mai
06
2013

Hausse des tarifs de la CTS 1/2

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 3 mai 2013
Point N°26 : Revalorisation des tarifs de la CTS

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Le 27 juin 2008, trois mois après l’élection confortable de Roland Ries à la tête de la ville de Strasbourg et deux mois après votre accession aux responsabilités de la CUS, notre assemblée était amenée à délibérer sur une augmentation des tarifs de la CTS. Elle était alors importante, brutale car inattendue et surtout absolument pas concertée

J’étais alors intervenu ici même, pour regretter vivement cette hausse tant dans sa forme que dans le fond.

Depuis 2008, je suis d’ailleurs systématiquement intervenu en conseil sur cette question bien que cela ne faisait guère plaisir à votre premier vice président et sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries.

Aujourd’hui, pour la cinquième fois de votre mandat, vous nous demandez à nouveau de les revaloriser.

Il me semble important d’avoir une vision globale des choses et surtout de votre politique tarifaire.

Lors de votre accession aux responsabilités les tarifs phares étaient le ticket simple à 1.30 euros, l’aller-retour à 2.50, l’abonnement à 40 euros et le carnet de 10 à 11.50 euros.

Si notre assemblée entérine cette nouvelle hausse que vous nous proposez, le ticket simple sera à 1.60 euros (+23% depuis 2008 même si demeure inchangé cette fois-ci), celui d’un aller retour sera porté à 3.10€ (+24% depuis le début de votre mandat), celui de l’abonnement à 46.40€ (+16% en 5 ans) et le carnet de 10 passera à 13.10 euros (+13.9%).

Toutes ces hausses ont été plus importantes que l’évolution du pouvoir d’achat de nos concitoyens. Elles sont surtout plus importantes que l’inflation entre mars 2008 et avril 2012 qui est estimée aux alentour de 8.9%. En euros constants, ces hausses demeurent donc importantes et ce, même si notre réseau n’a pas connu de progression substantielle.

J’ai bien lu l’intervention de Roland Ries dans les médias pour tenter d’expliquer ces hausses. Il remettait notamment en cause mes chiffres en expliquant que je me trompais sur les pourcentages, que je ne comprenais pas et j’en passe.

J’ai beau refaire et refaire mes calculs entre les tarifs 2008 et 2013, ma calculatrice arrive toujours aux mêmes résultats. Alors je me suis dit que c’était ma calculatrice qui n’était pas bonne. Peut-être provenait-elle de l’UMP, peut-être avait-elle servi à la COCOE ou que sais-je encore. J’ai donc fait refaire les calculs par d’autres personnes, avec d’autres supports et même par écrit. Nous sommes hélas toujours arrivés aux mêmes pourcentages.

Et c’est normal parce que le véritable problème, c’est que comme pour la ville de Strasbourg, comme pour la CUS vous ne maitrisez pas les dépenses de fonctionnent de la CTS. Après avoir fait payer les entreprises en revalorisant fortement le versement transport, vous avez également fait le choix de faire payer les usagers et comme toujours, sans la moindre concertation en amont avec les associations.

Ces évolutions sont tellement peu concertées que vous en arrivez à des incohérences criantes.

A titre d’exemple, la différence entre le tarif simple et l’aller retour (10 cts) est si faible que vous signez quasiment l’arrêt de mort du tarif aller retour.

Plus fort encore, le litre d’essence était ce matin 1.509 € dans une station de la Meinau et celui du diesel était de 1.319 €. Cela veut donc dire que le prix du ticket simple revient plus cher qu’un litre de carburant !

Je sais bien que vous allez me rétorquer qu’il faut veiller à un taux de couverture correct.

J’entends bien cet argument mais il faut également de la cohérence. Il m’est impossible de demander à nos concitoyens, qui sont nombreux à avoir recours aux transports en commun (de plus en plus nombreux comme vous l’avez souligné) de payer de plus en plus cher l’usage de ces transports en cette période économique si difficile pour eux. Cela m’est encore plus difficile qu’il faudra en même temps leur expliquer que pendant que nous augmentons les taris de la CTS, les collectivités baissent fortement les taxes aéroportuaires pour un coût total de 3.4M€ pour la CUS entre 2013 et 2016, transport aérien que beaucoup n’ont peut-être même jamais utilisé…

Au regard de ces incohérences, je crois qu’en matière de politique des transports en commun et des déplacements, il est urgent pour notre collectivité de procéder à une véritable remise à plat.

