juil
29
2010

12 ans après, les mêmes hommes réitèrent la même erreur !

Roland Ries, Jacques Bigot

5104_euro_2016_strasbourgC’est avec stupéfaction que nous prenons connaissance de la décision prise unilatéralement par le Tandem Ries-Bigot, de retirer la candidature Strasbourgeoise pour accueillir des rencontres de l’euro 2016.
Une nouvelle fois, elle a été prise dans le secret de leurs bureaux du 9ème étage, sans la moindre consultation pas même avec les élus des deux conseils.

Un simple communiqué de presse leur aura donc suffi pour enterrer une candidature si importante pour Strasbourg et sa Région. Pourquoi ne pas avoir réalisé cette annonce dès le mois de juin, lors des derniers conseils ? Pourquoi ne pas avoir attendu la rentrée pour organiser un débat démocratique qui aurait pu être organisé par exemple en conseil de CUS, afin de débattre de cette candidature?
Cette méthode démontre bien que le Tandem Ries-Bigot voulait tout simplement éviter la contradiction et réaliser son annonce en catimini, au milieu de l’été !

L’euro de Football va donc se tenir en France mais en dehors de la capitale européenne. C’est un mauvais coup porté à notre ville d’autant que ce désistement se fera une nouvelle fois en faveur de Nancy, en voie de devenir la capitale du grand Est !

Euro2016_strasbourgCette décision n’est pourtant pas une surprise tant l’évolution des dossiers stade et Racing, intimement liés, a connu des soubresauts.

Malgré une campagne de communication onéreuse, nous sentions bien depuis deux ans que le Tandem Ries-Bigot s’était engagé dans cette candidature à contrecœur. Tout n’était qu’illusion et mystification comme le funeste Eurostadium, promis aux strasbourgeois.

Depuis le début, ils cherchaient un alibi pour se retirer. Ce sera donc de la faute de l’Etat, de la FFF, de la ligue, bref de tout le monde mais en aucun cas d’eux !

L’Histoire étant un éternel recommencement, leur renoncement ne constitue finalement qu’une réédition de la logique qui avait prévalu dans le cadre de l’organisation du mondial en 1998.

12 ans après, les mêmes hommes réitèrent donc la même erreur !

Robert Grossmann
Au nom du groupe des élus UMP, Nouveau-Centre & Apparentés
du conseil municipal Strasbourg

1
juil
29
2010

Malédictions architecturales

 

Lettre ouverte de Robert Grossmann à Roland Ries

printemps

Qu’il faille enfin changer et embellir la façade du Printemps est une évidence, mais de là à faire tomber la foudre sur le quartier, fût-ce en aluminium couleur champagne, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir.
Or les DNA du 23 juillet nous montrent une image du projet que le magasin Printemps veut infliger à Strasbourg et aux Strasbourgeois. Facebook montre une maquette blanche. Il y manque la couleur faux bronze mais vrai bling bling champagne, qui devrait enluminer cette chose en accentuant ses excès.

Je sais que l’architecte des bâtiments de France a donné son accord à ce projet et j’en suis consterné.
Je sais aussi que le conseil de quartier l’a approuvé. Ce ne serait pas la première fois qu’une proposition architecturale est examinée rapidement. J’ai un réel respect pour les conseils de quartier et je me permets de formuler le voeu que celui du Centre, concerné par cette façade, accepte de procéder à un réexamen.
Aujourd’hui il ne m’est pas possible de ne pas vous faire part de ma consternation.
Le bâtiment du Printemps, si longtemps négligé par ses propriétaires et dirigeants successifs, est situé dans un des endroits les plus sensibles du coeur de la ville.
A deux pas de la soucoupe qui coiffe ce noeud de tensions inquiétant que constitue la station du tram, à un jet de pierre de la tour qui est tant décriée, à deux encablures du ratage de la Maison Rouge qui défigure toute la place Kléber, ce quartier doit-il être définitivement l’objet de malédictions architecturales et constituer le catalogue du mauvais goût et des ratages de notre ville ?
J’estime en effet que la façade actuellement imaginée décrocherait le pompon en matière de misère esthétique. Mon premier réflexe devant ces stries géantes en métal artificiellement bronzé, de type champagne bling bling, a été un authentique choc. J’ai ressenti une agression visuelle.
Il ne faut, en effet, pas juger à l’échelle de la maquette mais imaginer le résultat en grandeur réelle. Ce projet de façade me semble avant tout violent et d’un parfait mauvais goût néo kitsch, style stand géant de messti de province. Si ces immenses raies de métal jetées sur la façade avec une dysharmonie totale devaient signifier une sorte de modernité post cubiste, elles suggèrent avant tout un désordre structurel, mais non artistique pour autant, qui agressera chaque regard.
Si elles devaient suggérer un drapé ( !) rappelant ceux des exceptionnelles sculptures classiques, ou celui des rideaux de scènes, il serait plutôt mité. Mais c’est avant tout un rideau guerrier de forteresse qu’elles évoquent. Aucune élégance, aucune classe mais une parodie sommaire d’art concret décadent et mal digéré. Ce lieu, ce bâtiment appellent l’élégance, l’harmonie, la douceur et le calme architectural.
Une telle façade devrait suggérer le désir plutôt que l’inquiétude. Elle devrait être harmonieuse et apaisée au milieu de tant de désordres. Je vous conjure de reconsidérer ce projet et de faire jouer votre autorité de premier magistrat de la Ville, votre amour de l’art et votre sens de la contemporanéité pour faire réviser ce projet.
Cette façade n’est pas de l’affaire privée d’un groupe international situé à Paris, c’est l’affaire de tous les Strasbourgeois à qui ce projet appartient moralement. Dans le but d’éviter une tache qui risquerait de marquer Strasbourg pour longtemps, il est encore temps de proposer un concours d’architectes et de confronter plusieurs projets car au fond, ni le conseil de quartier, ni l’architecte des bâtiments de France n’ont eu le choix.

1
juil
26
2010

Des questions légitimes qui méritent des réponses !

 

Anne Schumann

On attendait des explications quant aux raisons qui poussent la Ville et la CUS à un changement de charte graphique en pleine crise économique. On attendait des précisions quant au coût de cette opération de communication. Comme unique réponse, nous n’avons eu droit qu’au mépris et à l’arrogance du Tandem Ries/Bigot.

Ils se voulaient les chantres de la concertation, du dialogue ou du respect. Leurs actes révèlent leurs véritables nature et comportement !

Ce changement de logo engage les deux collectivités non pas sur un mandat mais sur plusieurs décennies. En refusant de soumettre cette décision au débat, aussi bien avec les élus des deux conseils qu’avec la population, Roland Ries et Jacques Bigot confirment qu’il s’agit bien d’une opération partisane menée par un clan : l’exécutif Vert/PS de la Ville et de la CUS !

