personne n’empêche quiconque d’adhérer à une association. Mais, être adjoint du maire et porter les délégations du maire c’est tout à fait autre chose et en être démis n’a rien à voir avec la liberté d’association.

Le pompon revient à ce que j’ai lu dans une lettre qui m’a été adressée ainsi qu’à 39 autres personnalités où l’auteur mettait en perspective cette misérable petite affaire avec, – écoutes bien- je cite, « Strasbourg qui a massacré tous « ses » juifs le 14 février 1349. »

Monsieur le maire tout en n’étant pas de votre bord, tout en jouant mon rôle d’opposant, je ne peux que vous donner raison de vouloir une équipe unie et soudée.

1
jan
23
2012

Jean-Emmanuel Robert à Roland Ries : « Depuis le début de votre mandat, les occasions de nous interroger sur des questions d’éthique et de morale n’ont pas manqué. »

 

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT

Point 1 : Vote du Conseil en application de l’article L 2122-18 du CGCT relatif aux fonctions d’adjoint.

Conseil Municipal du 23 Janvier 2012

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Mes Chers collègues,

Nous sommes amenés aujourd’hui à débattre du retrait de délégations de votre future ex-Adjointe en charge des marchés publics.

Les causes sont multiples : officiellement son manque de solidarité avec votre majorité et sur ce point, cela ne nous regarde pas ; moins avouées ses récentes abstentions en conseil ; et totalement niées, son engagement au sein d’une association qui entend lutter contre la corruption et en faveur de la moralisation de la vie publique. Ce dernier point ne peut pas laisser indifférent l’ensemble des élus qui siègent sur les bancs de notre assemblée. Car en effet, il ne s’agit pas uniquement d’une simple affaire interne, d’un problème de compatibilité d’humeur, de méthode, de rivalités personnelles ou d’égos. Il s’agit aussi et surtout de la conception de la mission des élus et des questions de morale et d’éthique en politique. Je ne vous cache pas qu’en la matière, j’ai des convictions profondes que je souhaite, une fois n’est pas coutume développer dans notre enceinte.

Je dois d’abord vous avouer Monsieur le Maire que j’ai été plutôt surpris de votre décision. Vos jurisprudences successives, votre attitude, votre gouvernance, depuis votre accession aux responsabilités, aboutissaient toujours, en cas de dérapage, tantôt à un rappel à l’ordre, souvent à un simple recadrage, bien qu’il m’est arrivé de remarquer parfois, avec ma collègue Anne Schumann, votre susceptibilité et votre manque de self-control à l’évocation de certains dossiers.

Depuis le début de votre mandat, les occasions de nous interroger sur des questions d’éthique et de morale n’ont pas manqué. J’ai été à plusieurs reprises interpellé pour ne pas dire choqué par certaines déclarations, certaines décisions ou non décisions et par plusieurs actes que je souhaite développer dans un premier temps.

Cela a commencé dès septembre 2008 par l’apparition du logo de la Ville et de la CUS dans le journal officiel du Parti Socialiste intitulé « l’Hebdo des socialistes ». Il s’agissait alors d’une annonce de recrutement d’un chargé de mission pour la fédération PS Bas-rhinoise.
Nous vous avions alors interrogé sur l’origine du financement de cette annonce et le mode de transmission du logo en question.
4 ans après nos légitimes interrogations, nous n’avons eu pour unique réponse de votre part que la copie d’un courrier d’excuses émanant du directeur de la publication mais rien sur le fond.
Le mandat commençait bien !

Nous avons ensuite enchainé avec une étude intitulée « Comment donner un nouveau souffle au marché de Noël de Strasbourg ? Comment mieux l’articuler avec les autres événements festifs de la région ? » commandée à la société Athéo en 2008 puis payée par la collectivité un peu plus de 28 000 euros. Cette histoire n’est sortie qu’en décembre 2009, via le célèbre Canard Enchainé.
Nous avions alors découvert avec effarement qu’un ancien premier ministre de la France, Michel Rocard, était intervenu en personne pour s’assurer que cette étude soit belle et bien rémunérée, le patron de l’agence en question étant l’un de ses très proches amis.
Après les révélations de la presse, après les interventions des élus, pour calmer tout le monde, vous aviez alors décidé avec Robert Herrmann du remboursement de 70 % de la prestation. 4 ans après les faits, je pense toujours que les 8 600 euros versés pour un rapport de 15 pages totalement vide était très cher payé, notamment lorsque l’on voit la galère dans laquelle se trouve un certain nombre de nos concitoyens.

En mars 2009, à la stupéfaction générale nous apprenions que l’un de vos adjoints avait été placé en garde à vue après avoir mis le feu à une poubelle ainsi qu’à une bâche d’un échafaudage au centre ville. Il avait été repéré grâce à la vidéo surveillance.
Vous l’aviez alors suspendu puis réintégré malgré sa condamnation par la justice.
Je ne reviendrais pas sur les explications alambiquées pour justifier cet acte et qui ont fait des ravages dans la population, comme celle de la pilule désinhibante et surtout la mise en cause choquante par le député de la première circonscription de l’utilité de la vidéosurveillance à Strasbourg sans parler des ses insinuations à travers des questions tendancieuses du genre « qui a géré ce dossier en particulier ? Comment se passe la transmission des images et des informations entre le centre de supervision à la CUS, la police nationale et le parquet ? »
Je ne vous cache pas qu’à l’époque, avec Anne Schumann nous avons subit un certain nombre de pressions extérieures pour ne pas trop poser de questions sur cette affaire, sans grand succès d’ailleurs…

Avril 2009, dans le cadre du débat municipal, votre premier adjoint avec la délicatesse qui le caractérise, traite Robert Grossmann de « voyou ». Vous laissez faire. Vous ne vous démarquez pas de ses propos et vous ne les condamnez pas. Nous avons connu mieux comme arbitrage.