Il faut définir des objectifs clairs à atteindre, les stratégies pour y parvenir  et de cesser cette politique au fil de l’eau où l’on empile des mesures souvent contradictoires..

Je vous remercie

0
mai
06
2013

Hausse des tarifs de la CTS 2/2

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 3 mai 2013
Point N°26 : Revalorisation des tarifs de la CTS (second tour)

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Tout d’abord je tiens à souligner que je partage une grande partie de l’analyse de notre collègue Alain Jund notamment sur la question de la hausse de la TVA programmée pour 2014. Je rejoins également la proposition de notre collègue Eric Amiet, maire de Wolfisheim, de geler les tarifs en cette période de crise.

Sur vous réponses, j’entends bien vos arguments. En temps normal, je pourrais presque les partager.

Sauf qu’aujourd’hui, nos concitoyens traversent une crise sans précédent.

Leur pouvoir d’achat a baissé. Sensiblement diminué. C’est l’élément phare que nous devons prendre en compte dans chacune de nos décisions en conseil.

Je ne veux pas revenir sur les méthodes de calcul de Roland Ries. Il a une approche comptable qui ne prend pas en compte cette réalité.

La question n’est pas non plus de comparer deux mandatures mais de déterminer la politique des transports d’aujourd’hui. Pour autant, et je n’ai pas peur de le dire même si cela risque une nouvelle fois de ne pas plaire, tout n’a pas été parfait lors de la précédente mandature notamment sur la question de la tarification à un bémol près, le contexte économique n’était pas du tout le même qu’aujourd’hui ! Est-ce une erreur de reconnaitre qu’on s’est trompé ? Est-ce une erreur de dire qu’on aurait pu faire mieux ? Est-ce une erreur que de prendre en compte les évolutions conjoncturelles ? Personnellement, je pense que non.

Vous évoquez les hausses des dépenses de fonctionnement qu’il faut absorber. Elles vont encore progresser avec le prolongement du réseau tramway.

C’est un paramètre qui n’est malheureusement pas pris en compte lorsque nous investissons dans des créations de ligne. Nous n’intégrons pas à sa juste valeur les dépenses de fonctionnement supplémentaire que la CTS aura à exploiter. A combien se monteront ces nouvelles dépenses avec les extensions programmées vers Kehl ou Illkirch ?

D’ailleurs, à l’approche des campagnes électorales comme l’évoquait Roland Ries, les projets fleurissent. Souvent leur coût n’est pas avancé et jamais le coût de fonctionnement que ces projets susciteront n’est pris en compte.

Je me répète, au regard du contexte, il nous faut avoir collectivement une autre approche des choses.

Nous devons mener une véritable réflexion sur la politique des déplacements que nous voulons mettre en place dans la CUS en intégrant les transports en commun, leur attractivité économique, la voiture, le stationnement, le trafic routier, le train mais aussi l’avion. Le tout en prenant en compte de nos capacités financière réelles.

Continuer à augmenter mécaniquement les tarifs de la CTS, année après année, ne constitue pas pour moi une politique !

Voilà pourquoi je voterai une nouvelle fois contre ces augmentations.

0
mai
02
2013

À propos d’une placette du 17 octobre 1961

Intervention de Robert Grossmann
Conseil Municipal du 29 avril 2013
Point 22 : Dénomination des rues 2013 – placette du 17 octobre 1961

A voir en vidéo ICI

Je me permets d’estimer que la proposition d’accorder le nom d’une place de Strasbourg au 17 octobre 1961 n’est ni urgente, ni utile, nécessaire.

De quoi s’agit-il ?
De commémorer, en l’inscrivant de manière définitive dans notre ville, la tuerie commise le 17 octobre 1961 par la police française de ressortissants algériens qui manifestaient dans les rues de Paris à l’appel du FLN.

Cette tuerie a été évoquée le 17 octobre 2012, par le Président de la République François Hollande dans un communiqué que, par souci d’honnêteté, je vais citer ici :
« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes »
Voilà.
La reconnaissance officielle a été formulée par la France et l’hommage aux victimes également.