Les Strasbourgeois ont pourtant le droit de savoir !

Quel est le coût total de ce changement de charte graphique ainsi que celui des dépenses indirectes qu’il va générer ?
Y a t il eu appel d’offre pour ce marché ?
Quelle est l’agence de communication qui a obtenu ce projet et sur quels critères a-t-elle été retenue ?
L’invective, et les attaques personnelles gratuites du Tandem Ries/Bigot constituent un aveu de faiblesse et ne nous impressionnent pas : Plus que jamais, nous voulons des réponses rapides, détaillées et précises à nos questions !

Anne SCHUMANN
Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
Membre du bureau politique du Nouveau Centre

1
juil
23
2010

L’été : la période propice aux vacances mais aussi aux hausses…

 

Tribune des mois de Juillet/Août – Strasbourg Magazine

hausseLa période estivale est traditionnellement le moment de l’année que nous apprécions tout particulièrement. Nous pouvons davantage nous consacrer à nos enfants, en congés scolaires, prendre un peu de temps pour nous, partir en vacances, profiter de son jardin ou jardin familial.
L’été est une période où chacun est moins sujet au stress, où nous sommes moins accaparés par le poids de l’actualité.
L’été est malheureusement aussi la période des hausses d’un certains nombre de tarifs.
Une nouvelle fois, cette année, la majorité municipale n’a pas fait dans la demi-mesure en décidant une :

• Hausse moyenne de 2.7% des tarifs de la CTS
• Hausse de l’abonnement qui passe de 41 à 44€ par mois
• Suppression de la gratuité pour les chômeurs, les séniors ou les anciens combattants
• Hausse des tarifs de mise en fourrière
• Extension du stationnement payant à 5 600 places actuellement gratuites d’ici la fin de l’année.

Il ne s’agit naturellement que d’un début puisque Roland Ries s’emploie au Sénat mais aussi en tant que président du GART (Groupement des autorités responsables de transport) à demander au gouvernement de déléguer aux villes le pouvoir de fixer les tarifs des PV de stationnement. Pour Strasbourg, il souhaite que les amendes relatives au stationnement passent rapidement de 11€ à un tarif supérieur à 20 €. Riche idée pour les finances de la ville mais fort heureusement, le parlement tient bon pour l’instant !
Au Sénat, il est cependant parvenu à faire adopter une disposition permettant aux autorités organisatrices de transport (AOT) qui le souhaitent de pouvoir expérimenter le péage urbain. Le président du GART qu’il est s’est chaudement félicité de cette décision, alors que le maire qu’il est aussi promet de ne pas l’appliquer à Strasbourg. Lequel des deux devons-nous croire ? Devrons-nous une nouvelle fois payer son addition ?
Nous aurons l’occasion d’en reparler à la rentrée.

En attendant, nous souhaitons à chacune et chacun d’entre vous de profiter pleinement de cette belle saison estivale !

1
juil
18
2010

A défaut de projets, Roland Ries et Jaques Bigot changent le logo de la ville de Strasbourg et de sa Communauté Urbaine

 

Logo_Strasbourg_02Communiqué de Presse

C’est avec un vif étonnement que nous venons d’apprendre par des indiscrétions que le Tandem Ries/Bigot allait « lancer une bombe » à la rentrée. Une bombe médiatique s’entend, consistant en un changement de logo, tant pour la Ville de Strasbourg que pour sa Communauté Urbaine.

Sur la forme, nous regrettons vivement que cette initiative ait été prise en catimini dans le secret des bureaux du 9ème étage. Une telle décision aurait au minimum du être discutée avec toutes les sensibilités du conseil municipal et du conseil de CUS afin de dégager une unanimité sur un support de communication qui engage sur le long terme les deux collectivités. Un nouveau logo ne peut être l’emblème d’un parti ou d’un clan ! Il ne peut pas non plus constituer la marque historique d’un tandem socialiste qui, faute de projet et faute d’ambitions pour Strasbourg, se contente de relooker l’emballage de sa vacuité.
Nous regrettons vivement ces méthodes d’un autre temps!

Sur le fond, cette décision nous semble totalement inopportune. Alors que les dettes de la ville et de la CUS explosent depuis 2008, nous pensions que Jacques Bigot et Roland Ries allaient s’attacher à réduire les dépenses de fonctionnement. Au lieu de cela, ils s’engagent dans un processus de communication très couteux ni utile ni, à plus forte raison, prioritaire.
Dès à présent nous demandons officiellement que le coût de cette opération inutile ainsi que celui des ses conséquences collatérales (papier entête, cartes de visite, enseignes des bâtiments municipaux, logos sur les véhicules, site internet etc…) soient communiqués à la population Strasbourgeoise.
Il y a tant d’autres priorités pour améliorer la vie quotidienne des Strasbourgeois. À titre d’exemple en cette période de forte pollution atmosphérique, il aurait mieux valu engager des dépenses à rendre les transports en commun gratuits durant les pics d’ozone !

Une nouvelle fois, le sens des priorités et de l’intérêt général du Tandem Ries/Bigot nous inquiètent fortement.
Dans l’intérêt de la ville et de la CUS, ils doivent se ressaisir rapidement !

Les élus Strasbourgeois du groupe UMP, Nouveau-Centre & Apparentés

1
juil
15
2010

Tarifs de la CTS : Une logique comptable inappropriée à nos besoins !

           

Jean Emmanuel ROBERTStrasbourg, le 10  juillet 2010

Communiqué de Presse

Cela fait maintenant deux années que je me bas contre la « logique comptable » qui anime l’équipe municipale dans sa gestion de la politique des déplacements. Le développement des transports en commun a tout simplement été relégué au second plan par des questions purement financières.
Annoncée à grand renfort de communication, la nouvelle tarification de la CTS – entrée en vigueur le 1er juillet dernier – montre déjà ses limites. Beaucoup de nos concitoyens le disent : elle n’est pas plus juste, elle n’est pas plus équitable, elle n’est pas plus solidaire et encore moins responsable.
Cette réforme devait améliorer les choses, elle ne fait que créer des injustices. Injustice pour les anciens combattants, injustice pour nos ainées, injustice pour les handicapés, injustice pour les familles nombreuses.
La situation actuelle des scolaires des communes de la CUS illustre parfaitement le manque de connaissance des usages de déplacement qui prévaut auprès des instigateurs de cette réforme.
Jusqu’à présent, les scolaires n’effectuaient qu’un aller-retour entre domicile et collège et ce, gratuitement. Demain, avec les nouveaux tarifs, ces ados pourront se déplacer dans toute la CUS, sans le moindre accord parental, avec leur Badgéo, désormais obligatoire et donc payant. Voilà ce qu’il se produit quand seul l’aspect financier est pris en compte et que les élus ne maitrisent pas pleinement leurs dossiers !
Jeudi dernier, c’est un parlementaire européen qui m’a fait part de sa surprise après la réception d’un courrier émanant d’un fonctionnaire de la CUS – « même pas du Maire » m’a-t-il précisé – lui annonçant la fin de la gratuité des transports en commun pour les députés européens alors qu’à Bruxelles, les déplacements sont toujours gratuits. « Voilà encore un bel argument pour les anti-Strasbourg » m’a-t-il confié, sans parler du manque de courage du Maire d’assumer ses décisions…
En cette période caniculaire et de pollution à l’Ozone, la tarification de la CTS montre plus que jamais ses limites. Les tarifs sont fixés à 1,4 € alors que dans ces moments exceptionnels de pics de pollution, les transports en commun devraient en toute logique être gratuits afin d’inciter le maximum de nos concitoyens à les emprunter. Une nouvelle fois, la logique comptable prend le dessus sur l’intérêt général !
Je regrette vivement cette situation ubuesque alors que depuis des mois, je n’ai jamais cessé de tirer le signal d’alarme !

