juil
21
2013

Huguette, Germain et le maire

Lors du conseil municipal du 8 juillet un point anodin intitulé « Enrichissement des fonds d’archives de la Ville de Strasbourg » a été présenté en 36e position. Il fait partie de ces délibérations qui n’attirent guère l’attention et qui, selon la méthode du maire, peuvent passer sans aucune présentation, sans aucun débat.

C’était compter sans la vigilance d’Huguette Dreikaus et de son attachement à notre culture régionale. Car cet « enrichissement » de nos archives comportait un « Fonds Germain Muller » grâce à une donation de Ronald Hirlé et de son association.

Comment pouvait-on laisser passer sans un mot, sans le moindre débat, sans aucune valorisation un tel enrichissement culturel.

Germain Muller est un monstre sacré de notre patrimoine. Son génial cabaret « le Barabli », illuminé par les créations musicales de Mario Hirlé (n’oublions pas la mélodie de D’Letschde ! 1), avait conquis des centaines de milliers d’Alsaciens. Sa célèbre pièce « Enfin redde m’r nemi devon » 2 a contribué à la « psychanalyse de l’Alsace » au lendemain de la terrible épreuve de l’annexion. Son talent de dramaturge et de comédien n’aura jamais été remplacé.

Certes il y a aujourd’hui des « enfants » de Germain dont notre emblématique Huguette Dreikaus, comédienne, écrivain, éditorialiste et chroniqueuse, au côté d’autres comme Roger Siffer ou Schlagg.

Germain était aussi l’ami, le confident et le très précieux adjoint à la culture de ce grand maire qu’était Pierre Pflimlin. À ce titre je l’ai, moi-même, bien connu, souvent fréquenté et beaucoup appris de lui. Mes souvenirs, que cette tribune ne permet pas d’égrener, sont riches.

C’est donc tout naturellement qu’en sa qualité d’élue, [Huguette Dreikaus] a questionné le maire : qu’allez vous faire des archives de Germain ? Vont-elles croupir sur quelques rayonnages ou vont-elles être exploitées, utilisées pour faire revivre et actualiser l’héritage du grand homme et de son oeuvre ?

[Avant de] suggérer qu’un lieu lui soit consacré où ses archives pourraient être exploitées et travaillées : « Le cabaret est un art vivant… Ne pourrait-on présenter cette collection de façon vivante avec conférences, extraits de spectacles, visites de classes etc. pour redonner vie à cette page d’histoire de notre culture », ?a-t-elle formulé.

Il me semble que tel était aussi le souhait de Ronald Hirlé et de Dinah Faust.

La réponse spontanée du maire à la suggestion de Huguette fut déconcertante : « On a assez de musées à Strasbourg, on ne peut pas les multiplier à l’infini et consacrer un musée à toute personnalité si importante soit-elle… »

Certes. Mais de là à ne pas classer, exploiter de manière active ces archives, à ne pas accorder un lieu à Germain, ne pas permettre une visibilité pour les publics, il y a un pas qu’il ne faudrait pas franchir, qui serait une faute.

Les donations de Tomi Ungerer ont pu bénéficier d’une conservatrice et d’un lieu avant qu’un musée si longtemps promis et enfin réalisé en 2007, soit consacré à l’artiste.

Un dramaturge, écrivain, comédien n’offre pas la même matière qu’un artiste plasticien, dessinateur de génie comme l’est Tomi Ungerer. Mais la valeur patrimoniale est aussi importante.

Comprenant un peu plus tard quel était le sens et l’intérêt de la demande d’Huguette Dreikaus, le maire vient de lancer une année Germain Muller.

Voilà une belle annonce que nous saluons. Mais quel sera le contenu de cette année ? Quel projet, que programme ? Car après l’effet médiatique de l’annonce il faudra bien présenter du concret.

Toutefois une éphémère année de spectacle ne peut se substituer au travail de valorisation des archives avec un lieu permanent dédié à cette séquence si particulière de la mémoire de Strasbourg et de l’Alsace.

Nous reformulons donc notre demande au maire de consacrer un effort particulier à ces archives en les faisant vivre en un lieu dédié… au-delà d’une seule année.

Germain Muller, Mario Hirlé le méritent mais surtout cela constituera un réel enrichissement culturel pour tous nos concitoyens et notamment les plus jeunes qui n’ont pas connu cette période marquante de notre histoire.

Robert Grossmann

0
mai
31
2013

Réaménagement de la rue du Péage à Strasbourg-Port du Rhin

Intervention de Madame Anne Schumann
Conseil de CUS du 31 Mai 2013
Point 24 : Approbation de l’avant-projet du réaménagement de la rue du Péage à Strasbourg-Port du Rhin

 

Monsieur le Président,

Vous souhaiteriez que notre conseil approuve cet avant-projet alors que ce dossier me semble incomplet. Je dois toutefois vous remercier d’avoir accédé à ma demande de transmission des documents suite à ma colère en commission plénière, ce qui m’a permis d’examiner attentivement cet avant-projet. Votre rapport d’une dizaine de pages d’éléments de chiffrage des travaux est hélas incomplet dans l’étude des aspects fondamentaux. Et je vais vous dire ce que je n’y ai pas trouvé :