Juin 2009. Le frère de l’un de nos collègues, conseiller municipal de la majorité, agresse le proviseur d’un lycée suite à l’exclusion temporaire de son fils. On apprend que notre collègue avait tenté avant l’agression d’user sa qualité d’élu pour protéger ce proche, d’une éventuelle sanction disciplinaire. Pire encore, ce conseiller municipal est allé jusqu’à chercher des excuses à l’agresseur. Certes, vous avez condamné son comportement et vous l’avez obligé à écrire un courrier d’excuses au proviseur mais sans le sanctionner concrètement…

Décembre 2009, votre adjoint en charge du tourisme traite des forains du marché de Noël refusant de travailler le 25 décembre de « voyous ». Là encore, il n’y aura aucune sanction. Seule Chantal Augé exprimera alors publiquement son désaccord.

Avril 2010. Il s’agit cette fois d’entériner la cession de la SIG. A la remise délibérations, nous constatons que les scorings remis aux élus de la ville de Strasbourg ne sont pas les mêmes que ceux transmis aux élus de la ville d’Illkirch. Les uns plaçaient la qualité du dossier du candidat malheureux devant le projet que vous aviez retenu alors que les autres affichaient l’exact contraire.
Malgré des explications abracadabrantesques pour justifier votre choix, vous avez finalement fait machine arrière en renonçant à privatiser la SIG.

Juin 2010, à la surprise générale le tram sur pneu arrive en gare de Bamako avant qu’il n’appelle, plus tard, à desservir Koenigshoffen. Les interrogations que ce projet suscite ainsi que les liens qui l’entourent arrivent eux-aussi sur la place publique. On découvre dans les DNA que vos adjointes Chantal Augé, chargée de la commande publique, et Caroline Ctorza, alors chargée de la prévention des risques juridiques (mais qui depuis a rendu ses délégations), vous avaient mis en garde contre un éventuel je les cite « délit de favoritisme » dans cette affaire.

Lorsque ma collègue Anne Schumann a eu le malheur de relayer ce dossier en conseil municipal mais aussi lorsque Jean-Charles Quintillianni a posé de légitimes questions sur le financement de voyages au Mali, vous être rentré dans une colère noire et irrationnelle allant jusqu’à parler de colonialisme. Je n’oublie pas que quelques portes-flingues avaient également manié la menace comme jamais allant jusqu’à invoquer des suites judicaires. Ce n’était bien évidemment que de l’esbroufe sensée nous intimider.

Septembre 2010, cette fois ce sont des questions de changement de logo de la ville et de la CUS qui se posent tant sur le fond que sur la forme, puisque c’est l’agence en charge de votre campagne électorale municipale qui rafle le marché. Une nouvelle fois, il n’y a aucun problème. Circulez, il n’y à rien à voir, comprend-on.

Octobre 2010, vous retirez une partie de ses délégations à Chantal Augé qui apprend la nouvelle dans la presse. Là encore, nous avons droit à des explications alambiquées. Vous déclarez dans un premier temps que cette décision aurait été prise pour éviter un conflit d’intérêt tout en précisant ensuite dans la presse qu’elle était zélée et qu’elle en faisait parfois un peu trop d’où vôtre décision de confier cette délégation aux services… Là encore, tout va très bien !

Décembre 2010, nous découvrons cette fois qu’un contrat d’exclusivité entre le Racing et le groupe Hammerson a été passé pour la réalisation de l’eurostadium sur un terrain municipal et communautaire. Cette exclusivité a été monnayée 1.5M€ par les dirigeants du Racing sur le dos de la collectivité qui était liée par cette exclusivité sans pour autant en tirer la moindre ressource. Là encore, votre opposition attend toujours des explications précises.

Le même mois, votre adjoint en charge du quartier de Koenigshoffen s’abstient en conseil municipal, sur la délibération relative à la modification N°33 du POS après l’avoir sévèrement critiquée. Il marque publiquement ses craintes et son désaccord, justifiés au demeurant, sur le projet d’urbaniser la friche quebecor. S’en suit ensuite des escarmouches par presse interposée. Vous lui renouvelez malgré tout votre confiance pour la seconde fois.

Mai 2011, ce même adjoint qualifie sur son compte facebook, ouvert au public, des agents de notre collectivité « d’idiots », pas moins que cela… C’est Robert Herrmann qui prendra leur défense sans que pour autant vous le rappeliez publiquement à l’ordre.

Juin 2011. Les Dernières Nouvelles d’Alsace révèlent que la compagne d’un adjoint a été recrutée dans un premier temps pour assurer le secrétariat de l’adjoint de Koenigshoffen avant d’être mutée à la direction de la construction. Là encore, vous avez de très bonnes explications pour justifier ce recrutement, sans doute est-ce là un signe fort de votre politique de lutte contre le chômage, et tout est naturellement normal bien que cela suscite l’émoi jusque dans les rangs des militants du parti socialiste. Décidément, tout va très bien, tout va très bien.