Jean-Emmanuel Robert
Conseiller Municipal et Communautaire

1
juil
15
2010

Le vélo partagé de Roland Ries est inadpaté pour Strasbourg !

       

Jean Emmanuel ROBERTConseil de communauté du 25 Juin 2010
Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT (UMP)
Point 54 : Proposition de la tarification pour le vélo partagé

Je vous remercie Monsieur le Président,

Je vais être relativement bref, dans la mesure où nous avons eu l’occasion de nous exprimer longuement le mois dernier au sujet de votre projet de vélo partagé, d’en dénoncer les carences, les nombreuses insuffisances notamment en terme de coûts, mais surtout par rapport aux modalités pratiques pour les futurs usagers.

Nous vous avions également fait un certain nombre de propositions alternatives, notamment l’idée de subventionner l’acquisition d’un vélo neuf par nos concitoyens, comme cela se fait à Colmar, mais de toutes évidences vous n’en avez pas tenu compte.
Reste donc le dispositif en l’état et les tarifs que vous avez arrêtés.
Nous les avons regardés de près et ils sont, selon nous, bien trop élevés, en décalage, avec le niveau de service à minima, « petit braquet » de ce vélo partagé, qui n’est pas à la hauteur d’une agglomération comme Strasbourg.

Enfin nous regrettons que votre grille tarifaire fasse abstraction de toute tarification sociale, ce qui aurait permis d’introduire un peu plus de justice dans votre projet. Pour toutes ces raisons nous nous abstiendrons.

1
juil
06
2010

Oui, il faut sauver le Racing Club de Strasbourg !

 

logo racingIntervention de Monsieur Jean-Emmanuel ROBERT ( UMP )
Conseil municipal du 5 juillet 2010
Point 27 : Subvention Racing

Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

Avant de procéder au vote de cette subvention, permettez-moi de formuler plusieurs remarques.

Je ne reviendrais pas sur la position relative au club, au stade de la Meinau et à l’Euro que j’ai défendu ici-même le mois dernier. Je vous épargne également l’historique de la situation, mon analyse étant connue et facilement consultable sur le net.

Le Racing est donc provisoirement relégué en CFA. En liminaire, permettez moi de vous faire part de mon étonnement quant à la forme qu’à revêtue cette annonce. Comment, en effet ne pas être surpris que ce soit votre adjoint en charge des finances, qui ait été chargé de dévoiler une telle information alors que cette mission incombait à la DNCG, au club, voire même à votre adjoint aux sports, totalement absent de ce dossier, totalement absent du dossier SIG, bien évidemment aux abonnés absents lors du débat sur l’Euro 2016 le mois dernier et toujours et encore aux abonnés absents aujourd’hui !

Le Racing relégué, tout, je dis bien tout doit être mis en œuvre pour éviter que cette situation ne perdure. J’espère que les actuels actionnaires se montreront enfin à la hauteur en apportant les garanties financières demandées. Ils ont voulu entrer dans le monde du football, qu’ils assument à présent jusqu’au bout, leurs pleines et entières responsabilités !

Je vous l’ai dit le mois dernier, il est de notre devoir d’élu, y compris sur les bancs de l’opposition, d’être responsables, et c’est pourquoi je soutiens votre volonté de rétablir les subventions au club. Il s’agit selon moi d’un contrat moral que notre collectivité se doit de tenir : il en va du respect de la parole donnée surtout lorsque celle-ci est républicaine. C’est ce que je vous demandais en juin dernier et je n’ai naturellement pas changé d’avis depuis. La situation du club, du sport professionnel à Strasbourg est trop importante pour notre ville, pour qu’elle fasse l’objet de tergiversations à n’en plus finir qui ne font qu’aggraver la situation sans jamais y remédier. C’est du moins ce que je pense profondément, mais je comprends parfaitement bien que l’on puisse penser autrement et avoir un avis différent.

J’ai toutefois récemment eu l’occasion de me rendre compte à quel point notre situation de capitale européenne était fragile, c’est un euphémisme, et cela n’a fait que me conforter dans l’idée qu’il nous est indispensable d’être capable d’accueillir un grand évènement tel que l’Euro 2016 à moins que nous voulions finalement n’être qu’une petite capitale de sous-préfecture. Pour accueillir cet Euro, pour que la situation financière soit à terme viable, il faut que le Racing soit sauvé et remonte le plus rapidement possible en Ligue 2 à minima, en Ligue 1 de préférence naturellement.

Pour toutes ces raisons, monsieur le maire, je voterai en faveur de cette délibération rétablissant les subventions au club mais cela ne constitue pas pour autant un chèque en blanc, loin de là ! Je vous réitère une nouvelle fois ma demande de transparence par rapport aux dossiers du Racing, du stade et de l’Euro, formulée le mois dernier. Les élus doivent être informés en temps réel des avancées obtenues et des décisions prises, quelques soient les bancs sur lesquels ils siègent. Les enjeux économiques, sportifs et d’image sont trop importants pour qu’ils en soient systématiquement tenus à l’écart et de ce point de vue là Monsieur le Maire, en raison des nombreuses carences, et des défaillances régulièrement constatées, vous portez vous aussi et votre municipalité avec, une véritable responsabilité dans la situation que nous connaissons actuellement. Beaucoup le disent, beaucoup le reconnaissent, et pas seulement dans les milieux sportifs : il était donc grand temps que votre municipalité réagisse.

Je vous remercie.

1
juin
26
2010

Oui au Rallye en Alsace et à Strasbourg !