1. Il n’y a pas de rapport d’analyse de la circulation dans cette rue qui va pourtant écouler des flux de trafic importants, qu’il s’agisse de poids lourds liés à l’activité du port, ou de voitures qui seraient détournées sur cet axe. Existe-t-il des simulations de trafic à 10 ou 20 ans ? Il n’y a rien dans le dossier et pourtant il y aura sans doute des augmentations de trafic dues à l’urbanisation intense qui est prévue, au développement des activités du port liées au terminal conteneurs tout proche, et aussi au développement d’un gros quartier d’affaires qui impactera cette voirie par les flux de voitures venues d’Allemagne par le Pont de l’Europe, ou du sud par la rocade ou le Pont Pflimlin). On découvre cependant dans la délibération que l’on espère que « malgré l’urbanisation prévue sur le secteur, le trafic auto sur la rue du Péage ne devrait pas augmenter à terme de plus de 14% par rapport au trafic actuel de la route du Petit Rhin » mais d’où tirez-vous ces 14%… Mme Soleil aurait-elle été engagée à la CUS ?? En fait, vous espérez que cette croissance modérée résultera d’un report modal du fait d’une « offre de transports en commun attractive »….Expliquez-moi donc comment un tram circulant d’est en ouest pourrait capter du trafic sur une voirie nord-sud telle que la rue du Péage ?

2. Il n’y a pas de rapport d’analyse socio-économique dans ce dossier bien que vous envisagiez de dépenser 19M€ TTC pour 800m de voirie. Quel retour sur investissement économique et financier peut-on donc en attendre ?

3. La décomposition du coût prévisionnel des travaux mentionne 2,6M€ pour la dépollution du site mais je n’ai pas trouvé d’analyse-diagnostic de la pollution des sols et des risques de pollution des eaux, puisqu’il est envisagé un passage souterrain. Aucun procédé de dépollution n’est étudié mais vous en fixez pourtant le coup, retour donc de Mme Soleil.

4. Aucune analyse du bruit émis par cette nouvelle voirie, ni de mesures envisagées pour atténuer ce bruit.

5. Le dossier prévoit la démolition de 2 bâtis situés sur l’emprise de la voirie mais aucune provision pour les acquisitions foncières et il y en aura car la chaussée existante devra être élargie par acquisitions de terrains du Port. Pourquoi donc le cacher ?
Votre dossier d’avant-projet est donc incomplet et je vous suggèrerais (en vain sans doute) d’en achever l’étude avant de procéder au vote !!!

Je tiens aussi à souligner la discordance entre ce projet de voirie, au stade AVP, et le projet ligne D du tram dont l’enquête publique vient de démarrer. Ces deux projets constituent deux éléments d’un programme d’ensemble d’aménagement, comme le confirme cette délibération et l’exposition. J’avais relevé, en février 213, que le coût des travaux de cette opération connexe de voirie n’avait pas été intégré dans le coût global. En février 2013, on affichait un coût travaux de 71,17M€ HT et des dépenses connexes pour 15,6M€, soit 86,79M€ au total et encore valeur 2009…. Soit au minimum 94M€ valeur 2013 ! En y ajoutant le prix des deux rames, on arrive à 101M€ et en ajoutant les 16M€ de la rue du Péage, on en serait aujourd’hui à 117M€ pour le programme !!

Eh oui, voilà le coût réel, mes chers collègues …. Et même si les allemands règlent une vingtaine de millions (selon délibération du 2402212), la facture sera de près d’une centaine de millions d’euros pour desservir 1800 personnes !!!!! Koenigshoffen et l’ouest apprécieront !!!

Une dernière remarque : on peut se demander pourquoi cette voirie qui est indispensable à l’urbanisation des 2 rives, tout comme le tram, est exclue du territoire de la ZAC. Curieusement, le périmètre de la ZAC s’arrête de part et d’autre de la rue du Péage. Or, si celle-ci est indispensable à l’urbanisation, la ZAC devrait prendre en charge cette voirie totalement ou partiellement….
Voilà donc, encore une fois, des incohérences dans ce dossier comme dans tant d’autres d’ailleurs !!!

0
mai
31
2013

Extensions des lignes A et E du tramway à Illkirch-Graffenstaden

 

Intervention de Madame Anne Schumann
Conseil de CUS du 31 Mai 2013
Point 23 : Déclaration de projet relative à l’opération d’extensions des lignes A et E du tramway à Illkirch-Graffenstaden

 

Monsieur le Président,

Nous voilà à nouveau confrontés à ce projet de tram qui, sur les 2kms d’itinéraire, desservira 7000 personnes pour un coût d’investissement de 44M€ HT, matériel roulant compris.

Les procédures de ce projet auront été tronquées du début à la fin et je m’explique :
1. Le 25 juin 2010, le conseil a approuvé un plan directeur 2020-2025 sur lequel n’était inscrit que le seul tracé dont nous délibérons aujourd’hui (Lixenbühl-cimetière-Eglise-salle des fêtes). Ce schéma directeur, qui ne reposait sur aucune analyse de clientèle, n’a fait l’objet d’aucune concertation règlementaire L300-2 mais d’une simple « consultation » des habitants de toute la CUS par 4 réunions publiques.

