avr
17
2012

Robert Grossmann « la ville doit faire passer sa propre politique culturelle « 

Interpellation de Robert Grossmann

Titre : Politique culturelle de la ville

Conseil Municipal du 16 avril 2012

 Monsieur le maire je vous serais reconnaissant d’indiquer au conseil municipal quelle est la politique culturelle de la ville concernant

Le TJP
Le village culturel
Pôle sud
Le Maillon Hautepierre

Pour ma part je tiens à affirmer que radier le mot « jeune » de TJP serait une atteinte grave à l’un des éléments les plus significatifs et les plus exemplaires de la culture à Strasbourg.
Le Village culturel, quant à lui, est un moment fort de la vie strasbourgeoise qui permet à toutes les structures culturelles de l’agglomération et de l’eurodistrict de rencontrer leurs publics pour de fructueux échanges.
Ces journées réussissent aussi à élargir les publics des institutions culturelles.

J’aimerais aussi que vous nous indiquiez quelle politique est envisagée à Pôle Sud ainsi qu’au Maillon Hautepierre.

En vous remerciant je vous prie de croire en mes cordiales salutations.

 Réponse  à Daniel Payot

Le 6 avril 2009 j’intervenais au conseil municipal pour brosser un rapide tableau du Spectacle vivant à Strasbourg et pour procéder à une sorte de défense et illustration du Théâtre Jeune Public.

J’ai été très heureux que l’unanimité se soit alors dégagée pour honorer le fondateur du TJP qui fut aussi le fondateur du festival Giboulée de la marionnette.

La décision du conseil municipal était claire et sans ambiguïté : donner le nom d’André Pomarat au TJP qui s’appellerait TJP-André Pomarat .

Tel n’est pas le cas et force est de constater que la décision du Conseil a été détournée en une sorte d’application minimale.

En effet seule la grande salle a été baptisée André Pomarat et, pour qui fréquente le TJP, il faut faire preuve de perspicacité pour découvrir ce nom trop discrètement affiché à l’intérieur du Théâtre. De même dans les programmes on évoque souvent les salles annexes dont l’une porte le nom de « modeste» mais guère la salle Pomarat !

Le directeur en fonction à l’époque de cette mise en œuvre est parti alors que son équipe avait connu des turbulences. Je rappelle que pas moins de quatre administrateurs ont quitté le TJP sous sa direction. Le président du Conseil d’administration a d’ailleurs lui aussi donné sa démission.

Ma première requête, monsieur le maire sera de vous prier de bien vouloir faire appliquer fidèlement la décision du Conseil municipal du 6 avril et, par conséquent de nommer ce théâtre « TJP André Pomarat »

 

Mais une nouvelle étape s’est engagée avec la nomination d’un nouveau directeur.

Comme le TJP détient le label de Centre Dramatique National, l’Etat s’en mêle.

Or l’état, je veux dire le ministère de la culture et ses DRAC, justifie son existence et sa présence par une influence intellectuelle à défaut d’influence financière.

Il exerce une sorte de magistère de l’inspection et des contrôles et s’exprime au nom de son expertise officielle…

C’est ainsi que l’état a souhaité, suffisamment fortement pour que cela soit suivi d’effet, que le TJP infléchisse sa politique avec le recrutement de son nouveau directeur et que celui ci mette en œuvre une politique quasi exclusive de la marionnette ce qui fera du TJP un centre de la marionnette.

Or je veux rappeler que la marionnette est très présente au TJP à la fois par le festival, créé par Pomarat et par certains spectacles programmés en saison.

Le nouveau directeur recruté par un jury où l’état a instillé son influence a donc décidé de mettre en œuvre une nouvelle politique en allant très loin dans la soumission à l’état.

C’est ainsi qu’il a annoncé sa volonté de débaptiser le TJP en enlevant le mot « jeune ».

 

Un tel acte si on le laissait faire ne serait pas simplement iconoclaste.

Il serait culturellement ravageur.

Eradiquer le mot Jeune du Théâtre serait un signal catastrophique de rejet de l’initiation au théâtre de notre population scolaire.

André Pomarat a eu cette idée géniale de conduire vers le théâtre des jeunes qui n’y seraient vraisemblablement jamais allé. Ils ont ainsi pu connaitre avec cette opération magique du lever de rideau, de l’apparition et du jeu des comédiens, j’allais dire en chair et en os.