 

Jean Emmanuel ROBERTConseil de communauté du 25 Juin 2010
Intervention de Jean-Emmanuel Robert
Point N° 99 : Rallye en Alsace

Monsieur le Président,

La décision du bureau de la Fédération Française des Sports Automobiles, prise à l’unanimité de ses membres en octobre dernier, de confier à l’Alsace l’organisation des manches 2010, 2011 et 2012 du rallye de France a constitué une très bonne nouvelle pour notre région, qu’il nous convient maintenant de soutenir et d’encourager. C’est la raison pour laquelle, Monsieur le Président, avec mes collègues Strasbourgeois, nous voterons la participation financière que vous nous proposez aujourd’hui.

Outre le fait que, cette compétition permettra à l’un de nos trop rares champions du monde, Sébastien LOEB, meilleur coureur de l’Histoire, avec pas moins de 6 titres à son actif, de courir sur ses terres natales, elle sera de toutes évidences une formidable occasion de véhiculer une notoriété positive et moderne de l’Alsace. Ce sera également un signe fort dans une économie en crise pour la filière automobile basée à Mulhouse ou à Strasbourg ainsi que pour l’ensemble des salariés et des ouvriers qui y travaillent.

Alors j’entends, ce qu’en pensent les uns et les autres, en particulier les avis divergents qui s’expriment aujourd’hui. Que la tenue de cette manifestation fasse débat ne me choque pas et il convient naturellement de respecter celles et ceux qui s’y opposent.

Mais dans le même temps, il faut aussi respecter les alsaciens nombreux, qui y sont favorables en écho au 80% de Français, qui attribuent aux sports mécaniques, un rôle moteur en terme d’innovations technologiques. Qu’on le veuille ou non, ces avancées techniques ont toutes été préalablement testées en compétition. Cela a été le cas pour la sécurité, avec la généralisation de l’ABS, des airbags, ou de la direction assistée. Il en va de même pour l’usage de nouveaux matériaux destinés à alléger les véhicules, qui participent à l’abaissement de la consommation de carburant et à de moindres émissions polluantes. Les constructeurs misent encore aujourd’hui sur la compétition pour innover avec par exemple le système HYmotion4 qui permet de récupérer et de stocker une partie de l’énergie cinétique de la voiture pendant le freinage.

65% des français interrogés récemment dans un sondage, considèrent que les sports mécaniques ne doivent pas disparaître pour des raisons écologiques et comme beaucoup, je m’interroge sur la pertinence des arguments avancés nos collègues Verts.

Car au fond, qui peut véritablement se retrouver dans « cette écologie du renoncement » qu’ils nous proposent. Comment peut on défendre d’un côté le développement des transports en commun, et de l’autre, à cautionner les augmentations à répétition des tarifs de la CTS ainsi que des extensions de tram à minima? Qui peut finalement se reconnaître dans des positions alambiquées, d’hostilité au trafic aérien tout en étant résolument contre le développement du rail notamment le TGV ?
Cette écologie du « renoncement », en bien des circonstances nous a conduit par le passé à prendre des décisions hâtives et hasardeuses, dont les résultats sont souvent discutables sur le plan écologique et surtout des plus critiquables sur le plan économique.

Je crois que l’Alsace n’a rien à gagner à tergiverser chaque fois qu’une opportunité s’offre à elle, comme cela s’est déjà produit avec DHL, puis Rayanair. Combien de fois avons nous avons fait la fine bouche, prétexté des arguments environnementaux pour faire barrage à des projets qui auraient pu être source d’activités et créateurs d’emplois.
Finalement notre aéroport périclite, la circulation aérienne est toujours présente, les émanations de CO2 aussi, sauf que les avions décollent et atterrissent à Baden, que des emplois sont crées en masse non pas en Alsace mais de l’autre coté du Rhin !

Chacun le sait bien, un simple match de football génère bien davantage de CO2 qu’un rallye automobile. Les milliers de supporters qui se déplacent le font en voiture, il faut éclairer le stade, les joueurs se déplacent parfois en avions et leur staff aussi… Au final, le bilan carbone n’est-il pas bien plus lourd que pour un rallye ? Va-t-on aller jusqu’à interdire les matchs de foot ? Va-t-on faire de même pour le tour de France et sa caravane ? Pour le Basket et les tournois de Hand? Va-t-on interdire les patinoires au prétexte qu’elles consomment de l’énergie, et avec le hockey sur glace et le patinage artistique ?

Que l’on soit soucieux de notre qualité de vie, de notre environnement, de la qualité de l’air, de notre cadre de vie, que l’on sensibilise nos concitoyens à être éco-responsables, c’est une chose et cela va dans le bon sens. En revanche, que l’on érige la décroissance en modèle économique vertueux, que l’on culpabilise incessamment nos concitoyens, alors que les donneurs de leçons ne se les appliquent pas toujours à eux-mêmes, à l’instar du mémorable déplacement express en avion, de Madame Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, pour passer quelques heures seulement au sommet de Copenhague, en est une autre…
Je crois qu’en la matière, tout en respectant les convictions de chacun, il convient de faire preuve de bon sens et de pragmatisme, de laisser de côté les postures et les bagages idéologiques et c’est pourquoi résolument, Monsieur le Président nous soutenons cette délibération.

2
juin
26
2010

Attribution de la DSP relative à la station épuration de La Wantzenau : Encore un scoring évolutif !

 

Jean Emmanuel ROBERTConseil de communauté du 25 Juin 2010
Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT
Point N° 79 : DSP station épuration de La Wantzenau

Monsieur le Président,
Mes chers collègues,

Depuis l’affaire de la SIG et plus particulièrement de son scoring assez « évolutif », nous accordons une attention toute particulière aux attributions de marchés mais aussi aux délégations de service publique.

C’est ce qui nous a amené à parcourir avec minutie les nombreux éléments relatifs à cette DSP.

Vous me permettrez tout d’abord de regretter qu’il ait fallu attendre mardi dernier pour avoir à notre disposition un dossier complet, en couleur, lisible, nous permettant de lire les tableaux transmis initialement indéchiffrables.

C’est donc sur le tard et à notre grande surprise, comme pour le dossier SIG, que nous avons trouvé des incohérences dans la notation sensée départager les 5 candidats.
En effet, les fameux pictogrammes couleurs ne traduisent pas les notes obtenues par les différents candidats. A titre d’exemple, la SAUR obtient des notes supérieures aux autres candidats pour les moyens propres de la société dédiée (8.18) alors que les pictogrammes lui sont clairement moins favorables (3 verts et un jaune alors que les autres sont mieux notés). Je dois vous avouer que nous avons du mal expliquer ces différences.