2. Le 22 septembre 2010, en se référant à ce plan directeur, taillé sur mesure par le maire d’Illkirch aux bons soins du président de la CUS, le Conseil a décidé d’engager la concertation, règlementaire cette fois, sur l’unique tracé inscrit au plan directeur, c’est logique me direz-vous, même si ce plan directeur ne concorde pas avec le SCOTERS !

3. Le 15 avril 2011, le conseil approuve – bien évidemment – le bilan de cette concertation qui fut pourtant houleuse et au cours de laquelle la CUS persistera à ne pas communiquer au public et aux élus le rapport d’études TTK qui compare 4 tracés d’extension du tram dont le tracé « Salle des Fêtes » qui ne présentait pas – et de loin- les caractéristiques optimales. Ignorant les attentes légitimes du secteur Malraux/Libermann, la CUS fait alors réaliser les études d’avant-projet de ce tracé, si peu légitime, par les bureaux SERUE et TRANSITEC bien connus de nous tous !

4. Le 12 juillet 2012, notre conseil approuve donc tout naturellement le dossier d’avant-projet, étape préalable à l’enquête publique réalisée en novembre/décembre 2012.

Bien qu’elle ait finalement rendu un AVIS FAVORABLE, la commission d’enquête a cependant assorti cet avis de 6 réserves et 7 recommandations. Ce qui est tout à fait inhabituel encore, c’est que le commissaire-enquêteur présente une analyse sans concession vis-à-vis des élus : « la commission a très vite constaté un climat tendu voire malsain au cours de l’enquête », « elle a relevé de la part de la population des propos peu amènes, parfois très durs à l’encontre des élus (mairie, CUS) . Ces propos ont souvent été reportés dans les registres, tels que : manipulations, intimidations, menaces ; ce projet n’est que la satisfaction de l’ego du décideur ; un projet non social, une dépense de prestige du président de la CUS qui est aussi le maire d’Illkirch ; c’est le projet d’une classe politique dépensière et clientéliste » ….

Et après avoir cité ces observations excessivement critiques du public, la commission souligne (p.6) :
- Qu’elle a pris conscience d’un antagonisme entre une partie de la population et les décideurs du projet ;
- Que cette situation trouve son explication dans un important problème entre les habitant d’Illkirch et leurs élus, notamment le maire de cette commune ;
- Que la population s’est plainte d’un manque d’écoute de la part des décideurs, d’une impossibilité à se faire entendre et surtout d’une impression que le projet était déjà avalisé au moment de l’ouverture de l’enquête publique qui, du coup, n’était plus qu’une formalité ;
- Qu’elle déplore cette situation, sur laquelle elle ne souhaite pas se prononcer bien évidemment, pour garder son impartialité et sa neutralité.

En ce qui concerne le contenu même du dossier d’enquête, la commission relève que les rédacteurs ont pris quelques libertés pour « arranger » quelque peu les termes de la comparaison entre les 4 variantes du tracé d’extension « sans véritable analyse de l’étude TTK » : alors que TTK recommandait l’extension Libermann (T2), la CUS a choisi (T1) ». La commission relève encore « que ce point a été l’un des principaux motifs de mécontentement de la population qui a dénoncé le manque de transparence, notamment en phase amont de l’enquête ». Constatant que l’étude TTK ne faisait pas partie du dossier d’enquête, la commission en a demandé communication à la CUS qui, bizarrement cette fois-ci, s’est exécutée immédiatement !!

Au terme de ces procédures successives tronquées, vous ne pouvez vous empêcher de tergiverser et de biaiser dans les réponses que vous apportez aux recommandations de la commission qui sont pourtant simplement et clairement exprimées dans l’avis final (p.26)
1ère recommandation : la commission recommande « de mettre en place dans les meilleurs délais une étude en vue d’un prolongement de la ligne A vers les quartiers Malraux/Roseaux/Libermann ». Page 18, elle recommande FORTEMENT ce prolongement ; page 20 « la ligne bus n°2 qui sera détournée vers Libermann sera rapidement surchargée et ne peut être qu’une solution temporaire qui oblige les décideurs à envisager et à étudier sérieusement la possibilité d’une extension vers la cité Libermann »

Nos juristes ont souvent dit qu’une « recommandation forte » pouvait être requalifiée en « réserve » par le juge administratif. Il est donc sidérant que vous proposiez au conseil de voter une décision de mise à l’étude de l’extension « dans le cadre du prochain schéma-directeur » c’est-à-dire en …. 2025 !!! De qui vous moquez-vous ???

2ème recommandation : la commission recommande de « prévoir à plus ou moins long terme une extension de la ligne E pour desservir le Pôle d’Innovation d’Illkirch ». Ceci est parfaitement sensé car avec 300m de plus, on peut construire une station dans le PIL. Au lieu de répondre par la décision de réaliser l’étude d’avant-projet, vous proposez dans la délibération d’expérimenter le système CATS. Peut-être d’ailleurs pourriez-vous nous dire en quoi consiste ce CATS qui se substituerait au CRISTAL que Lohr s’était engagé à construire, avec force de subventions publiques, avant de renoncer. 300m de tram, c’est un maximum de 3M€ pour l’infrastructure …. Mais non, vous vous obstinez avec un CATS dont on ne sait rien !!!!