Ces tragiques événements ne peuvent occulter tous les faits et exactions terribles qui se sont malheureusement déroulés pendant la guerre en Algérie.
Les jeunes soldats Strasbourgeois et Alsaciens tombés dans ce conflit ont leurs noms gravés collectivement sur différents monuments aux morts.
Par ailleurs une «Association pour l’édification d’un monument à la mémoire des soldats du Bas-Rhin morts pour la France en Afrique du Nord » a pour objectif de créer un monument à Strasbourg rendant hommage aux 300 soldats morts en Afrique du Nord entre 1952 et 1964. Notre éminent collègue Aziz Méliani en assure le suivi et ce monument devrait être inauguré au cours de l’année.
Je veux toutefois évoquer un événement particulièrement tragique qui est, après l’indépendance de l’Algérie, le massacre des Harkis, supplétifs engagés dans l’armée française de 1957 à 1962.
Le 14 avril 2012, Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu la responsabilité du gouvernement français dans « l’abandon » des harkis après la fin de la guerre d’Algérie en 1962. Cela aussi est un de nos grands remords.
Au total, le nombre de harkis tués après le cessez-le-feu est estimé selon les historiens à 60 000 à 70 000. De nombreux harkis furent également arrêtés et emprisonnés.
Aucune rue ni aucune place de notre ville n’est dédiée à la mémoire de nos soldats ni des supplétifs qui ont portés l’uniforme de la France. La date du massacre d’Oran le 5 juillet 1962 en particulier, reste gravée douloureusement dans les mémoires. J’ai eu à ce sujet de nombreux messages demandant que l’on commémore cette date.

Je veux ajouter que la tragédie d’octobre 1961, en plus de réveiller d’anciennes douleurs, en plus de diviser les Français, n’a aucun rapport direct avec notre ville aussi je ne vois pas pour quelle raison Strasbourg ferait un acte de repentance particulier alors que les plus hautes autorités de notre pays l’ont accompli et que d’autres dates méritent d’être inscrites dans nos mémoires.

S’il faut évoquer le conflit en Algérie qui s’était déclenché en 1954, il me semble que la date la plus significative qui mérite d’être retenue est celle de la paix.
Le cessez le feu est intervenu le 19 mars 1962.
Or en juillet 1962 il y eut les massacres d’Oran. Après le cessez le feu donc. Cela crée une vive controverse sur la date de la paix.
Aussi pour tenir compte du fait qu’après le 19 mars la paix n’a pas été respectée, en un mot que le cessez le feu n’a pas produit la paix, le Président Jacques Chirac avait-il proposé la date du 5 décembre 1962.
La place que vous prévoyez dans cette délibération pourrait donc être dénommée place du 5 décembre 1962 et cela ne peut que recueillir l’adhésion de tous.

Mais puisque nous en sommes à votre proposition, dont, je le répète l’objet n’a aucun rapport avec la ville de Strasbourg, permettez moi de faire d’autres suggestions concernant des massacres à commémorer, donc à rappeler aux mémoires des contemporains.

Pourquoi pas une place ou une rue de la Saint Barthélémy, une place ou une rue des Cathares, des Arméniens…et, pour vous touchez plus directement car je sais combien le sujet vous tient à cœur, je veux vous dire mon incompréhension de constater qu’il n’y a aucune place aucune rue de Strasbourg qui porte le nom d’Oradour sur Glane, contrairement à Schiltigheim.

Enfin, je voudrais rappeler que lors de la commission de dénominations des rues a été évoquée la proposition de M. Oehler, votre adjoint aux sports de débaptiser l’arrêt du bus, remplacé par celui du tram, devant le Lycée Marcel Rudloff, en Station François Mitterrand.
Vous avez fait connaître votre opposition à ce projet et M.Oehler a fait connaître son opposition à votre opposition. Aujourd’hui je ne vois plus ce projet dans notre délibération. Vous avez gagné, tant mieux.
Je voudrais aller plus loin.

Puisque vous êtes dans la symbolique, que votre préoccupation centrale est la fraternité et le vivre ensemble dans l’harmonie et la paix à Strasbourg, puisque, par là même, vous voulez exorciser le sort et chasser les mauvais souvenirs, les mauvais esprit ainsi que les mauvaise forces de l’esprit, moi j’aurais bien proposé de débaptiser l’avenue Mitterrand.
Non pas à cause des exploits sportifs de Mitterrand au jardin de l’observatoire, non pas parce qu’il mangeait des ortolans protégés et interdits de chasse, non pas pour les suicides de certains éminents proches, non pas pour la spectaculaire opacité de sa vie privée dans les palais de la République, non pas pour sa bigamie, mais pour une raison autrement plus grave encore : son amitié avec Bousquet et la protection dont il l’a fait bénéficier.