Mieux encore, lorsque nous comparons les notes des tableaux de l’annexe au rapport du Président et les notes présentées à la page 43 du même rapport, nous relevons à nouveau des différences inexplicables pour exactement les mêmes points.
A titre d’exemple, je prends la ligne des conditions financières pour un contrat d’une durée de 8 ans et nous arrivons à une note de 8.21 pour SASE dans le tableau de la page 43 et une note de 8.96 dans l’annexe 7 – une note 8.01 puis 8.50 pour la lyonnaise – 7.88 puis 8.01 pour Saur etc….
Même rapport, même dossier, mêmes candidats mais à chaque fois 2 notations clairement distinctes !
Ca ne fait pas sérieux monsieur le président et surtout, ce n’est pas la première fois que nous avons droit à de telles incohérences.

Page 16 du rapport du Président, nous est communiqué le tableau de synthèse des investissements prévus par les 5 candidats avec mention en rouge des compléments ou modification de l’offre initiale. Là nous avons dû définitivement faire sans la couleur. On y découvre qu’entre la première et la seconde offre, la Lyonnaise des Eaux a proposé des améliorations rigoureusement identiques à l’Offre initiale de la SASE, à savoir : l’unité de désulfurisation, des cannes d’injections de biogaz, l’injection d’urée, et l’analyseur multigaz ect…
Je veux bien qu’entre la première et la seconde offre, il y ait des améliorations apportées, mais que celles-ci se trouvent être similaires pour ainsi dire en tous points, aux propositions formulées par les autres dossiers, me parait pour le moins surprenant. Je n’irai pas jusqu’à dire que les dossiers ont transpiré, comme cela avait d’ailleurs été reproché au dossier SIG, mais je trouve cette coïncidence pour le moins singulière.

Enfin, parmi les critères qui ont contribué aux choix du délégataire, vous faites mention dans la délibération des investissements de la Lyonnaise en particulier les améliorations à venir sur les 2 sécheurs de boues. Sauf erreur de ma part, ces derniers n’ont toujours pas été réceptionnés depuis les travaux de mise aux normes réalisés entre 2004 et 2008.
Ils font l’objet d’une expertise judiciaire dans le cadre d’un sinistre intervenu en juillet 2007 et qui devrait aboutir en septembre prochain.
Par conséquent, je n’arrive pas à comprendre qu’on programme une dépense d’amélioration pour un matériel qui n’a pas encore été réceptionné. Le bon sens veut que l’on attende la fin de l’expertise qui déterminera les responsabilités et qui, si c’est le constructeur qui est reconnu responsable, aboutira mécaniquement à l’obligation pour lui de remettre aux normes ces 2 sécheurs à ses frais, sans que le contribuable soit sollicité. Ces travaux doivent donc être réalisés dans le cadre du marché initial.
C’est quand même incroyable que l’on engage aussi facilement de l’argent public pour une affaire qui n’est pas close. Il s’agit tout de même de 2,25M€ ! Cette mise aux normes représente 50% de la somme initialement engagée pour ce matériel en dehors du génie civil !
A mon sens, cet investissement devait naturellement ne pas entrer en compte dans les critères d’attributions de la DSP.

Enfin, monsieur le Président je ne comprends pas pourquoi l’avis de l’Assistance à maitrise d’ouvrage, sollicitée à grand frais, ne figure pas dans les documents qui nous ont été remis.

Pour ces motifs, monsieur le président, je vous demande de retirer ce point de notre ordre du jour, de procéder à un réexamen de façon objective et factuelle des différents dossiers pour pouvoir présenter à votre conseil une délibération qui ne sera pas entachée d’erreurs aussi grossières.
Il en va de la crédibilité de notre collectivité. Il en va de sa sécurité juridique car une délibération aussi bâclée ne peut être que contestée devant des tribunaux. Il en va surtout de la crédibilité des élus que nous sommes qui ne sont pas constitués en simple chambre d’enregistrement à laquelle on confierait des rapports truffés d’erreurs en espérant au mieux que nous fermions les yeux, au pire que nous ne remarquions pas ces petites subtilités !
Je vous remercie

0
juin
26
2010

Modification du POS de Strasbourg : Une pénurie organisée des places de stationnement

 

Anne SchumannConseil de communauté du 25 Juin 2010

Intervention de Madame Anne Schumann

Point N° 22 : Approbation de la modification n° 32 du Plan d’Occupation des Sols de Strasbourg

Monsieur le Président,
Chers Collègues,

A travers cette délibération, vous nous demandez d’entériner plusieurs modifications.
D’abord place d’Haguenau où je m’interroge sur la nécessité de revoir la hauteur maximale des bâtiments à 51 mètres ou de regrouper les 2 ilots au sein d’une même zone.
Cette volonté, complétée par les autres modifications, laisse à penser que vous avez un projet déjà clairement défini dans ce secteur.
Il me parait donc important de nous communiquer plus précisément vos intentions pour que nous puissions nous prononcer concrètement sur le bien fondé de cette évolution.

S’agissant du projet Brasserie, je note qu’une nouvelle fois vous augmentez la hauteur des bâtiments. Je ne peux m’empêcher de vous rappeler qu’un collectif d’associations a récemment remis en cause cette politique.
Ce qui m’interpelle également, c’est la réduction drastique des possibilités de stationnement. On la retrouve pour de nombreux projets mais j’ai bien peur qu’à terme de telles contraintes n’aboutissent à un engorgement total des quartiers et pénalise aussi le développement économique. Là encore, ce collectif associatif s’inquiétait fort justement de cette situation.

Cette modification du POS concerne également la relocalisation de la SPA. Vous le savez, notre collègue, Jean-Emmanuel Robert s’oppose depuis plusieurs mois à la suppression des jardins familiaux de l’Entenloch, primés il y a quelques années. Il s’oppose à votre décision brutale, prise sans la moindre concertation de sacrifier un tel petit paradis de la nature, pour y implanter la SPA.
On n’a pas le droit d’agir ainsi à l’égard de ces familles souvent modestes et qui pour certaines d’entre elles y ont un jardin depuis près de 30 ans.

Pour le secteur Rotonde, là encore la problématique du stationnement va se poser d’autant que le parking relais va être réduit.

Quant à l’Urbanisation du secteur Baronne Oberkirch, votre volonté de supprimer l’obligation de réaliser une opération portant sur un terrain d’une surface minimale de 1 hectare va assurément se faire au détriment de la cohérence d’ensemble même si vous nous assurez du contraire en mettant en avant une vigilance via les attributions des permis de construire.

Enfin, pour en revenir au stationnement, le changement des normes de stationnement pour les opérations d’ensemble que vous voulez calquer pour tout le territoire de la ville sur celui mis en place dans le quartier Brasserie est tout simplement inadapté et mal venu.
Je m’oppose vigoureusement à cette pénurie des places de stationnement que vous organisez. Elle s’opère au détriment des foyers, souvent les plus modestes, qui n’ont pas les moyens de se payer un garage mais pour lesquels la voiture est indispensable. Cette pénurie pénalise aussi le développement économique.
Une fois la ville arrivée à saturation, votre solution sera naturellement d’étendre le stationnement payant à l’ensemble du territoire de la ville.
Je suis persuadée qu’il faut arriver à une bonne cohabitation entre transports en commun et voiture mais je demeure résolument opposée à la méthode de force que vous mettez en place !