Le marché de maîtrise d’œuvre de GETAS prévoit pourtant bien des tranches conditionnelles d’études d’avant-projet pour Libermann et le Parc d’innovation. Pourquoi donc ne pas décider d’étudier ces avant-projets, ne serait-ce que pour définir ces extensions qui se feront tôt ou tard, avec ou sans vous d’ailleurs !!

0
mai
06
2013

Hausse des tarifs de la CTS 1/2

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 3 mai 2013
Point N°26 : Revalorisation des tarifs de la CTS

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Le 27 juin 2008, trois mois après l’élection confortable de Roland Ries à la tête de la ville de Strasbourg et deux mois après votre accession aux responsabilités de la CUS, notre assemblée était amenée à délibérer sur une augmentation des tarifs de la CTS. Elle était alors importante, brutale car inattendue et surtout absolument pas concertée

J’étais alors intervenu ici même, pour regretter vivement cette hausse tant dans sa forme que dans le fond.

Depuis 2008, je suis d’ailleurs systématiquement intervenu en conseil sur cette question bien que cela ne faisait guère plaisir à votre premier vice président et sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries.

Aujourd’hui, pour la cinquième fois de votre mandat, vous nous demandez à nouveau de les revaloriser.

Il me semble important d’avoir une vision globale des choses et surtout de votre politique tarifaire.

Lors de votre accession aux responsabilités les tarifs phares étaient le ticket simple à 1.30 euros, l’aller-retour à 2.50, l’abonnement à 40 euros et le carnet de 10 à 11.50 euros.

Si notre assemblée entérine cette nouvelle hausse que vous nous proposez, le ticket simple sera à 1.60 euros (+23% depuis 2008 même si demeure inchangé cette fois-ci), celui d’un aller retour sera porté à 3.10€ (+24% depuis le début de votre mandat), celui de l’abonnement à 46.40€ (+16% en 5 ans) et le carnet de 10 passera à 13.10 euros (+13.9%).

Toutes ces hausses ont été plus importantes que l’évolution du pouvoir d’achat de nos concitoyens. Elles sont surtout plus importantes que l’inflation entre mars 2008 et avril 2012 qui est estimée aux alentour de 8.9%. En euros constants, ces hausses demeurent donc importantes et ce, même si notre réseau n’a pas connu de progression substantielle.

J’ai bien lu l’intervention de Roland Ries dans les médias pour tenter d’expliquer ces hausses. Il remettait notamment en cause mes chiffres en expliquant que je me trompais sur les pourcentages, que je ne comprenais pas et j’en passe.

J’ai beau refaire et refaire mes calculs entre les tarifs 2008 et 2013, ma calculatrice arrive toujours aux mêmes résultats. Alors je me suis dit que c’était ma calculatrice qui n’était pas bonne. Peut-être provenait-elle de l’UMP, peut-être avait-elle servi à la COCOE ou que sais-je encore. J’ai donc fait refaire les calculs par d’autres personnes, avec d’autres supports et même par écrit. Nous sommes hélas toujours arrivés aux mêmes pourcentages.

Et c’est normal parce que le véritable problème, c’est que comme pour la ville de Strasbourg, comme pour la CUS vous ne maitrisez pas les dépenses de fonctionnent de la CTS. Après avoir fait payer les entreprises en revalorisant fortement le versement transport, vous avez également fait le choix de faire payer les usagers et comme toujours, sans la moindre concertation en amont avec les associations.

Ces évolutions sont tellement peu concertées que vous en arrivez à des incohérences criantes.

A titre d’exemple, la différence entre le tarif simple et l’aller retour (10 cts) est si faible que vous signez quasiment l’arrêt de mort du tarif aller retour.

Plus fort encore, le litre d’essence était ce matin 1.509 € dans une station de la Meinau et celui du diesel était de 1.319 €. Cela veut donc dire que le prix du ticket simple revient plus cher qu’un litre de carburant !

Je sais bien que vous allez me rétorquer qu’il faut veiller à un taux de couverture correct.

J’entends bien cet argument mais il faut également de la cohérence. Il m’est impossible de demander à nos concitoyens, qui sont nombreux à avoir recours aux transports en commun (de plus en plus nombreux comme vous l’avez souligné) de payer de plus en plus cher l’usage de ces transports en cette période économique si difficile pour eux. Cela m’est encore plus difficile qu’il faudra en même temps leur expliquer que pendant que nous augmentons les taris de la CTS, les collectivités baissent fortement les taxes aéroportuaires pour un coût total de 3.4M€ pour la CUS entre 2013 et 2016, transport aérien que beaucoup n’ont peut-être même jamais utilisé…

Au regard de ces incohérences, je crois qu’en matière de politique des transports en commun et des déplacements, il est urgent pour notre collectivité de procéder à une véritable remise à plat.

Il faut définir des objectifs clairs à atteindre, les stratégies pour y parvenir  et de cesser cette politique au fil de l’eau où l’on empile des mesures souvent contradictoires..