Septembre 2011, je vous interpelle sur la question du bon fonctionnement des marchés publics, sur une mise en valeur d’une agence de com’ et ses liens passés avec un membre de votre cabinet.
En plein conseil, votre adjoint en charge des finances souhaite me voir en-aparté. Je n’ai pas été déçu du voyage puisque ce dernier m’a clairement invité à y aller piano piano sur ces questions de marchés en me précisant qu’il pourrait y avoir des dossiers gênants.
Cette tentative d’intimidation ne m’empêcha pas de poser ma question sur les marchés et de réagir à sa réponse puisque c’est lui qui avait été désigné pour répondre en lieu et place de l’adjointe chargée de cette compétence, je vous le donne en mille, Madame Chantal AUGE. Ce n’est que plus tard que j’ai appris qu’elle n’était même pas informée de mon interpellation. J’ai aussi appris depuis que les chiffres communiqués à notre assemblée par votre adjoint étaient inexacts voire fantaisistes. Je ne reviens pas sur votre réaction une nouvelle fois inadaptée à mon encontre, elle fut brutale, comme cela avait été le cas pour Anne Schumann ou Jean-Charles Quintiliani au sujet de Bamako.

Décembre 2011 sera marqué par le dossier de l’Odyssée. Là, on retrouve la logique qui a entouré la vente de la SIG. Mêmes ressort, mêmes scorings, mêmes méthodes, mais « presque » mieux ficelés.
J’ai depuis parcouru attentivement le rapport diagnostique sur la gestion de l’Odyssée qui nous est parvenu après le vote et il est accablant. A nouveau, votre adjointe en charge des marchés s’abstient et je dois vous avouer qu’à la lecture des pièces dont je dispose, je comprends pourquoi.

Décembre 2011, le dossier du tram sur pneu revient sur le devant de la scène. En gros, comme l’avait souligné Chantal Augé en conseil de communauté de juillet nous nous écartons des principes définis dans le schéma des transports et je la cite « opter pour le tram sur pneu, c’est s’adresser à un constructeur unique ». En résumé, on établit un cahier des charges que seule une entreprise est capable de remplir. Là encore elle s’abstiendra puis une seconde fois en décembre avec nos collègues EELV.

Force est de reconnaitre que cela fait beaucoup de questions qui sont apparues depuis le début de votre mandat et qui à plusieurs reprises ont heurté mes principes.
En effet, mes chers collègues, nul besoin de faire partie d’une association pour avoir une vision noble de la politique, pour avoir des principes moraux, pour souhaiter une modernisation et une transparence totale de la vie publique. Naturellement chacun à le droit l’erreur, naturellement tout le monde peut se tromper, naturellement on n’attend pas d’une municipalité, d’une majorité, d’un élu et à fortiori d’un maire qu’il soit infaillible !
J’ai lu avec attention la charte de la fameuse association qui fait débat et je partage un certain nombre des ses ambitions. Comment ne pas souhaiter la réhabilitation de la démocratie représentative, la promotion de l’éthique en politique ou la lutte contre la corruption, sans parler de la résistance au lobbying ?

Depuis que je suis dans l’opposition, j’ai découvert des comportements et des méthodes d’un autre temps que je croyais révolus.
A plusieurs reprises, des pressions ont été exercées pour modifier des votes et des positions.
Cela fut notamment le cas pour les Haras parce que nous défendions la réalisation du biocluster au sein même des HUS et pas dans ce lieu historique. Ce fut aussi le cas pour le dossier de la réhabilitation du printemps où là, il n’était pas permis de ne pas aimer le projet ou de défendre le patrimoine.
Cela est également le cas pour le tram sur pneus où les élus qui osent émettre des doutes sur ce mode de transport mais aussi sur la procédure employée sont immédiatement accusés de jouer contre une entreprise locale et contre l’emploi que ce soit par une syndicat patronal, à travers un courrier ou par les élus de votre majorité ainsi que le président de la CUS.

Quand j’apprends que mon nom ainsi que celui d’Anne Schumann ont été cités jusque dans les tribunes présidentielles du Racing pour évoquer notre position sur la question du tram sur pneus dans des propos peu amènes, qu’on nous demande par personne interposée de mettre de l’eau dans notre vin sur ce dossier, je me pose vraiment des questions sur le bon fonctionnement de notre démocratie.
Enfin, je ne reviens pas sur les menaces voilées, évoquées tout à l’heure, de votre adjoint aux finances certainement inspirées de ses déplacements dans les bouches du Rhône ou en Midi Pyrénées.

Les temps ont pourtant changé. Les pressions de certains notables ou élus ne sont plus supportables et encore moins acceptables. Le mode d’information a lui aussi évolué. Qu’ils se le disent, internet et les réseaux sociaux améliorent considérablement le mode d’information de nos concitoyens et ces comportements d’un autre temps ne peuvent plus êtres tus et encore moins tolérés.

Sur le fond de cette délibération,
Au regard de mon développement, je note qu’il existe deux poids deux mesures au sein de votre équipe.
Mettre le feu, justifier l’agression d’un proviseur, insulter des concitoyens constituent donc à vos yeux des actes moins graves que des abstentions en conseil.
Il y a aussi abstention et abstention. Pour certains, c’est toléré et pour d’autres cela ne l’est pas.
Enfin, défendre une certaine éthique semble vous gêner. Ma longue énumération de faits et d’actes concrets semble expliquer pourquoi.

Pour autant, je n’accepte pas qu’une association très politique et très orientées s’érige en défenseur exclusif d’une certaine morale. Ceux qui en sont seraient tous blancs et les autres vivraient dans le soupçon.
Je ne pense pas davantage qu’il faille tomber dans une sorte de puritanisme, un peu à la Robespierre, où l’on traquerait le mal partout y compris là où il n’existe pas.
Je pense aussi qu’on peut faire évoluer les comportements, y compris ceux de l’administration, sans la suspecter continuellement, sans la brutaliser et sans la mépriser.