Je vous remercie

0
juin
25
2010

Un schéma Directeurs des Transports collectifs 2010-2025 de Strasbourg moralement inacceptable !

 

Anne SchumannConseil de communauté du 25 Juin 2010

Intervention de Madame Anne Schumann

Point 53 : Bilan de la consultation et adoption du Schéma Directeurs des Transports collectifs 2010-2025

Monsieur le Président,

Permettez-moi de revenir sur ce que j’avais déjà développé en décembre 2009 à savoir que votre concertation d’avril/mai 2010 est un véritable déni de démocratie, voire une manipulation.
Cette concertation, je le rappelle, n’est pas réglementaire puisqu’elle ne répond pas au cadre défini dans l’article L300-2 du code de l’urbanisme : en effet il n’y pas eu d’exposition dans les communes et les quartiers de Strasbourg, pas de registre d’observations du public, pas de distribution de plaquettes (hors les 4 réunions publiques, enfin un bilan inconsistant tenant en trois pages et demi.

Les réunions publiques ont été menées à la baguette par une animatrice professionnelle de la communication, certes, mais nulle en transports qui a organisé un étrange ballet (entre vous-même et le directeur de la mobilité) de questions et de réponses préparées à l’avance, et qui n’a pas hésité à couper la parole aux participants (injonction de se taire à M. Le Tallec)…. Les rares participants (300 pour les 27 communes !!!) ne s’y sont pas trompés, ils ont dénoncé ces pratiques, se sont insurgés contre cette mascarade et le mépris affiché par l’exécutif tricéphale….

Et c’est sur la base d’une telle concertation illégale qu’on prétend arrêter les objectifs prioritaires !!!!

Lors de la réunion du secteur Ouest, celle qui a attiré le plus de monde, le prolongement du tram sur la rue de Wasselonne à Eckbolsheim a clairement été demandé et justifié par la totale inefficacité des bus – Cette extension, facilement réalisable à partir de la ligne prévue sur l’avenue Mitterrand est pourtant repoussée à 2020 en attendant que se réalise le mythique tunnel du tram-train. Mais de qui se moque-t-on, avez-vous ou non entendu ces demandes insistantes ???

Personne, absolument personne n’a demandé de prolonger le tram à Illkirch. Bien au contraire, ceux qui se sont exprimés se sont opposés à un tel prolongement passant le long du cimetière sur la rue Messmer….. et pourtant, cette extension inutile est devenue prioritaire !!!! Il n’y a pas si longtemps, vos amis auraient dénoncé le fait du prince et là, c’est le silence qui règne pour accepter ce passage en force !

Le choix de vos opérations prioritaires et l’approbation du schéma directeur me paraissent illégales à plusieurs titres : Dans le délibéré vous nous demandez de « prendre acte » de cette parodie de concertation : de deux choses l’une, soit ce bilan est correct et se situe à l’issue d’une procédure réglementaire et dans ce cas on l’approuve, soit il est incorrect et on se contente, comme vous le faites, de conclusions lapidaires : on prend acte !!! Par contre, j’ai bien noté qu’on APPROUVE le schéma directeur et son phasage jusqu’en 2025 et qu’on DECIDE d’engager des opérations et de les intégrer au dossier pour le 2ème appel à projets Grenelle …. C’est du pain béni pour les juristes, Monsieur le Président, car le conseil de CUS se prononce sans qu’aucun des conseils municipaux n’ait eu à formuler son avis, comme l’exige la loi (cela été fait pour le PLH) – Nous pensons donc que cette délibération est mal ficelée et qu’elle doit être purement et simplement retirée avant que ce ne soit le juge administratif qui le décide…. Je sais que sur les bancs de votre majorité, il y a un certain nombre d’experts en la matière qui pourront vous expliquer les risques !

Deuxième point et non des moindres : votre schéma directeur est non-conforme au SCOTERS.

Le rapport joint (page 49 à 51) indique très justement qu’une étude prospective – réalisée en fait par les cabinets TTK et MVA en 2001/2002 – a analysé des scenarii de développement du réseau tram qui ont été repris dans le SCOTERS approuvé en 2006. Le SCOTERS prévoit donc la réalisation de plusieurs prolongements, en particulier ceux qui desserviront le quartier de la Robertsau, le quartier de Cronenbourg et E3 ET – ce qui complètement oublié dans votre rapport – le campus universitaire ouest et le CNRS, ce que le SCOTERS appelle le pôle de développement métropolitain.

Pour la ligne E de la Robertsau : le conseil de CUS du 6 février 2004 a décidé de réaliser le prolongement de la ligne à l’issue des projets d’extension 2006-2008. Au lieu de respecter cet engagement qui répondait à une forte demande du public, la délibération d’aujourd’hui reporte sa réalisation vers 2020 en expliquant longuement que c’est difficile, que cette malheureuse ligne n’a pas trouvé sa clientèle, que sa problématique est une problématique globale (ça il fallait oser) et qu’il faut faire de longues études en atelier urbain (encore un beau gadget) pour espérer aboutir à un choix de desserte….. Voilà votre phrasé anesthésiant destiné à la population alors qu’une emprise est réservée depuis les années 80 entre Boecklin et Renaissance…..
Plutôt que de respecter une décision de la CUS, prise à l’issue d’une enquête publique en 2003, tout à fait réglementaire et légale elle, on sort du chapeau une extension vers la mairie d’Illkirch qui flattera quelques egos récemment flétris mais qui trouvera moins de clientèle que la ligne E.

Concernant la ligne D à Cronenbourg/E3…. Tous les débats, depuis des années, ont souligné la nécessité de ces extensions pour poursuivre le développement de E3, pour valoriser le pôle d’enseignement supérieur et de recherches (CNRS, Ecole d’ingénieurs) – et voilà, l’extension de la ligne D a carrément disparu du réseau jusqu’en 2025….. remplacée certes par une ligne de bus à haut niveau sur la rue de Hochfelden, c’est-à-dire en bordure du quartier …. Franchement, ce n’est pas sérieux et il faut réintégrer cette ligne D dans les priorités de la première couronne, selon votre définition page 62…

Quelques mots sur les critères de choix des priorités de réalisation.

Page 79 et 80, figurent ces fameux critères :
- la cohérence avec le développement urbain (qui imaginerait le contraire ???)
- la fréquentation potentielle, la population desservie etc..
- les coûts estimatifs d’investissement et d’exploitation.