Je vous remercie

0
mai
06
2013

Hausse des tarifs de la CTS 2/2

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 3 mai 2013
Point N°26 : Revalorisation des tarifs de la CTS (second tour)

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Tout d’abord je tiens à souligner que je partage une grande partie de l’analyse de notre collègue Alain Jund notamment sur la question de la hausse de la TVA programmée pour 2014. Je rejoins également la proposition de notre collègue Eric Amiet, maire de Wolfisheim, de geler les tarifs en cette période de crise.

Sur vous réponses, j’entends bien vos arguments. En temps normal, je pourrais presque les partager.

Sauf qu’aujourd’hui, nos concitoyens traversent une crise sans précédent.

Leur pouvoir d’achat a baissé. Sensiblement diminué. C’est l’élément phare que nous devons prendre en compte dans chacune de nos décisions en conseil.

Je ne veux pas revenir sur les méthodes de calcul de Roland Ries. Il a une approche comptable qui ne prend pas en compte cette réalité.

La question n’est pas non plus de comparer deux mandatures mais de déterminer la politique des transports d’aujourd’hui. Pour autant, et je n’ai pas peur de le dire même si cela risque une nouvelle fois de ne pas plaire, tout n’a pas été parfait lors de la précédente mandature notamment sur la question de la tarification à un bémol près, le contexte économique n’était pas du tout le même qu’aujourd’hui ! Est-ce une erreur de reconnaitre qu’on s’est trompé ? Est-ce une erreur de dire qu’on aurait pu faire mieux ? Est-ce une erreur que de prendre en compte les évolutions conjoncturelles ? Personnellement, je pense que non.

Vous évoquez les hausses des dépenses de fonctionnement qu’il faut absorber. Elles vont encore progresser avec le prolongement du réseau tramway.

C’est un paramètre qui n’est malheureusement pas pris en compte lorsque nous investissons dans des créations de ligne. Nous n’intégrons pas à sa juste valeur les dépenses de fonctionnement supplémentaire que la CTS aura à exploiter. A combien se monteront ces nouvelles dépenses avec les extensions programmées vers Kehl ou Illkirch ?

D’ailleurs, à l’approche des campagnes électorales comme l’évoquait Roland Ries, les projets fleurissent. Souvent leur coût n’est pas avancé et jamais le coût de fonctionnement que ces projets susciteront n’est pris en compte.

Je me répète, au regard du contexte, il nous faut avoir collectivement une autre approche des choses.

Nous devons mener une véritable réflexion sur la politique des déplacements que nous voulons mettre en place dans la CUS en intégrant les transports en commun, leur attractivité économique, la voiture, le stationnement, le trafic routier, le train mais aussi l’avion. Le tout en prenant en compte de nos capacités financière réelles.

Continuer à augmenter mécaniquement les tarifs de la CTS, année après année, ne constitue pas pour moi une politique !

Voilà pourquoi je voterai une nouvelle fois contre ces augmentations.

0
mai
02
2013

À propos d’une placette du 17 octobre 1961

Intervention de Robert Grossmann
Conseil Municipal du 29 avril 2013
Point 22 : Dénomination des rues 2013 – placette du 17 octobre 1961

A voir en vidéo ICI

Je me permets d’estimer que la proposition d’accorder le nom d’une place de Strasbourg au 17 octobre 1961 n’est ni urgente, ni utile, nécessaire.

De quoi s’agit-il ?
De commémorer, en l’inscrivant de manière définitive dans notre ville, la tuerie commise le 17 octobre 1961 par la police française de ressortissants algériens qui manifestaient dans les rues de Paris à l’appel du FLN.

Cette tuerie a été évoquée le 17 octobre 2012, par le Président de la République François Hollande dans un communiqué que, par souci d’honnêteté, je vais citer ici :
« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes »
Voilà.
La reconnaissance officielle a été formulée par la France et l’hommage aux victimes également.

Ces tragiques événements ne peuvent occulter tous les faits et exactions terribles qui se sont malheureusement déroulés pendant la guerre en Algérie.
Les jeunes soldats Strasbourgeois et Alsaciens tombés dans ce conflit ont leurs noms gravés collectivement sur différents monuments aux morts.
Par ailleurs une «Association pour l’édification d’un monument à la mémoire des soldats du Bas-Rhin morts pour la France en Afrique du Nord » a pour objectif de créer un monument à Strasbourg rendant hommage aux 300 soldats morts en Afrique du Nord entre 1952 et 1964. Notre éminent collègue Aziz Méliani en assure le suivi et ce monument devrait être inauguré au cours de l’année.
Je veux toutefois évoquer un événement particulièrement tragique qui est, après l’indépendance de l’Algérie, le massacre des Harkis, supplétifs engagés dans l’armée française de 1957 à 1962.
Le 14 avril 2012, Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu la responsabilité du gouvernement français dans « l’abandon » des harkis après la fin de la guerre d’Algérie en 1962. Cela aussi est un de nos grands remords.
Au total, le nombre de harkis tués après le cessez-le-feu est estimé selon les historiens à 60 000 à 70 000. De nombreux harkis furent également arrêtés et emprisonnés.
Aucune rue ni aucune place de notre ville n’est dédiée à la mémoire de nos soldats ni des supplétifs qui ont portés l’uniforme de la France. La date du massacre d’Oran le 5 juillet 1962 en particulier, reste gravée douloureusement dans les mémoires. J’ai eu à ce sujet de nombreux messages demandant que l’on commémore cette date.