S‘agissant du vote, je pense que c’est un problème propre à votre majorité qui fait d’ailleurs suite à la démission de deux de vos conseillers municipaux, à la dissidence de deux autres et au renoncement de ses délégations par l’une de vos adjointes.
Pour autant, il m’est impossible de ne pas penser que ce n’est pas en coupant des têtes, des bras ou des jambes, qu’on gère une équipe et sa diversité. Je ne mésestime pas monsieur le Maire l’ampleur de la tâche, vos difficultés face l’absence de solidarité, à « l’individualisme » qui touche notre société et qui gagne du terrain y compris parmi la classe politique. Je pense aussi que lorsque l’on ne partage plus la méthode ni le fond d’une majorité on démissionne, on reprend sa liberté pour exprimer clairement son désaccord.

0
déc
15
2011

Roland Ries et Jacques Bigot augmentent les impôts locaux !

 

Conseil de communauté du 14 décembre 2011
Intervention d’Anne Schumann (Nouveau Centre)
Point N°1 : budget primitif

 

Monsieur le Président,
Chers Collègues,

Permettez-moi d’abord de regretter une nouvelle fois le fait que nos conseils ne soient pas retransmis en direct et en vidéo. De nombreux citoyens, mais aussi des associations, s’étonnent régulièrement de ce manque de transparence pour une assemblée qui gère un budget de plus d’un milliard d’euros et près de 8 000 agents….

Nous voici donc amenés à débattre du 4ème budget primitif de votre mandat qui fait suite au débat d’orientations budgétaire de novembre.
Lors de ce débat, nous vous avions indiqué les quatre piliers essentiels à nos yeux pour une bonne gestion :
-         La maitrise des dépenses de fonctionnement
-         Un niveau d’investissement responsable
-         Une maitrise stricte de la dette
-         La stabilité fiscale

S’agissant de la maitrise des dépenses de fonctionnement,  vous êtes loin du compte. Lors des 3 premières années de votre mandat, d’après les comptes administratifs,  elles ont progressé de plus de 60M€ soit plus de 10 %. Alors que nous avons connu une hausse moyenne de plus de 3.3 % par année vous tablez pour 2012 sur une progression de 1.65%. Difficile à croire. La comparaison entre BP est encore plus inquiétante puisque nous sommes passés d’un prévisionnel de 658M€ à 759 M€ pour 2012 soit une hausse de près de 100M€… soit un stade de la Meinau rénové…

En rentrant dans le détail de ces dépenses, nous constatons que les charges générales ont progressé de 11.25% lors des 3 premières années de votre mandat (+ 7.5M€). Pour 2012, vous prévoyez une hausse de 2.22 %. Pour y parvenir, les efforts à mener vont devoir être importants.
Pour les dépenses de personnel qui ont progressé de près de 10 % en 3 ans (+27 M€), toujours d’après les comptes administratifs qui sont incontestables en la matière, vous tablez pour 2012 sur une hausse de 1.15% (+3.6M€). Là encore, l’effort à mener s’annonce lourd à moins qu’il ne s’agisse que d’un effet d’annonce.
Cette absence de maitrise est parfaitement symbolisé par la hausse des dépenses de personnels pour votre cabinet. D’après le compte administratif, pour les trois premières années de votre mandat, elles sont passées de 258 000 euros à 345 000 (+33.7%). Pour 2012, j’ai du m’accrocher en regardant de près vos prévisions car vous inscrivez 457 000 euros là où vous en aviez prévu 331 000 au BP  2011 soit une hausse de 38% sur une seule année. Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! D’ailleurs, Alain Fontanel dans d’autres assemblées semble lui aussi sensible à cette question…
Je note au passage la forte diminution du nombre d’apprentis au sein de notre collectivité depuis votre accession aux responsabilités. Ils sont passés de 180 à 140. Idem pour les Contrats d’accompagnement dans l’emploi qui sont passés de 106 à 6… Nous dépensons donc plus sans pour autant jouer notre pleinement rôle de formation et d’aide, notamment aux plus jeunes !
Il est donc clair, Monsieur le Président que nous sommes loin des volontés affichées en présentation du budget primitif lorsqu’on étudie les comptes administratifs…
Aussi, je vous invite à enfin passer des incantations, aux actes concrets en 2012 !!                                                                                       

S’agissant des investissements opérationnels vous les annoncez à la hausse de 3M€ en 2012 par rapport à 2011 soit 261.7M€. Je ne rentre pas dans le détail car mon petit doigt me dit que nous allons avoir droit tout à l’heure à un certain nombre d’interventions « spontanées » faisant un inventaire à la Prévertde ces investissements.
Il s’agit naturellement d’autorisations de programmes que les DM et le BS reporteront dans le temps, comme les années précédentes. Pour mémoire, lors des BP précédents, vous avez systématiquement affiché des investissements soutenus qui ont toujours été démentis par les comptes administratifs. Pour 2010, alors que vous aviez prévu 199,7M€ d’investissements au BP, le taux de réalisation de 70,4% fut le plus faible depuis 1997 avec 141,83M€ d’investissements opérationnels réalisés!!!