Je rappelle que Bousquet a organisé le 4 juillet 1942 la rafle du Vel d’hiv suivies le 26, 27 et 28 août de rafles en zone libre

Je veux simplement citer Elie Wiesel que j’ai entendu énoncer, personnellement, ici même à Strasbourg, sa sentence: « le jour où Péan révélé les relations Mitterrand – Bousquet mes relations avec lui furent terminées, définitivement »’

J’ajoute que Mitterrand dans les dernières heures au Palais de l’Elysée a dénoncé « le lobbies juif » ce qui était une de ses marottes.

Monsieur le maire, soyez conséquent. Vous avez fait éradiquer de la médiathèque Malraux une citation d’un des plus grands écrivains du XXème siècle, un géant de la littérature, Céline, qui était aussi, hélas, un odieux anti sémite.
La phrase incriminée se situait au dessus des WC hommes, place bien choisie, et était totalement anodine, la voici : « Je vous laisse un plan et mes comics…vite vite mes oignons que je vous retrouve par ici, mesdames et messieurs…encore 2000 pages au moins, l’Achille qui me voudrait décédé »

Vous avez commis un acte grave en portant atteinte à l’œuvre d’art de Rudie Baur graphiste mondialement connu et qui avait choisi cette phrase comme des centaines d’autres qui illustrent la médiathèque.
Bousquet Mitterrand c’est autrement plus grave !

0
mai
02
2013

Licenciement d’un agent de la CUS 1/2

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Conseil Municipal du 29 avril 2013

Titre : Licenciement d’un agent (Premier tour de parole)

A voir en vidéo ICI

 Monsieur le Maire,
Lors du dernier conseil municipal, dans le cadre du débat relatif au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, j’évoquais la situation de l’un de nos agents, sans le nommer.

Ce dernier a été licencié brutalement pour des raisons bassement politiques, au prétexte d’un motif fallacieux.
Il n’a pas baissé les bras, s’est battu et a saisi le tribunal administratif qui lui a donné gain de cause.
Après l’avoir réintégré comme la justice vous y oblige, vous avez aussitôt prononcé sa suspension pour 16 mois.

Je vous ai alors demandé des explications. Il m’a été répondu que la situation de cet agent ne pouvait être abordée en conseil mais que des éléments me seraient communiqués ultérieurement.
Je n’ai toujours rien réceptionné.

Entre-temps, j’ai appris que vous aviez décidé faire appel de ce jugement.
Je trouve que les choses vont trop loin, que ce n’est pas des manières de faire. Cette situation est ubuesque et clairement inacceptable.
Cette manière de faire ne vous honore pas, monsieur le maire.
Même si je suis loin de partager les idées politiques de cet agent, je demeure résolument un démocrate, un républicain, respectueux de la liberté de penser, d’expression mais aussi syndicale.
Je n’accepte pas l’injustice qui lui est faite comme l’a relevé le tribunal administratif dans son jugement, en premier instance.

Je vous demande d’expliquer à notre assemblée les raisons de ces procédures, de ces sanctions, de ces dépenses que je trouve inutiles pour notre collectivité.

Enfin, je vous encourage vivement à faire enfin preuve de responsabilités et de sagesse en épargnant à notre collectivité ce nouveau procès.
Cet agent doit purement et simplement être réintégré, autorisé à reprendre le travail, sans entourloupe, sans artifices, même si votre orgueil doit en prendre en coup.

0
mai
02
2013

Licenciement d’un agent de la CUS 2/2

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Conseil Municipal du 29 avril 2013

Titre : Licenciement d’un agent (Second tour de parole)

A voir en vidéo ICI

Monsieur le Maire,
Cher collègues,

J’ai écouté avec attention votre réponse à mon interpellation.
Certes, elle porte sur un cas particulier. Certes, elle relève de la compétence de l’autorité territoriale et non pas de l’assemblée délibérante. Certes, au moment au cet agent avait postulé pour un poste d’emploi jeune, il ne disposait pas des diplômes requis.
Pour autant, le dispositif des emplois jeunes n’existe plus. Cet agent occupe actuellement un poste de catégorie C qui ne nécessite aucun diplôme. Pour intégrer les services de la ville, il est d’abord passé par une période où il occupait le statut de stagiaire avant d’être titularisé. Son service, ses compétences pour exercer ses fonctions n’ont jamais été remises en cause, y compris dans le cadre de sa sanction.
Je n’ai pas pour habitude de commenter le travail de nos agents. Je n’ai pas pour habitude de me prononcer sur la gestion du personnel au quotidien et encore moins des sanctions.
En revanche, je suis extrêmement sensible aux injustices et à toutes formes d’acharnement.
Ce qui me fait réagir, c’est que depuis le départ, dans le fond comme dans la forme, tout dans ce dossier est disproportionné.
Franchement, envoyer la police municipale pour l’extirper de son service était au minimum maladroit. Notre police municipale, je préfère la voir à l’extérieur, protéger nos concitoyens plutôt que de mettre en application vos sanctions administratives au sein de notre collectivité. Il y a des chefs de service ou une direction des ressources humaines pour cela !