Je veux ajouter que la tragédie d’octobre 1961, en plus de réveiller d’anciennes douleurs, en plus de diviser les Français, n’a aucun rapport direct avec notre ville aussi je ne vois pas pour quelle raison Strasbourg ferait un acte de repentance particulier alors que les plus hautes autorités de notre pays l’ont accompli et que d’autres dates méritent d’être inscrites dans nos mémoires.

S’il faut évoquer le conflit en Algérie qui s’était déclenché en 1954, il me semble que la date la plus significative qui mérite d’être retenue est celle de la paix.
Le cessez le feu est intervenu le 19 mars 1962.
Or en juillet 1962 il y eut les massacres d’Oran. Après le cessez le feu donc. Cela crée une vive controverse sur la date de la paix.
Aussi pour tenir compte du fait qu’après le 19 mars la paix n’a pas été respectée, en un mot que le cessez le feu n’a pas produit la paix, le Président Jacques Chirac avait-il proposé la date du 5 décembre 1962.
La place que vous prévoyez dans cette délibération pourrait donc être dénommée place du 5 décembre 1962 et cela ne peut que recueillir l’adhésion de tous.

Mais puisque nous en sommes à votre proposition, dont, je le répète l’objet n’a aucun rapport avec la ville de Strasbourg, permettez moi de faire d’autres suggestions concernant des massacres à commémorer, donc à rappeler aux mémoires des contemporains.

Pourquoi pas une place ou une rue de la Saint Barthélémy, une place ou une rue des Cathares, des Arméniens…et, pour vous touchez plus directement car je sais combien le sujet vous tient à cœur, je veux vous dire mon incompréhension de constater qu’il n’y a aucune place aucune rue de Strasbourg qui porte le nom d’Oradour sur Glane, contrairement à Schiltigheim.

Enfin, je voudrais rappeler que lors de la commission de dénominations des rues a été évoquée la proposition de M. Oehler, votre adjoint aux sports de débaptiser l’arrêt du bus, remplacé par celui du tram, devant le Lycée Marcel Rudloff, en Station François Mitterrand.
Vous avez fait connaître votre opposition à ce projet et M.Oehler a fait connaître son opposition à votre opposition. Aujourd’hui je ne vois plus ce projet dans notre délibération. Vous avez gagné, tant mieux.
Je voudrais aller plus loin.

Puisque vous êtes dans la symbolique, que votre préoccupation centrale est la fraternité et le vivre ensemble dans l’harmonie et la paix à Strasbourg, puisque, par là même, vous voulez exorciser le sort et chasser les mauvais souvenirs, les mauvais esprit ainsi que les mauvaise forces de l’esprit, moi j’aurais bien proposé de débaptiser l’avenue Mitterrand.
Non pas à cause des exploits sportifs de Mitterrand au jardin de l’observatoire, non pas parce qu’il mangeait des ortolans protégés et interdits de chasse, non pas pour les suicides de certains éminents proches, non pas pour la spectaculaire opacité de sa vie privée dans les palais de la République, non pas pour sa bigamie, mais pour une raison autrement plus grave encore : son amitié avec Bousquet et la protection dont il l’a fait bénéficier.

Je rappelle que Bousquet a organisé le 4 juillet 1942 la rafle du Vel d’hiv suivies le 26, 27 et 28 août de rafles en zone libre

Je veux simplement citer Elie Wiesel que j’ai entendu énoncer, personnellement, ici même à Strasbourg, sa sentence: « le jour où Péan révélé les relations Mitterrand – Bousquet mes relations avec lui furent terminées, définitivement »’

J’ajoute que Mitterrand dans les dernières heures au Palais de l’Elysée a dénoncé « le lobbies juif » ce qui était une de ses marottes.

Monsieur le maire, soyez conséquent. Vous avez fait éradiquer de la médiathèque Malraux une citation d’un des plus grands écrivains du XXème siècle, un géant de la littérature, Céline, qui était aussi, hélas, un odieux anti sémite.
La phrase incriminée se situait au dessus des WC hommes, place bien choisie, et était totalement anodine, la voici : « Je vous laisse un plan et mes comics…vite vite mes oignons que je vous retrouve par ici, mesdames et messieurs…encore 2000 pages au moins, l’Achille qui me voudrait décédé »

Vous avez commis un acte grave en portant atteinte à l’œuvre d’art de Rudie Baur graphiste mondialement connu et qui avait choisi cette phrase comme des centaines d’autres qui illustrent la médiathèque.
Bousquet Mitterrand c’est autrement plus grave !

0
mai
02
2013

Licenciement d’un agent de la CUS 1/2

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Conseil Municipal du 29 avril 2013

Titre : Licenciement d’un agent (Premier tour de parole)

A voir en vidéo ICI

 Monsieur le Maire,
Lors du dernier conseil municipal, dans le cadre du débat relatif au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, j’évoquais la situation de l’un de nos agents, sans le nommer.