Pour autant, monsieur le Président, face à la période trouble que nous traversons actuellement nous ne vous demandons pas d’atteindre les niveaux d’investissement importants du précédent mandat. Ce serait irresponsable de notre part d’autant qu’il n’existe aucune solution miracle pour les financer, en dehors du recours à l’emprunt, pas même les PPP. A ce sujet, un article du Figaro en date de ce mardi, relatif au plan campus, est ahurissant. Il nous révèle que leurs  « coûts sont très chers », ce que nous savions déjà mais surtout et je cite  Mme Anne Fraïsse, vice-présidente de la Conférencedes présidents d’université « contrairement à ce qu’on nous avait dit, ils ne sont pas plus rapides, mais plus longs » Idem avec les PPP publics qui sont complexes à monter sur le plan juridique.  Voilà qui a le mérite d’être clair.
Nous estimons qu’il faut investir intelligemment en priorisant des projets, dans le sens de l’intérêt général, en évitant les démarches somptuaires, couteuses et symboliques comme par exemple le projet de tram vers Kehl. Voilà un projet que les études TTK annonce comme fort onéreux, tant sur le plan de l’investissement que du fonctionnement et très peu fréquenté.
Idem avec le Tram sur Pneus où, on l’a bien compris à la lecture des médias cette semaine, il s’agit davantage de soutenir une entreprise qui a fait des mauvais choix industriels que de doter les habitants dela CUSd’un mode de transport efficace, performant et sécurisé. Dire qu’au même moment, la ville de Caen qui exploite déjà un tram sur pneus vient d’annoncer qu’elle l’abandonnait au profit d’un tram fer… Même des membres de votre majorité éprouvent des doutes sur ce projet dont ils risquent pourtant d’approuver les crédits s’ils votent ce budget. L’adjointe en charge des marchés de Strasbourg est allée jusqu’à s’abstenir lors du dernier conseil du CUS. Elle ne nous a pas expliqué pourquoi mais d’après ce que j’ai cru lire dans la presse,  elle s’abstient lorsqu’elle a un doute sur une procédure.

Sachez, pour votre information monsieur le président, que nous comptons saisir monsieur le Préfet sur la base des déclarations de notre collègue, pour qu’il exerce un contrôle de légalité tant de la délibération (adoptée sans le quorum) que sur les procédures. Nous en ferons de même pour l’Odyssée, qui n’est certes pas de la compétence de notre assemblée.

Pour en revenir à ces investissements, monsieur le Président, vous comptez les financer par de l’endettement. Après avoir réalisé 65M€ d’emprunts nouveaux en 2011, vous prévoyez d’en faire 104.4M€ en 2012.
Entre votre accession aux responsabilités et aujourd’hui, l’encours de la dette a progressé de 89.1 %.
Au 1er janvier 2008, il était de 148,58 M€ et il sera au 1er janvier 2012 de 281M€ soit une hausse de plus de 132M€.
L’endettement par habitant de la CUS est donc passé de 324 €/h au 1er janvier 2008 à 591 en 2012.
A la fin de votre mandat, alors que le groupement CUS et ville de Strasbourg figurait parmi les meilleurs élèves nationaux (3ème en 2008 avec un endettement cumulé de 782 euros par habitant) nous finirons par rejoindre la queue du peloton. Rien qu’au 1er janvier 2012 nous en serons déjà à 1083 euros d’endettement par habitant (591 pourla CUS 492 pour la ville) auxquels il faut naturellement rajouter l’endettement dela CTS soit 254.7M€ que nous couvrons et le fameux fond de roulement négatif de 60 M€.
En réalité ce sont 595.7M€ de dettes qui sont couvertes par la CUS soit 1299 euros par habitant.

Ce recours massif à l’endettement est essentiellement le fruit de votre absence de maitrise des dépenses de fonctionnement qui ont explosé depuis votre accession aux responsabilités comme je le démontrais tout à l’heure. Les dérapages sont si importants que l’autofinancement est systématiquement largement en-dessous des prévisions. Pour 2012, vous tablez sur 56M€ qui ne serons naturellement pas atteints.
Bien évidemment, je suis certaine que vous allez une nouvelle fois chercher des responsabilités ailleurs. C’est votre marque de fabrique.

Les dépenses de fonctionnement n’étant pas maitrisées, l’autofinancement étant en-deçà du nécessaire, cela nous amène tout naturellement à la fiscalité et au produit du domaine et vente diverse.
Vous nous avez bercés depuis le début de votre mandat comme Roland Ries, au son de votre douce et mélodieuse stabilité fiscale.
Malgré les violons, les tarifs communautaires n’ont cessé d’augmenter tout comme  les loyers de CUS habitat (+9% depuis 2008 et +2% chaque année jusqu’en 2014) et surtout des tarifs dela CTS qui ont déjà fortement et injustement augmenté de 8.84 % depuis votre accession aux responsabilités mais je pense que nous y reviendrons tout à l’heure…
Pour 2012, les tarifs progressent à nouveau. Je pense par exemple aux piscines dont nous parlerons également tout à l’heure. +5.88% d’augmentation pour le billet d’entrée qui passe de 3.4€ à 3.6€. Idem pour l’abonnement annuel qui progresse de 3.2% (122€ à 126€).
Mais cette année, le son des violons ne couvrira pas le bruit de ces hausses puisque votre budget 2012 remet en cause la stabilité fiscale promise. Il faut dire qu’en 2011, votre refus de rétablir les abattements supprimés par le conseil général avait déjà en partie gâché l’harmonie tout comme la hausse de 2 points du taux du versement transport.
Pour 2012 donc, les notes seront carrément fausses puisque vous prévoyez d’augmenter les impôts ménages à travers une hausse des taux de la taxe d’habitation et de la taxe foncière de 1.8%.
Les dérapages de vos budgets successifs, auront donc eu raison de la stabilité fiscale.
Bien évidemment et comme toujours, ce ne sera pas de votre faute. Les responsabilités seront naturellement à chercher ailleurs.
Pourtant, je note que les dotations n’ont à aucun moment baissé au cours de votre mandat. Elles étaient de 123,7M€ à votre arrivée aux responsabilités. Elles sont estimées à 142.6M€ pour 2012.
Je note que partout en Europe, les collectivités locales se serrent la ceinture, qu’en Allemagne par exemple les dotations de l’Etat ont diminué de plus de 20% alors qu’en France, elles sont en ce moment  au pire gelées.