Strasbourg leur a dédié un théâtre qui est largement fréquenté aussi par des moins jeunes. La fréquentation du Théâtre Jeune public est dès lors l’initiation à une culture différente de celle des jeux virtuels, ou des émissions de télé people et bêtifiantes.

Grâce au TJP ils sont en contact avec le spectacle vivant qui est une action culturellement salutaire et hautement éducative.

Grâce à cette initiation au théâtre ils seront confrontés au « texte ». Et par le texte et son incarnation sur la scène, sans doute sentiront-ils le « frémissement du sens » cher à Flaubert.

Le Théâtre Jeune Public est une des fiertés culturelles de Strasbourg et je veux aussi rappeler que notre municipalité a mis l’ensemble du bâtiment de la rue des balayeurs à sa disposition en y effectuant des travaux d’adaptation et de confort pour quelque deux millions d’euros.

Par ailleurs le fonctionnement est assuré par des subventions de 1million170.000 euros pour la ville, et moins de la moitiéde l’état, alors que la région y met 480.000 euros et le CG 115.OOO

C’est donc clairement la ville qui apporte la contribution la plus importante et c’est la raison pour laquelle il me semble que c’est elle et non pas l’état qui devrait indiquer sa volonté en matière de politique culturelle.

Dès lors la question que je me permets de reformuler est la suivante : éradiquer le mot Jeune du TJP correspond il à la volonté de la ville ?

Réduire les productions théâtrales au bénéfice de la seule marionnette correspond il à un souhait de la ville ?

Est-ce là sa politique culturelle ?

 

J’espère sincèrement que non et dès lors la ville doit faire passer sa propre politique culturelle et continuer en l’amplifiant à offrir des spectacles de théâtre à sa jeunesse

 

J’aurais souhaité pour ma part que le TJP renoue avec ce qui fit son immense succès à l’époque où il se consacrait pleinement à cette mission.

Il rayonnait à travers toute l’Alsace et au delà en France et en Europe.

Certaines saisons rassemblaient près de 80.000 spectateurs jeunes ou moins jeunes.

Le TJP était à l’origine de créations qui étaient données plus de 600 fois. Tel fut le cas de Mowgli, l’enfant loup et ces créations étaient aussi une aubaine financière puisqu’elles étaient achetées par d’autres théâtres et par conséquent apportaient des recettes complémentaires.

 

« émissions peopel et béatifiantes « Paul Virilio: Là où la téléprésence a succédé à la présence (physique ou graphique) le silence s’étend, s’approfondit sans cesse »

 

Voilà pour le TJP.

En ce qui concerne le Village culturel, on évoque sa suppression et son remplacement par un « forum culturel » dans la salle de l’Aubette avec une « euro parade ».

Ce que j’entends c’est que moins d’associations et de structures culturelles pourront être associées à ces initiatives nouvelles dont on ne connaît pas encore aujourd’hui les véritables configurations.

Si mes informations étaient exacts je souhaiterais savoir  de quelle consultation, fruit de la démocratie participative, elle en est la conséquence ?

1
avr
17
2012

Racing Club de Strasbourg : « Il faut arrêter d’essayer de faire durer indéfiniment les carreaux fêlés »

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT

Titre : Situation juridique et financière du Racing Club de Strasbourg

Conseil Municipal du 16 avril 2012

Monsieur le Maire,
Alors que la situation du Racing semble à nouveau nous conduire vers une impasse, alors que nous avions besoin de pouvoir aller de l’avant, la réunion de mardi m’a laissé un sentiment mitigé.
D’abord sur la forme qui n’a franchement pas été au niveau de l’enjeu.
Organiser une réunion si importante, surtout au regard du contexte actuel, tendu jusque dans les tribunes, au sein d’une commission qui ne s’est plus réunie depuis 2009, à 8h30, soit une heure avant le début de la plénière, avait de quoi surprendre. Vous pourrez en convenir, cela ne laissait que très peu de temps pour entrer dans le fond du dossier, de surcroît en votre absence et en l’absence d’Henri Ancel, votre ancien colistier, qui suit pourtant les affaires du Racing depuis un moment en votre nom et qui, jusqu’au début de cette commission était présenté comme le futur président de l’association. Franchement, les bases de travail étaient fort mal préparées…