Ce dernier a été licencié brutalement pour des raisons bassement politiques, au prétexte d’un motif fallacieux.
Il n’a pas baissé les bras, s’est battu et a saisi le tribunal administratif qui lui a donné gain de cause.
Après l’avoir réintégré comme la justice vous y oblige, vous avez aussitôt prononcé sa suspension pour 16 mois.

Je vous ai alors demandé des explications. Il m’a été répondu que la situation de cet agent ne pouvait être abordée en conseil mais que des éléments me seraient communiqués ultérieurement.
Je n’ai toujours rien réceptionné.

Entre-temps, j’ai appris que vous aviez décidé faire appel de ce jugement.
Je trouve que les choses vont trop loin, que ce n’est pas des manières de faire. Cette situation est ubuesque et clairement inacceptable.
Cette manière de faire ne vous honore pas, monsieur le maire.
Même si je suis loin de partager les idées politiques de cet agent, je demeure résolument un démocrate, un républicain, respectueux de la liberté de penser, d’expression mais aussi syndicale.
Je n’accepte pas l’injustice qui lui est faite comme l’a relevé le tribunal administratif dans son jugement, en premier instance.

Je vous demande d’expliquer à notre assemblée les raisons de ces procédures, de ces sanctions, de ces dépenses que je trouve inutiles pour notre collectivité.

Enfin, je vous encourage vivement à faire enfin preuve de responsabilités et de sagesse en épargnant à notre collectivité ce nouveau procès.
Cet agent doit purement et simplement être réintégré, autorisé à reprendre le travail, sans entourloupe, sans artifices, même si votre orgueil doit en prendre en coup.

0
mai
02
2013

Licenciement d’un agent de la CUS 2/2

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Conseil Municipal du 29 avril 2013

Titre : Licenciement d’un agent (Second tour de parole)

A voir en vidéo ICI

Monsieur le Maire,
Cher collègues,

J’ai écouté avec attention votre réponse à mon interpellation.
Certes, elle porte sur un cas particulier. Certes, elle relève de la compétence de l’autorité territoriale et non pas de l’assemblée délibérante. Certes, au moment au cet agent avait postulé pour un poste d’emploi jeune, il ne disposait pas des diplômes requis.
Pour autant, le dispositif des emplois jeunes n’existe plus. Cet agent occupe actuellement un poste de catégorie C qui ne nécessite aucun diplôme. Pour intégrer les services de la ville, il est d’abord passé par une période où il occupait le statut de stagiaire avant d’être titularisé. Son service, ses compétences pour exercer ses fonctions n’ont jamais été remises en cause, y compris dans le cadre de sa sanction.
Je n’ai pas pour habitude de commenter le travail de nos agents. Je n’ai pas pour habitude de me prononcer sur la gestion du personnel au quotidien et encore moins des sanctions.
En revanche, je suis extrêmement sensible aux injustices et à toutes formes d’acharnement.
Ce qui me fait réagir, c’est que depuis le départ, dans le fond comme dans la forme, tout dans ce dossier est disproportionné.
Franchement, envoyer la police municipale pour l’extirper de son service était au minimum maladroit. Notre police municipale, je préfère la voir à l’extérieur, protéger nos concitoyens plutôt que de mettre en application vos sanctions administratives au sein de notre collectivité. Il y a des chefs de service ou une direction des ressources humaines pour cela !

Ce qui me fait encore davantage réagir, c’est la double peine dont est l’objet cet agent.
Vous le licenciez. Le tribunal administratif estime de son côté que cette sanction est disproportionnée et vous oblige à le réintégrer, ce que vous faites mais en prenant aussitôt un arrêté le suspendant pendant 16 mois tout en interjetant en même temps un appel.
Où est la cohérence ?
Je vois deux sanctions dans ces décisions et je ne vois malheureusement aucun traitement humain de son cas, un peu comme on l’a vu dans un passé récent chez Orange ou à la Poste…

Soit vous choisissez de faire appel de ce jugement du tribunal administratif, ce qui est le droit de notre collectivité (et pas une obligation pour autant), mais dans ce cas, tant que la cours d’appel ne s’est pas prononcée, il doit pouvoir reprendre normalement son service et surtout récupérer les rémunérations qui lui sont dues.

Soit vous ne choisissez pas la voie du recours et vous le sanctionnez en interne.
Mais agir comme vous le faites c’est le priver de toute rémunération durant 16 mois tout en l’empêchant de trouver du travail ailleurs puisque le temps du jugement, il demeure toujours fonctionnaire.
En gros, si cet agent souhaite avoir un revenu le temps de ces 16 mois, il n’aura qu’une solution : démissionner.
Où est une nouvelle fois l’approche humaine des choses ?
Pousser quelqu’un à la démission, car c’est bien de cela dont il s’agit, est à mon sens inacceptable et c’est pour cela que j’ai fait le choix d’évoquer cette situation au sein de notre assemblée, même si cela n’est pas dans nos habitudes, dans nos coutumes, dans nos traditions, même si pour cela je dois m’attirer les foudres de certains.