Ce qui me fait encore davantage réagir, c’est la double peine dont est l’objet cet agent.
Vous le licenciez. Le tribunal administratif estime de son côté que cette sanction est disproportionnée et vous oblige à le réintégrer, ce que vous faites mais en prenant aussitôt un arrêté le suspendant pendant 16 mois tout en interjetant en même temps un appel.
Où est la cohérence ?
Je vois deux sanctions dans ces décisions et je ne vois malheureusement aucun traitement humain de son cas, un peu comme on l’a vu dans un passé récent chez Orange ou à la Poste…

Soit vous choisissez de faire appel de ce jugement du tribunal administratif, ce qui est le droit de notre collectivité (et pas une obligation pour autant), mais dans ce cas, tant que la cours d’appel ne s’est pas prononcée, il doit pouvoir reprendre normalement son service et surtout récupérer les rémunérations qui lui sont dues.

Soit vous ne choisissez pas la voie du recours et vous le sanctionnez en interne.
Mais agir comme vous le faites c’est le priver de toute rémunération durant 16 mois tout en l’empêchant de trouver du travail ailleurs puisque le temps du jugement, il demeure toujours fonctionnaire.
En gros, si cet agent souhaite avoir un revenu le temps de ces 16 mois, il n’aura qu’une solution : démissionner.
Où est une nouvelle fois l’approche humaine des choses ?
Pousser quelqu’un à la démission, car c’est bien de cela dont il s’agit, est à mon sens inacceptable et c’est pour cela que j’ai fait le choix d’évoquer cette situation au sein de notre assemblée, même si cela n’est pas dans nos habitudes, dans nos coutumes, dans nos traditions, même si pour cela je dois m’attirer les foudres de certains.

Enfin, s’agissant de l’arrêté de sanction. Sur quelles bases vous appuyez-vous pour vous déterminer sur 16 mois de suspension ?
Quelle est l’échelle de gravité des sanctions au sein de notre collectivité ?

Monsieur le Maire, je crois qu’il faut en la matière faire preuve de mesure, de discernement et de recul. Ce n’est hélas pas le cas.

Très concrètement, je vous propose d’avoir une approche plus humaine des choses en re-convoquant un conseil de discipline pour statuer de nouveau sur cette situation en ayant bien à l’esprit la décision du tribunal administratif qui relevait que son contrat d’emploi jeune est arrivé à son terme et qu’il occupe actuellement un poste de catégorie C, qui ne nécessite aucun diplôme.
Voilà ce que je vous propose concrètement sans que pour autant, notre assemblée ne se substitue aux procédures internes !
Je vous remercie

0
mai
02
2013

Rencontres du Maire : 15 000 euros par réunion pour Roland Ries

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Conseil municipal du 22 janvier 2013

Point N°2 : Communication concernant la conclusion de marchés de travaux, fournitures et services.

A voir en vidéo ICI

Monsieur le Maire,

Ce point vise à informer notre assemblée des marchés publics attribués et notifiés.
C’est le marché N°201-30-177 qui a retenu plus particulièrement mon attention. Son objet concerne les fameuses « rencontres du Maire ». Il se monte à 32 655 euros.
J’ai quelques difficultés à saisir cette nouvelle dépense.
Le 22 octobre dernier je vous avez interpellé afin que vous communiquiez à notre assemblée le coût exact et définitif des 10 rencontres que vous avez organisées du 13 septembre 2012 et le 14 février 2013.
Dans sa réponse, outre le cout généré par un marché à bons de commande intitulé « Prestation régie et logistique pour les « rencontres du Maire » pour un montant de 85 000 euros et communiqué à notre assemblée lors du conseil du 24 septembre 2012, notre collègue en charge des finances avait indiqué, de façon parfois ironique d’ailleurs, que :

les 20 000 exemplaires du numéro exceptionnel de Strasbourg magazine se montaient à 4 660€
Le coût d’impression des affichettes s’élevait à 432 € celui de leur diffusion à 7 100 €.