Absence de maitrise des dépenses de fonctionnement. Investissements inadaptés. Dérapage de la dette et à présents hausse des impôts.
Les masques tombent monsieur le président. Vous ne pouviez plus cacher votre absence de maitrise des dépenses sans recourir à l’impôt. Vos affichages sont durement rattrapés par la réalité et ceux de ce budget le seront à nouveau par les comptes administratifs. Roland Ries pensait, il y a quelques années, que « Présenter les choses de manière trop positives signifie que, quelque part, on doit avoir des inquiétudes et qu’on cherche surtout à les évacuer ou à les cacher »…. Pour le coup, vous voilà  sévèrement rattrapé par vos inquiétudes !

Pourtant une autre politique est possible, monsieur le président. Une politique alliant maitrise des dépenses de fonctionnement, investissements dynamiques, maitrise de l’endettement et stabilité fiscale.
Notre collègue Yves Bur la pratique avec succès dans sa commune de Lingolsheim et même son opposition n’y trouve rien à redire.
Suivez cet exemple monsieur le président ou alors expliquez nous comment nous en sommes arrivés là, sans chercher à vous dédouaner de vos responsabilités sur d’autres et comment vous comptez sortirla CommunautéUrbainede ce mauvais pas.

Je vous remercie pour vos réponses et me réserve la possibilité d’y réagir, lors du second tour de paroles que vous ne manquerez pas d’organiser comme cela est d’usage.

0
déc
15
2011

Avec Jacques Bigot, la CUS n’est pas sur de bons rails

 

Conseil de communauté du 14 décembre 2011
Intervention d’Anne Schumann (Nouveau Centre)
Point N°1 : budget primitif (second tour de parole)

 

 Monsieur le Président,

Une nouvelle fois vous vous plaignez des autres oubliant vos propres responsabilités.
Une nouvelle fois, les coupables sont tout trouvés : Etat, Région, Département et, cerise sur le gâteau, vos prédécesseurs.
D’un coté les gentils, vous et Roland Ries, et de l’autres les méchants Etat, Région et Département.

L’importation des débats extérieurs àla CUSest insupportable. C’est systématique, à chaque conseil où des questions budgétaires sont abordées, les mêmes personnes repassent le même disque rayé, fait d’argumentaires concoctés bien loin de Strasbourg dans les strates parisiennes. C’est à la portée de n’importe qui d’ânonner ces arguments. Malheureusement, ils sont à mille lieux des priorités de nos concitoyens.
C’est aussi bien facile de jeter systématiquement la pierre à vos prédécesseurs mais c’est oublier que vous êtes aux responsabilités depuis bientôt 4 ans !

Puisque vous vous plaisez à regarder dans les rétroviseurs,  on va faire ensemble un grand bon en arrière.
En 1995, le taux de la taxe d’habitation (ville et CUS cumulés) était de 19.18%, celui de la taxe foncière sur le bâti de 16,12%
En janvier 2001, ils étaient respectivement de 22.1 et 18.59%. Ils avaient donc augmenté respectivement de 15.2% et 15.3% en 6 ans.
Depuis 2005, ils sont de 24,06% et 21,30%. Ils ont donc augmenté respectivement de 8.9% et 14.6% en 7 ans.
Franchement, monsieur le vice-président en charge des finances, je ne suis pas certaine qu’il soit judicieux pour vous d’avoir les yeux rivés dans les rétroviseurs. Regardez plutôt devant vous !

Sur le fond, l’absence de maitrise des dépenses de fonctionnement, ce n’est pas de la responsabilité de l’Etat, du Département ou dela Régionmais bien de la votre. Ce n’est pas par exemple Nicolas Sarkozy qui vous oblige à disposer d’un cabinet aussi pléthorique !
Les investissements inadaptés, ce n’est pas l’Etat,la Régionou le Département qui vous pousse à les faire.
L’endettement, c’est encore vous qui décidez d’y recourir massivement.
Les impôts, personne ne vous a obligé à les augmenter. Certes le produit dela CFE(Cotisation Foncière des Entreprises) et celui dela TH(Taxe d’Habitation) sont inférieurs aux prévisions mais celui dela CVAE(Contribution surla Valeur Ajoutéedes Entreprises) est largement supérieur, ce qui permet d’équilibrer les recettes.
L’Etat s’était engagé à compenser à l’euro près la suppression dela Taxe Professionnelleavec le nouveau panier fiscal complété par les dotations. A l’arrivée il s’avère que les recettes du panier fiscal sont plus importantes que prévu initialement ce qui fait baisser les dotations.

Vous prétextez de cette baisse des dotations pour augmenter les impôts, alors que les recettes globales sont conformes aux prévisions du BP 2011. L’Etat a donc bon dos !
Assumez vos responsabilités, assumez vos décisions et cessez de vous justifier sur le dos des autres comme cela fut déjà le cas l’année dernière au sujet des abattements.
Je pense tout simplement que vous profitez de l’absence de repères entre 2011 et 2012 et d’un effet d’aubaine pour augmenter la fiscalité.