Enfin, s’agissant de l’arrêté de sanction. Sur quelles bases vous appuyez-vous pour vous déterminer sur 16 mois de suspension ?
Quelle est l’échelle de gravité des sanctions au sein de notre collectivité ?

Monsieur le Maire, je crois qu’il faut en la matière faire preuve de mesure, de discernement et de recul. Ce n’est hélas pas le cas.

Très concrètement, je vous propose d’avoir une approche plus humaine des choses en re-convoquant un conseil de discipline pour statuer de nouveau sur cette situation en ayant bien à l’esprit la décision du tribunal administratif qui relevait que son contrat d’emploi jeune est arrivé à son terme et qu’il occupe actuellement un poste de catégorie C, qui ne nécessite aucun diplôme.
Voilà ce que je vous propose concrètement sans que pour autant, notre assemblée ne se substitue aux procédures internes !
Je vous remercie

0
mai
02
2013

Rencontres du Maire : 15 000 euros par réunion pour Roland Ries

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Conseil municipal du 22 janvier 2013

Point N°2 : Communication concernant la conclusion de marchés de travaux, fournitures et services.

A voir en vidéo ICI

Monsieur le Maire,

Ce point vise à informer notre assemblée des marchés publics attribués et notifiés.
C’est le marché N°201-30-177 qui a retenu plus particulièrement mon attention. Son objet concerne les fameuses « rencontres du Maire ». Il se monte à 32 655 euros.
J’ai quelques difficultés à saisir cette nouvelle dépense.
Le 22 octobre dernier je vous avez interpellé afin que vous communiquiez à notre assemblée le coût exact et définitif des 10 rencontres que vous avez organisées du 13 septembre 2012 et le 14 février 2013.
Dans sa réponse, outre le cout généré par un marché à bons de commande intitulé « Prestation régie et logistique pour les « rencontres du Maire » pour un montant de 85 000 euros et communiqué à notre assemblée lors du conseil du 24 septembre 2012, notre collègue en charge des finances avait indiqué, de façon parfois ironique d’ailleurs, que :

les 20 000 exemplaires du numéro exceptionnel de Strasbourg magazine se montaient à 4 660€
Le coût d’impression des affichettes s’élevait à 432 € celui de leur diffusion à 7 100 €.

Le coût global de ces rencontres devait donc se monter à 117 192 euros.
A aucun moment, votre adjoint ou vous-même monsieur le maire, n’avait jugé bon d’informer notre assemblée d’une éventuelle nouvelle dépense.
Finalement, nous découvrons aujourd’hui qu’il y a bien une nouvelle dépense, loin d’être anodine de 32 655 euros. In fine, le cout de ces rencontres se monte donc à 117 192 euros + 32 655 soit un total de 149 847euros ce qui porte le coût de la réunion à la « modique » somme de 15 000 euros si bien évidemment, vous n’avez pas omis de mentionner d’autres dépenses à notre assemblée.

Je trouve qu’en ces temps difficiles, cela fait cher la réunion.

Je ne vous reproche pas, monsieur le maire, d’organiser des réunions avec les habitants. Cela va dans le bon sens et c’est votre rôle de Premier magistrat.
En revanche, vous devriez être plus mesuré dans la dépense.
Et puis, personne n’est dupe, il s’agissait aussi de réunions de précampagne au cours desquelles les moyens de notre collectivité ont été utilisés à des fins vraisemblablement électorales. D’ailleurs leur organisation se terminait par le plus grand des hasards juste avant le mois de mars, début de la prise en compte des dépenses dans le cadre de la prochaine campagne municipale.
Une nouvelle fois, cette manière de procéder ne me convient pas sur un plan moral et éthique.
Je persiste à vous redire une nouvelle fois que vos rencontres et les documents qui les accompagnent auraient dû être intégralement financés par votre formation politique monsieur le Maire, d’autant que, contrairement à la ce que prévoit la loi, ce numéro de Strasbourg magazine ne comportait aucune tribune des différents groupes de notre conseil.

Voilà ce que le bon sens aurait dû vous encourager à faire !

0
avr
26
2013

Prochain conseil municipal de Strasbourg

 

Le prochain Conseil Municipal du 29 Avril sera diffusé en direct. Il sera accessible à la fois sous format vidéo et sous format audio, puis à nouveau en différé dès le lendemain.

Pour suivre le direct, rendez-vous

Lundi 29 Avril à partir de 15h00

en cliquant ICI

Sont notamment à l’ordre du jour (à télécharger ICI) :

  • Désaffectation et déconstruction d’un bâtiment municipal – Théâtre du Maillon à Hautepierre. Avis de la Ville de Strasbourg sur le déclassement du terrain d’assiette et sa mise à disposition par voie de bail emphytéotique par la Communauté urbaine
  • Signature d’une convention de partenariat avec le festival Musica
  • Restructuration de l’aérodrome de Strasbourg
  • Convention-cadre : mise à disposition d’espaces publics pour le compostage collectif
  • Soutien exceptionnel à la coopérative HLM « Habitat de l’Ill » pour la mise en œuvre de deux projets d’habitat participatif en accession sociale
  • 6 interpellations

Les précédents conseils sont consultables via ce lien

0