On s’attendait donc à un document qui déclinerait tous ces critères pour chacun des trois projets…. La CUS dispose (peut-être) de ces données mais je suis convaincue que vous ne les divulguerez pas car ces critères ne justifieraient en aucun cas les priorités choisies. Tout le monde sait à Strasbourg que les quartiers les plus peuplés, Koenigshoffen et Cronenbourg étaient déjà prioritaires dans l’étude TTK de 2002 – tout le monde sait que la clientèle pour Illkirch et le Port du Rhin est faible, c’est donc là qu’il faut réaliser votre BHNS…. Comme cela est de droit, nous demandons donc que ces études nous soient communiquées ainsi que la fréquentation des stations existantes. Nous vous demandons surtout que cette délibération soit retirée car ces décisions seront nulles et non avenues puisqu’elles ne sont pas fondées sur des critères précis. Nous demandons aussi que nous soient communiqués les dossiers des études de définition des extensions suite à la délibération du conseil du 5 avril 2007 dont la liste est précisée pages 51 et 52 du rapport.

Je constate également que cette délibération indique qu’une concertation préalable sera lancée sur l’extension Illkirch et le BHNS, en application de l’article L300-2 du code d’urbanisme. Une concertation réglementaire déboucherait ainsi sur une procédure réglementaire…… mais curieusement le conseil de CUS n’est pas appelé à décider d’engager cette concertation dans le délibéré…. Alors, astuce juridique ou oubli fatal ???

Une dernière remarque : un petit paragraphe laconique du délibéré décide d’engager une démarche de restructuration et de rationalisation du réseau tram pour dégager des économies…. Pouvez-vous nous éclairer sur vos intentions, Monsieur le Président ? Cela signifie-t-il que vous envisagez de supprimer des arrêts, de réduire les fréquences de desserte ? Je vous remercie de bien vouloir nous expliquer dans le détail ces mesures.

Vous comprendrez que dans ce flou artistique, nous ne pouvons nullement cautionner ce schéma. Retirez donc cette délibération et retravaillez là en écoutant tout le monde au nom de la démocratie participative. Il me semble d’ailleurs qu’un collectif associatif fin connaisseur de ces questions a formulé la même demande, pas plus tard que hier !
Je vous remercie

1
juin
25
2010

Une nécessaire réflexion sur les mises en fourrière à Strasbourg et dans la CUS

 

Anne SchumannConseil de communauté du 25 Juin 2010

Intervention de Madame Anne Schumann (Nouveau Centre)

Point N° 16 : Modification des tarifs relatifs aux frais de fourrière

Monsieur le Président,
Chers Collègues,

Si j’ai bien saisi les explications jointes à cette délibération, un arrêté ministériel a réévalué les plafonds des frais d’enlèvement des véhicules de moins de 3.5 tonnes.

Pour qu’on soit bien clair, ce n’est pas l’état qui fixe ces tarifs sur le terrain mais bien la communauté urbaine dans la limité des plafonds.

Vous faites donc le choix, 2 mois après la sortie de cet arrêté, d’augmenter immédiatement les tarifs pour atteindre le nouveau plafond.

Vous justifier cette décision en invoquant une incitation au meilleur respect des règles de stationnement.
Pour ceux et celles qui stationnent sur des espaces interdits, devant des portes de garage, des sorties d’immeuble, sur des places handicapés,… il faut effectivement les dissuader définitivement d’avoir recours à de telles pratiques et l’incitation via le portefeuille constitue souvent un bon moyen à condition que la police procède réellement à ces enlèvements.

En évoquant les mises en fourrière, je pense aussi aux citoyens qui stationnent sur des places autorisées mais qui découvrent un matin que leur véhicule a été enlevé car il se situait sur le parcours d’une manifestation, sur le parcours d’une animation, ou par sécurité. Pour justifier cet enlèvement, on explique à ce citoyen qu’un panneau a été mis en place 48heures avant (en réalité souvent 24) et qu’il aurait dû faire attention. Cette situation est de plus en plus récurrente et je crois qu’il faut vraiment faire la distinction entre ces deux types d’enlèvement qui n’ont rien à voir mais qui ont pourtant les mêmes conséquences économiques pour l’usager.
Peut-être faut-il faire preuve de davantage de pédagogie avant de procéder à de tels enlèvements ?
Peut-être faut-il aussi imaginer une solution financière pour ne pas pénaliser davantage ces citoyens qui subissent à la fois les manifestations, les nuisances qu’elles génèrent et la mise en fourrière ? En fait, il s’agit d’une sorte de double peine alors qu’ils ne se sont stationnés sur aucun emplacement interdit ou dangereux.

Une réflexion a-t-elle déjà été engagée sur cette problématique ?

Je vous remercie

1
juin
25
2010

Communauté Urbaine de Strasbourg : Une forte augmentation de la dette qui inquiète !

 

Anne SchumannConseil de communauté du 25 Juin 2010

Intervention de Madame Anne Schumann (Nouveau Centre)

Point N° 4 : Compte administratif

Monsieur le Président,
Chers Collègues,

Comme vient de le rappeler monsieur le vice-président en charge des finances, a travers ce compte administratif, nous sommes amenés aujourd’hui à nous prononcer sur le premier exercice budgétaire plein de votre mandat.

Que nous apprend-il ?

Coté fonctionnement je ne vais pas entrer dans le détail même si je relève que ces charges ont progressé de 16.51M€ soir une hausse de 2.43% alors que l’inflation dans le pays était de 1%.
Au niveau des recettes, elles n’appellent pas de commentaire à l’exception du versement transport qui pour la première fois depuis longtemps est en diminution, certes de 411 000 euros, mais en diminution tout de même. Dans la mesure où ce versement permet le financement des transports en commun, une telle évolution interpelle nécessairement.
A mon sens cette diminution est naturellement conjoncturelle. Elle ne fait que traduire l’impact réel de la crise et de la situation de l’emploi dans notre Communauté Urbaine. Le versement des entreprises devrait logiquement repartir à la hausse avec la reprise mais, en attendant, il risque de plafonner pour encore quelques exercices. Cet élément doit naturellement être pris en considération dans la politique transport que nous souhaitons pour notre communauté urbaine tant au niveau du fonctionnement bref de l’offre de service que des investissements envisagés.