Sur l’investissement, comme je l’annonçais tout à l’heure, les interventions spontanées faisant un inventaire àla Prévertet tapant sur les tiers ont bien eu lieu.
Instrumentaliser ainsi l’emploi que vous seriez les seuls à soutenir via les investissements est tout simplement honteux. Les investissements passés, qui étaient d’ailleurs plus importants en volume soutenaient aussi l’emploi, mais à l’époque, nous ne traversions pas les turbulences du moment.
L’emploi serait donc bon surla CUSà en écouter certains. J’aimerais, au lieu d’avoir droit à des déclarations péremptoires que vous nous communiquiez l’évolution exacte de la situation de l’emploi surla CUSdepuis 2008, comparée au reste du département.
J’aimerais surtout que l’on cesse d’instrumentaliser ces chiffres derrières lesquels se cachent de véritables personnes, qui en bavent.
De toute évidence, notre collectivité est mal gérée et les effets d’annonce, les incantations du vice-président en charge des finances, les rustines appliqués ici ou là, n’y changent rien. Cela vous amène à augmenter les impôts en complément de tous les autres tarifs comme ceux de la CTS.
Cette situation est de votre responsabilité et de personne d’autres !

Pour conclure, non seulement votre gestion n’est pas bonne mais en plus elle souffre d’un manque cruel de vision d’avenir. Nous avons la possibilité de passer en métropole, de simplifier le millefeuille administratif, de rendre les centres de décisions clairs et visibles pour nos concitoyens et surtout de dégager des moyens et des perspectives pour l’avenir et vous, vous restez irrémédiablement immobile, à regarder les trains passer, comme celui du Conseil d’Alsace.

Décidément non,la CUS n’est pas sur de bons rails !

0
déc
15
2011

Roland Ries et Jacques Bigot augmentent les tarifs de la CTS !

 

Conseil de communauté du 14 décembre 2011
Intervention d’Anne Schumann (Nouveau Centre)
Point N°47 : Revalorisation des tarifs de la CTS

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

C’est  bien tardivement vendredi après-midi, que nous avons découvert – six mois après la précédente hausse et pour la quatrième fois de votre mandat – que nous serions amenés à débattre à nouveau de l’augmentation des tarifs dela CTS.

Pour vous justifier,  vous insistez entre autres sur le fait que notre conseil aurait approuvé en mai 2010, le principe d’une revalorisation annuelle systématique des tarifs dela CTSau minimum au niveau de l’inflation. Cette affirmation est totalement fausse.

Je regrette que votre mémoire collective se montre en l’espèce si sélective puisque, cette fameuse délibération précisait que, je cite, « naturellement, le Conseil sera libre chaque année, s’il le juge opportun, de privilégier la stabilité des tarifs. » Ce que n’avait d’ailleurs pas manqué de confirmer notre collègue en charge des finances lors du débat de l’année dernière suite à l’intervention de Jean-Emmanuel Robert sur le sujet. Je tiens le sténogramme à votre disposition au cas où.

De revalorisation possible en mai 2010 nous sommes donc passés à revalorisation systématique depuis 2011.

Pour mémoire, en incluant la revalorisation du 1er juillet dernier, les tarifs de la CTS ont donc progressé en moyenne de 8.84 % depuis votre accession aux responsabilités soit plus que l’inflation.

Entre 2008 et 2011, 15,3 % de hausse sur le ticket simple (de 1,3 à 1,50€)   c’était votre décision.
16% de hausse sur un aller-retour (2,5 à 2,9€) c’est encore vous !
10% de hausse sur l’abonnement tarif plein (de 40 à 44€), c’est toujours vous !
Suppression de la gratuité pour 35.000 de nos concitoyens (demandeurs d’emploi, handicapés, anciens combattants), c’est encore et toujours vous !

Aujourd’hui, pour justifier cette énième brutale augmentation des tarifs dela CTS, vous avez un coupable tout trouvé : l’Etat. A ce rythme vous allez mettre sur son dos, les hausses précédentes que vous avez pratiquées.

En fait, à travers cette délibération, vous profitez à nouveau d’un effet d’aubaine, la hausse d’1.5 point de la TVA, pour mettre encore et toujours à contribution nos concitoyens.

Dans la délibération que j’ai lue attentivement, je constate que vous chiffrez le coût de la hausse dela TVAà 1 million d’euros pourla CTS

Je ne l’ai pas évoqué tout à l’heure, mais j’ai constaté au budget primitif que vous avez diminué de 3.5M€ la subvention àla CTSalors que le versement transport progresse quant à lui d’1M€.  

Concrètement, cela veut donc dire que vous allez faire payer aux usagers dela CTS, l’absence de maitrise du budget dela CUS.Nonseulement vous les faites payer à travers la hausse des impôts directs mais en plus vous en remettez une seconde couche via les tarifs dela CTS.