Le coût global de ces rencontres devait donc se monter à 117 192 euros.
A aucun moment, votre adjoint ou vous-même monsieur le maire, n’avait jugé bon d’informer notre assemblée d’une éventuelle nouvelle dépense.
Finalement, nous découvrons aujourd’hui qu’il y a bien une nouvelle dépense, loin d’être anodine de 32 655 euros. In fine, le cout de ces rencontres se monte donc à 117 192 euros + 32 655 soit un total de 149 847euros ce qui porte le coût de la réunion à la « modique » somme de 15 000 euros si bien évidemment, vous n’avez pas omis de mentionner d’autres dépenses à notre assemblée.

Je trouve qu’en ces temps difficiles, cela fait cher la réunion.

Je ne vous reproche pas, monsieur le maire, d’organiser des réunions avec les habitants. Cela va dans le bon sens et c’est votre rôle de Premier magistrat.
En revanche, vous devriez être plus mesuré dans la dépense.
Et puis, personne n’est dupe, il s’agissait aussi de réunions de précampagne au cours desquelles les moyens de notre collectivité ont été utilisés à des fins vraisemblablement électorales. D’ailleurs leur organisation se terminait par le plus grand des hasards juste avant le mois de mars, début de la prise en compte des dépenses dans le cadre de la prochaine campagne municipale.
Une nouvelle fois, cette manière de procéder ne me convient pas sur un plan moral et éthique.
Je persiste à vous redire une nouvelle fois que vos rencontres et les documents qui les accompagnent auraient dû être intégralement financés par votre formation politique monsieur le Maire, d’autant que, contrairement à la ce que prévoit la loi, ce numéro de Strasbourg magazine ne comportait aucune tribune des différents groupes de notre conseil.

Voilà ce que le bon sens aurait dû vous encourager à faire !

0
avr
26
2013

Prochain conseil municipal de Strasbourg

 

Le prochain Conseil Municipal du 29 Avril sera diffusé en direct. Il sera accessible à la fois sous format vidéo et sous format audio, puis à nouveau en différé dès le lendemain.

Pour suivre le direct, rendez-vous

Lundi 29 Avril à partir de 15h00

en cliquant ICI

Sont notamment à l’ordre du jour (à télécharger ICI) :

  • Désaffectation et déconstruction d’un bâtiment municipal – Théâtre du Maillon à Hautepierre. Avis de la Ville de Strasbourg sur le déclassement du terrain d’assiette et sa mise à disposition par voie de bail emphytéotique par la Communauté urbaine
  • Signature d’une convention de partenariat avec le festival Musica
  • Restructuration de l’aérodrome de Strasbourg
  • Convention-cadre : mise à disposition d’espaces publics pour le compostage collectif
  • Soutien exceptionnel à la coopérative HLM « Habitat de l’Ill » pour la mise en œuvre de deux projets d’habitat participatif en accession sociale
  • 6 interpellations

Les précédents conseils sont consultables via ce lien

0
avr
22
2013

Eurométropole : Un rendez-vous à ne pas manquer !

 

Certes, le réveil fut dur le lendemain de l’échec du référendum sur la création d’un conseil unique d’Alsace, oui l’Alsace a raté le coche et n’a pas montré la voie d’une décentralisation conforme aux besoins de notre temps. Mais ne baissons pas les bras. L’Alsace trouvera la sortie de l’impasse de la réforme institutionnelle. Après avoir fait l’analyse de l’échec, elle s’en sortira et se ralliera aux vertus et aux gains de la simplification, de l’harmonisation et de l’efficacité.

Oui, l’Alsace souffre, comme le reste de la France, de la crise économique et sociale mais elle doit, sans tarder, se pencher sur ses atouts, sur sa situation privilégiée de région frontalière, sur son rôle exemplaire dans l’avancement de la construction européenne.
C’est une fois de plus, Strasbourg l’européenne, qui peut et doit montrer le chemin. Dans le cadre de l’acte 3 de la décentralisation, Strasbourg est amenée à bénéficier du statut d’eurométropole. Il s’agit d’une reconnaissance de son rôle particulier de siège d’organisations internationales sans être capitale nationale comme le sont New York ou Genève.
Il ne faut pas seulement apporter notre plein soutien au principe de la création d’une eurométropole, mais nous pencher, dès à présent, sur son contenu et sa configuration.