Je dois vous avouer que depuis le début de cette grave crise que traverse le Racing et qui n’a pas débuté avec le seul Monsieur Hilali comme tentent encore de le faire croire certains, mais qui s’étale sur plusieurs saisons, et qui s’est amplifiée lors de la saison 2009-2010 avec un changement de 3 présidents en l’espace de quelques mois (Ginestet, Specht, Ginestet,), un triple changement d’entraineurs (Furlan, Gress, Janin), et une revente d’un Club à Hilali, club qui était après 17 journées RE-LE-GABLE en L2 avec seulement 16 points et 3 victoires en 17 matchs ; je dois donc vous avouer en effet que nous avons assisté à une sorte d’immobilisme de votre équipe, souvent à des réactions à retardement, et je le dis clairement à une certaine forme de manque de courage.
Personnellement, je pense que la question du Racing même si elle est politiquement sensible voire dangereuse pour ceux qui osent s’en emparer (j’en sais quelque chose ayant été noyé sous les messages dont un certain nombre pas très agréables…) doit être abordée pleinement, avec à l’esprit l’intérêt général et certainement pas les amitiés personnelles, même de longue date, car le Racing c’est la vitrine de Strasbourg et de l’Alsace. J’ai la faiblesse de penser que ce sujet comprend davantage d’enjeux pour notre ville plutôt que d’ergoter, par voix de presse interposée, sur la taille et la forme des corbeilles à papier de telle ou telle place…
Sur le fond
Avec le dépôt de bilan en 2011, je pensais sincèrement que nous en avions terminé avec toutes ces querelles intestines qui pourrissent la vie du club depuis tant d’années. Je pensais que tous les passifs avaient enfin été soldés et surtout que tous les nuisibles qui gravitent autour et dans le club, que tous les petits arrangements faisaient enfin partie du passé.
Et voilà que moins d’un an après, nous découvrons que rien n’a changé. Les mêmes querelles, les mêmes pratiques, la même opacité, sont toujours présentes au sein du club.
Nous voilà obligé de débattre à nouveau, certes à ma demande, des mêmes problèmes. La seule et unique différence, c’est que la facture payée par le contribuable continue inlassablement de grimper. Nous en sommes avec cette saison à plus de 7M€ depuis 2009 !

Franchement, ça suffit. Les vrais supporters du club l’ont expliqué à leur manière, samedi, lors de la rencontre contre Auxerre en déployant une banderole signifiant aux dirigeants « Staff et joueurs, vous au moins vous assurez ! » Comment ne pas partager leur ras-le-bol ?

Il est, à mon sens, grand temps de mener enfin un véritable Oschterputz au sein de ce club pour repartir véritablement sur des bases saines et solder définitivement et durablement ces passifs qui continuent d’alimenter les médias.

C’est pour cela qu’avec Robert GROSSMANN et Anne SCHUMANN, nous regrettons encore davantage le déroulé exécrable de la réunion de mardi. Nous pensions qu’on pourrait rentrer dans le fond des choses, avoir des réponses précises à des questions précises, avoir des visuels, des projections sur cette saison, mais aussi les suivantes, du projet économique du club. Cela ne fut pas le cas. La salle choisie pour cette réunion ne s’y prêtait pas. Monsieur Sitterle avait bien quelques éléments écrits qu’il a bien voulu depuis me faire parvenir par mail ce qui n’était d’ailleurs pas le cas de monsieur Patrick Spielmann dont les réponses étaient relativement vagues, lorsque votre adjoint en charge des sports acceptait de le laisser répondre. Personne n’a par exemple été en mesure de nous dire quel est le budget réactualisé du club avec ses recettes et ses dépenses engagées au mois d’avril 2012. Je note d’ailleurs que seuls les élus de notre groupe ont posé des questions au cours de cette commission. A croire que les autres avaient été rendus muets sur ordre ou par peur de prendre des coups en s’emparant du dossier.
Après le problème, aujourd’hui résolu, rencontré avec la propriété de la marque et dont on se serait aussi passé, cette réunion a définitivement achevé de me convaincre qu’il fallait revoir de fond en comble le fonctionnement de ce club.

Cela ne peut plus durer ainsi !

Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt, d’essayer de faire durer indéfiniment les carreaux fêlés mais dire enfin les choses clairement. Fixer un cap avec des conditions claires, stables et pas à géométrie variable en fonction des amitiés et de la cote d’amour du moment des dirigeants en place.
Plusieurs réformes me semblent urgentes à entreprendre dans ce club.