Justement, s’agissant des investissements de la CUS et plus particulièrement les investissements opérationnels, je dois vous avouer que dans un premier temps, j’ai été particulièrement surprise de découvrir qu’ils étaient de 232.1m€ pour 2009 soit près de 29% de plus qu’en 2008. Comment cela peut-il être bien possible ? J’ai beau fréquenter les différents secteurs de notre communauté urbaine, je n’ai pas vu de grands chantiers, des travaux marquants ou des grues. Lorsque je me promène par exemple le long de la RN4, je regarde du coté la presque ile Malraux et je constate inéluctablement que rien ne change. Du coté du Danube, rien non plus. Du coté des terrains Starlette mis à part les mauvaises herbes, aucun changement significatif n’est à signaler. Certes, il y a bien l’entrée de la ville vers l’Allemagne où le ballet des pelleteuses est saisissant mais ce chantier était programmé depuis tellement longtemps qu’il est difficile de le considérer comme une nouveauté.
Du coté du Wacken aussi, le temps parait s’être arrêté et je ne vous parle même pas des espaces disponibles à coté du Zénith. A ce rythme, le grand Hamster va y prendre définitivement ses quartiers.
Finalement, j’ai rapidement trouvé une explication à cette forte augmentation puisqu’elle prend en compte la comptabilisation des rétrocessions des biens des extensions tram pour 100.4 M€.
En réalité, les investissements opérationnels réels pour cette année 2009 ne sont donc que de 131.7M€ soit 50M€ de moins que 2008 ce qui parait beaucoup plus réaliste.

Cela s’explique peut-être par la sévère dégradation de notre capacité d’autofinancement. Pour mémoire, l’excédent de fonctionnement perçu en 2008 était de 56.03, il n’est que de 27.81M€ pour 2009 et devrait encore se dégrader davantage pour 2011 après l’embellie technique de 2010.
Cette situation explique l’habitude que vous avez prise de recourir à l’emprunt. 55M€ de nouveaux emprunts pour 2009.
Sous ces nouveaux emprunts, l’endettement par habitant de la CUS a fortement augmenté passant de 456 €/h à 527€/h. Pour mémoire, nous étions à 324€/h d’endettement en 2007 !(quasiment 200 euros de plus qu’en 2007)
Cette sévère dégradation est illustrée à travers les phrases que vous employez dans la notice explicative. En 2008, voilà ce qu’il était dit « malgré l’augmentation de l’endettement, la CUS reste la communauté urbaine la moins endettée de France en 2008, notamment parce que l’encours de la dette CTS n’est pas intégrée dans les comptes. »
La moins endettée de France en 2008, monsieur le Président !
Voilà ce qui est dit pour 2009 dans cette même notice « malgré l’augmentation de l’endettement, la CUS reste parmi les communautés urbaines les moins endettées de France, notamment parce que l’encours de la dette CTS n’est pas intégrée dans les comptes.
Après les chiffres, même le vocabulaire marque cette dégradation lourde de notre dette.
Cette situation est très inquiétante d’autant que notre capacité de désendettement s’est également fortement dégradée passant de 2.3 ans à 3.89 ans.
D’une autre coté, il faut aussi le noter, la dette de la CTS a diminué pour la seconde année consécutive, – 31M€ en 2009. C’est certainement le fruit de la forte revalorisation des tarifs de la CTS.

Ce compte administratif démontre qu’un véritable travail doit être lancé pour maitriser notre endettement.
Alors, je le sais bien, vous allez une nouvelle fois tomber dans la facilité et nous sortir la grosse artillerie contre l’Etat, le conseil général, le conseil régional, coupables de tous les maux, encore plus à la veille d’élections cantonales.
Oui, nous souffrons actuellement d’un manque de lisibilité du fait de la réforme de la taxe professionnelle et du transfert de la taxe d’habitation. A ce titre, j’en profite pour vous demander, comme nos collègues Yves Bur et Jean Emmanuel Robert l’ont déjà fait, de revenir sur la suppression des abattements opérés par la totalité des conseillers généraux puisque pour 2011, la part du CG dépendra dorénavant et totalement des communes et des comcoms. Merci donc de prendre cet engagement aujourd’hui, devant notre assemblée.
Outre le manque de lisibilité, nous souffrons aussi d’un gel des dotations de l’Etat.
Vous le savez aussi bien que moi, ces dotations proviennent de l’impôt et vu la situation économique de nombreux pays européens dont la France, on peut comprendre que l’Etat se montre moins généreux même si la DGF a tout de même progressé de 0.9M€ entre 2008 et 2009.
Nous devons également, et ce compte administratif le démontre bien, améliorer fortement notre capacité d’autofinancement en passant notamment par une meilleure maitrise des dépenses de fonctionnement qui a mon sens devrait être gelée d’autant qu’en cette période de crise nos recettes risquent de stagner comme nous avons pu le constater avec le versement transport.

Ce compte administratif démontre bien les défis qui nous attendent pour les prochaines années et à ce titre nous allons suivre attentivement l’évolution de votre politique.

Je vous remercie.

0
juin
19
2010

18 juin 2010 :la plaque de l’Appel du général de Gaulle apposée à L’Hôtel de ville de Strasbourg à la suite de notre demande

 

Appel_du_18_juin_1940-2Intervention de Robert Grossmann

« Voici donc le texte de « L’Appel » inscrit au cœur de la Ville de Strasbourg sur cette plaque que vous avez accepté de faire apposer à l’Hôtel de Ville à la demande de mes amis gaullistes du Club des Démocrates, Jean Emmanuel, Stephane, Geoffroy, Axelle et de sa responsable Jeunesse et Vie étudiante Jamila Azeroual.

Le contexte historique du mois de juin 40 est connu je ne l’évoquerai pas.
Disons en résumé qu’il y eut une France soumise et de plus en plus avilie, au fur et à mesure que se déroulait l’inhumaine machine nazie
Et il y eut des hommes et des femmes qui choisirent « L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie » comme le Général de Gaulle les y appelait.
Il y eut la France Libre qui s’est engagée avec un courage et une volonté exceptionnels dans un combat improbable.
Et cette France Libre et démunie vainquit le destin.

Elle le fit grâce à tous les résistants.

Je veux saluer avec respect et amitié les représentants de leur association présidée par le Docteur Jean Meyer.

Elle le fit aussi grâce aux combattants d’Afrique et d’Afrique du Nord.

Nos cimetières militaires sont aujourd’hui autant de mémoriaux qui témoignent … et sollicitent notre reconnaissance d’enfants libres de la République.

Le 18 juin fut un acte héroïque sans précédent, porteur d’une charge philosophique et humaniste qui interpelle désormais toutes les générations et notamment les plus jeunes.
Elles ont à mener des combats différents dans un monde différentmais où l’Homme est toujours au cœur des préoccupations.
Le 18 juin nous enseigne qu’il faut savoir dire NON à l’innommable, NON au déshonneur, NON aux ordres scélérats !
Comme André Malraux aimait à le dire, l’appel du 18 juin s’inscrit dans la mythologie qui naquit avec Antigone et se perpétua au fil de l’histoire des hommes.
Cette plaque sur notre hôtel de ville rappelle désormais comme une marque visible que lorsque la volonté est tendue vers ce but éminent qu’est la Liberté et l’Humanisme elle peut-être, un antidestin »

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