C’est donc avec étonnement que j’ai noté l’approche donnée à ce projet par le président de la CUS, Jacques Bigot, dans une récente tribune (« L’eurométropole : un projet à partager ») dans les DNA du 3 avril 2013. Il appelle, avec raison, à « oeuvrer très vite à ce que le contenu de cette eurométropole soit le plus pertinent et le plus efficace possible ». Mais le partage essentiel de ce projet se fera, selon lui, exclusivement à travers un partenariat de Strasbourg avec l’État et les autres collectivités d’Alsace. Aucune mention de l’enjeu transfrontalier, du partenariat avec le voisin. L’eurométropole devrait-elle s’arrêter au milieu du Rhin ? Bien sûr que non, son nom même est l’expression d’un projet partagé avec nos voisins !

La future eurométropole permettra-t-elle de réaliser enfin ce qui a été déjà prévu par l’Eurodistrict CUS-Ortenau dans sa convention du 17 octobre 2005 qui, dans ses orientations politiques, souhaitait « amorcer le développement durable d’une véritable métropole européenne de près d’un million d’habitants, qui soit reconnue comme un espace de vie et d’activités d’un caractère tout à fait novateur ».

Très récemment et sans beaucoup de médiatisation, deux rencontres politiques de haut niveau ont souligné la nécessité du bon fonctionnement du partenariat franco-allemand. Lors d’une conférence commune le 4 avril à l’ENA (« Le couple franco-allemand – tremplin vers un fédéralisme en Europe ? ») les ministres des finances français et allemand, Pierre Moscovici et Wolfgang Schäuble, ont donné la priorité absolue à un partenariat fort entre les deux pays pour vaincre la crise. Cette bonne entente est indispensable pour promouvoir ensemble l’avancement pragmatique d’une gouvernance européenne (union bancaire, capacité budgétaire commune, politique durable des finances…). De même, la semaine précédente, Ursula von der Leyen et Michel Sapin, ministres du Travail allemand et français, ont inauguré à Kehl la première agence pour l’emploi franco-allemande. La complémentarité des situations de l’emploi bien différentes en Allemagne, qui connaît une pénurie de main-d’oeuvre et de l’Alsace où le chômage augmente, devrait faire le succès de cette nouvelle agence pour l’emploi. C’est bien dans cette solidité du couple franco-allemand qu’on peut trouver une sortie de crise pour l’Alsace, et l’eurométropole ne peut être absente de ce challenge.

Rappelons, une fois de plus, les objectifs méritoires de l’Eurodistrict CUS-Ortenau, fixés et signés en 2005. La coopération entre les services de l’emploi en faisait partie et la création de cette première agence franco-allemande pour l’emploi mérite d’être saluée, mais il reste tant à faire parmi les actions prioritaires dans le domaine de l’économie où figuraient également l’intensification de la coopération en matière de promotion économique et l’engagement de favoriser une harmonisation des fiscalités. Les engagements de 2005, c’est-à-dire les actions prioritaires préconisées et surtout l’objectif politique principal de « devenir, au sein de l’Union européenne, un territoire pilote en matière d’intégration plus approfondie », n’ont pas du tout été abordées jusqu’à présent. L’argument selon lequel nos différences juridiques et administratives, nos traditions politiques éloignées, a été vite mis en avant pour empêcher un véritable démarrage d’un projet adapté aux ambitions de notre région et de l’Europe. L’asymétrie entre nos deux pays n’est pas une fatalité, ce qui fut une stratégie dans nos relations conflictuelles n’a plus de sens aujourd’hui… Changer les lois, les réglementations et les mentalités est une simple question de volonté politique. D’importantes pointures gouvernementales françaises et allemandes viennent de témoigner leur attachement à l’efficacité du couple franco-allemand pour surmonter la crise et pour faire avancer la gouvernance européenne. Il faut que nous saisissions cette dynamique à l’échelle régionale-transfrontalière.

Basée sur les bonnes comme sur les expériences décevantes de l’Eurodistrict, l’eurométropole Strasbourg peut assumer ce rôle, parce qu’il ne faut pas ajouter une structure supplémentaire au mille-feuille des coopérations transfrontalières.
Réussir la création d’une véritable eurométropole transfrontalière confirmera, vu de l’extérieur, l’exemplarité de notre région et de notre ville dans l’avancement de l’Europe grâce au couple franco-allemand, tout comme Lille le fera avec ses voisins belges.
Personne ne pourra plus contester le titre de capitale européenne à Strasbourg en arguant que le symbole de la réconciliation est dépassé, en revanche Strasbourg deviendra un véritable laboratoire européen, exemple de coopération réussi pour toutes les régions transfrontalières européennes.