J’estime, monsieur le Président, que vous auriez pu profiter de l’augmentation des recettes du versement transport que vous estimez à 1M€ au BP pour absorber le coût suscité par la hausse dela TVA.
Ce même versement transport, vous l’aviez d’ailleurs revalorisé de 2 points lors du BP 2011 faisant passer les recettes prévisionnelles de cet impôt de 82.1M€ à 93,8 M€.(vos prévisions de décembre 2011)
Cette augmentation du taux a eu pour conséquence de faire diminuer la participation de notre collectivité au financement dela CTS. Ellea mécaniquement réduit sa participation à la contribution d’exploitation dela CTS.Noussommes passés de 33% en 2010 à 24 % 2011. Pour 2012, en tenant compte de la baisse de la subvention àla CTSnous passerons à une participation dela CUSde 21% soit 25.26M€ sur les 120 Millions que nous reverserons àla CTS.
Il s’agit en quelque sorte d’un désengagement masqué de la CUS dans le financement de la CTS sur le dos essentiellement des entreprises mais aussi des usagers.

Concrètement cette hausse globale des tarifs de la CTSau 1er févier 2012 sera de 3.58 %, soit plus que la fameuse hausse dela TVA !
Le ticket simple devrait donc augmenter de 10 cts à 1.6€ soit une hausse de +23% depuis le 1er janvier 2008
L’aller-retour progressera aussi de 10 cts (3€) soit une hausse de 20% depuis 2008.
Vous nous demandez aussi d’approuver une hausse de l’abonnement mensuel de 1.6 euros qui passera donc de 40 euros au moment de votre accession aux responsabilités à 45.6 euros soit une hausse de 14 % !!!

Je m’arrête là dans l’inventaire mais y’a pas à dire monsieur le Président, monsieur le sénateur-maire premier vice-président en charge des transports, vous êtes les champions hors catégorie du matraquage tarifaire !

Lorsque la réforme de la grille tarifaire avait été adoptée en 2010,  vous aviez annoncé la création d’une commission ad hoc chargée d’évaluer ce nouveau dispositif et de définir les indicateurs qui devaient permettre de mesurer l’atteinte des objectifs énoncés lors de son instauration.
Je vous rappelle que l’évaluation des résultats devait se faire annuellement, et être soumise à notre assemblée.
2 ans après, une nouvelle fois les discours sont restés sans effets. Alors que nous étions prêts à participer à cette commission, elle n’a jamais vu le jour et, par la force des choses, ne s’est jamais réunie.

Vous évoquez sans cesse l’inflation, vous avez aussi évoqué par le passé l’augmentation du cout d’exploitation du réseau, pour justifier vos hausses successives des tarifs.
Aussi, je vous invite à créer cette fameuse commission, à la réunir pour lui présenter en détail les évolutions de l’inflation, des couts d’exploitations, des recettes commerciales, des recettes liées au versement transport et discutons ensemble et sereinement des besoins tarifaires dela CTS.Cardécouvrir une hausse aussi lourde au détour d’une délibération qui nous parvient quasiment à la dernière minute, en tout cas après la commission plénière, ce n’est pas sérieux. Cela marque d’ailleurs un certain mépris à l’égard de notre assemblée tant au niveau des engagements pris que de sa capacité d’agir dans  l’intérêt général.

Pour conclure, nous ne comprenons absolument pas votre politique des transports. D’un coté vous procédez à la chasse à la voiture que ce soit à travers les hausses du stationnement payant (A Strasbourg) en voirie comme en ouvrage.
De l’autre, vous ne cessez de matraquer financièrement les usagers des transports en commun tout en ne priorisant pas les nécessaires extensions vers les bassins de vie comme l’Ouest de l’agglomération. Le prix unitaire du ticket Tram est à présent plus cher que le prix du litre d’essence !
Où est la cohérence d’autant que tout cela se produit durant une période économiquement difficile pour tous nos concitoyens?

La délibération de mai 2010 actait que notre assemblée est libre chaque année, s’il le juge opportun, de privilégier la stabilité des tarifs.
Au regard du contexte international et national, au regard de l’effort important que vous allez demander aux contribuables de la CUS, je vous demande de revoir votre position en mettant en œuvre la stabilité tarifaire pour 2012 et préserver ainsi le pouvoir d’achat des usagers de la CTS !

0
déc
12
2011

Chantal Augé doit expliquer son abstention !

 

Le dernier conseil de la Communauté Urbaine de Strasbourg a été amené à se prononcer sur le schéma directeur des Transports 2025 et plus particulièrement sur le lancement de la concertation de la ligne tramway « Eckbolsheim/Wolfisheim – Vendeheim » voulue en tram sur pneus par Roland Ries et Jacques Bigot.

Ce point, que nous avions rejeté, a également été marqué par 6 abstentions dont celle, très étonnante, de Chantal Augé, adjointe en charge des marchés à Strasbourg. Cette dernière n’a malheureusement pas expliqué son vote comme ont pu le faire le groupe EELV et le nôtre.

Au regard de ses déclarations dans la presse de vendredi « Mon rôle est d’exercer mon devoir d’alerte. Et lorsque j’ai un doute sur une procédure, je m’abstiens », cette abstention soulève à présent de nombreuses questions.

Quels sont les doutes de madame Augé sur cette procédure ? Dispose-t-elle d’informations que nous n’avons pas ? Nous lui demandons de faire toute la lumière sur son vote.

Au regard des interrogations légitimes qu’à fait naitre l’abstention de Madame Augé, je demande à Jacques Bigot et Roland Ries de nous faire parvenir dans les plus brefs délais, comme cela est de droit, l’ensemble des études et documents relatifs aux extensions du Tramway et création de ligne comme je lui ai demandé en octobre dernier.

Il est du devoir de l’opposition de contrôler la bonne marche de ces dossiers dont la gestion a fait naitre un doute auprès de l’adjointe aux marchés, un doute suffisamment important pour se démarquer de sa majorité en s’abstenant.

Anne SCHUMANN
Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
Membre du Nouveau Centre

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