Anne Schumann
Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg (UDI)

0
mar
26
2013

Une salle de shoot à Strasbourg ?

Interpellations de Robert Grossmann

Conseil Municipal du 25 mars 2013

  Objet : Quelle est votre philosophie, celle des membres de votre municipalité et celle des membres de votre coalition en matière de consommation de drogues dures aussi bien que de cannabis et autres substances?

Le gouvernement socialiste va installer des salles de shoot à Paris.

Strasbourg est la première ville de province à poser sa candidature pour un tel lieu.

Sans préjuger des positions des uns ou des autres il est difficile de ne pas constater qu’une telle politique signifie une tolérance généralisée à l’égard de la consommation de substances toxiques.

En France et dans la très grande majorité des pays d’Europe la consommation de drogue est interdite et punie par la loi.

Une salle de shoot est un lieu certes protégé en ce qui concerne la propreté des seringues ou autres matériaux utilisés par les toxicomanes mais ceux ci peuvent y avoir accès en y apportant les substances, pourtant prohibées, auxquelles ils ont malheureusement recours.

Il y a là une contradiction flagrante entre interdiction d’utiliser des drogues et autorisation d’y avoir recours dans les salles de shoot.

Une bonne politique de santé publique devrait avant tout consister à protéger nos concitoyens et notamment les plus jeunes d’entre eux de la consommation de « produits ».

Ce sont les moyens de prévention qui devraient être privilégiés de manière prioritaire.

On est donc en droit de se demander si les salles de shoot que la ville prévoit d’installer sont les meilleurs moyens de protéger nos jeunes face à ce qui est un véritable fléau.

Je vous serais donc reconnaissant de nous exposer votre philosophie par rapport à la drogue ainsi que vos objectifs de protection tout en précisant votre projet de salles de shoot.

0
mar
26
2013

Strasbourg, Marché de Noël

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil municipal du 25 mars 2013
Point N°7 : Marché de Noël

A voir en vidéo ICI

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Je tiens à renouveler mes félicitations, déjà formulées en novembre dernier, pour la remarquable organisation de la dernière édition du marché de Noël et en particulier, son inauguration place Kléber ainsi que l’installation de la grande scène ouverte durant l’ensemble de l’édition.

J’attache beaucoup d’importance à cet évènement. Malgré son indéniable aspect commercial, il constitue l’un des rares moments qui a du sens pour nombre de nos concitoyens autour de valeurs comme le partage et la générosité.

Le marché, les illuminations, les animations représentent aussi un véritable spectacle gratuit et accessible de tous.

Il est à mon sens important de préserver et de renfoncer ces moments populaires et gratuits donc accessible de tous.

C’est aussi pour cela que j’ai soutenu l’initiative de notre collègue Jean-Jacques Gsell, Strasbourg capitale des amoureux, qui a rencontré un véritable succès pour une première édition.

En revanche, je regrette les conditions d’organisation de l’édition 2013 du carnaval. Je ne comprends absolument pas ce qu’il s’est produit.

Même si une association a fait défaut, entre décembre et le 17 mars, il y avait largement le temps de trouver un plan B en faisant par exemple exceptionnellement appel à des chars provenant d’autres carnavals comme le bouc bleu ou celui de Hoerdt.

J’en reviens à Strasbourg capitale de Noël.

La reconduction pour 2013 de la grande scène place Kléber est une très bonne initiative. Je vous encourage néanmoins à l’animer davantage à partir de 16h tout en indiquant à proximité le programme détaillé du jour ou même de toute la période des festivités.

Quelques interrogations toutefois pour cette nouvelle édition.

Comment se déroulera l’inauguration en 2013 ? Comptez-vous changer un certain nombre de chose, et si oui lesquelles. La notice explicative de cette délibération reste très vague sur le sujet.

Quid de la patinoire ? Cette délibération ne l’aborde pas. Sera-t-elle à nouveau installée place du château ou ailleurs, à Rive Etoile par exemple. Il s’agit je le rappelle, d’un équipement fort apprécié, notamment des enfants.

Enfin, et c’est une question récurrente, quand Strasbourg se mettra-t-elle enfin aux mugs à l’instar du marché de Noël de Nuremberg, qui connait lui aussi une forte affluence ?

Conseil après conseil, explication après explication, je ne comprends toujours pas pourquoi il est impossible à Strasbourg de l’adopter.

Je vous remercie

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