-Premièrement, celui qui est amené à mettre de l’argent dans le Racing doit avoir les pleins pouvoirs au moment où il commence à alimenter les comptes. Il ne doit pas être soumis à moultes pressions de tel ou tel intérêt. Il doit pouvoir décider librement de la gestion au quotidien du club et quelles sont ses personnes de confiance. Il doit pouvoir décider librement du choix des fournisseurs, comment il indemnise ou pas les bénévoles, des membres du conseil d’administration bien que ces pratiques me semblent plus que limites sur un plan légal et fiscal, même si elles sont répandues dans le milieu. Celui qui met l’argent doit aussi avoir un regard sur les dépenses de l’association, y compris celles inférieures à 20 000 euros. Cela est nécessaire puisque l’actionnaire est le garant de la dette de l’association.

-Deuxièmement, avec d’autres je commence à en avoir plus qu’assez d’entendre parler des historiques. Les « historiques », ça fait 15 ans qu’ils sont là et pour le coup la situation, saison après saison ; l’est… historique. On se bat comme des chiffonniers pour un club qui est aujourd’hui en cinquième division comme s’il était encore en ligue 1. Il faut laisser ceux qui financent organiser comme ils l’entendent les rapports avec l’association même si, pour ma part, je pense que ses statuts devraient être démocratisés tout comme son fonctionnement interne. Ce n’est pas acceptable que des anciens présidents, des proches ou des membres de leur famille puissent encore pouvoir faire partie de cette structure. Elle fonctionne actuellement en consanguinité et c’est ce qui l’étouffe ! Il faut ouvrir la désignation de sa direction à tous les membres licenciés de l’association et pourquoi pas aussi aux supporters moyennant une cotisation.

-Troisièmement, ce qui est tout de même incroyable, c’est de voir toutes ces personnes qui n’ont jamais mis un euro dans le club dicter leur loi à ceux qui payent ou qui sont amenés à le faire. Même les collectivités, malgré les sommes versées que j’évoquais avant, ne sont jamais intervenues de cette manière dans la gestion du Racing et d’ailleurs, si cela avec était le cas, que n’aurions-nous pas entendu ! Je ne souhaite pas faire un cas personnel de votre missi dominici, Monsieur Henri Ancel, hélas absent lors de cette réunion mais encore bien présent dans la presse de ce matin, mais il n’a jamais engagé le moindre euro dans le club, il n’est même pas sponsor pas plus qu’élu ou salarié de la ville ou de la CUS mais depuis deux ans, il intervient de manière visible ou en sous-marin, en votre nom, dans ce dossier et au nom aussi des sponsors qu’il prétend représenter. Mais à quel titre ? De quel droit ? Avec quel mandat ? Donné par qui ? Ce monsieur, que je ne connais pas et contre lequel je n’ai rien de particulier doit, comme les autres, s’il n’investit pas d’argent dans le racing le quitter (comme il semble l’annoncer ce matin) et cesser de rajouter de l’agitation à l’agitation.

-Quatrièmement. Le proces de calcul des subventions versées par les collectivités au club, doit être clairement établi. J’estime, mais peut-être suis-je dans l’erreur, qu’elles doivent être calculées en fonction du budget et qu’elles ne doivent en aucun cas dépasser 20% du total, comme Alain Fontanel le défendais d’ailleurs en octobre dernier. Aujourd’hui, en tenant compte de la fameuse cagnotte de 600 000 euros miraculeusement apparue et qui ne figure d’ailleurs pas dans le bilan de l’association de la saison dernière, nous en sommes à plus de 50% sur un budget de 2.6M€. Au moment du vote des subventions, la SASP comme l’association doivent nous fournir un budget prévisionnel précis afin de nous assurer de cela, et ensuite, une fois le budget réalisé, nous devons vérifier sa réelle exécution. Le prix de location du stade de la Meinau et du centre de formation doit aussi être clairement défini à l’avance. Naturellement en fonction de l’échelon au sein duquel évolue le club. Ces subventions et ces tarifs doivent être figés le temps de la validité de la convention entre la SASP et l’association mais exceptionnellement révisables en cas d’évènements imprévisibles comme nous l’avons connu les années passées

-Cinquièmement et je sais que certains me comprendront bien. Il n’appartient à personne de dire aux responsables du club avec quelles entreprises ils doivent travailler ou à quel prix. Ce n’est pas leur rôle que de décider des dépenses du club ou d’influencer des recettes comme celles des sponsors. Si le ou les propriétaires qui en ont les commandes arrivent à maitriser le budget, à réduire les dépenses, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les collectivités qui auront, si la règle que je viens de développer est appliquée, moins de subventions à verser. Mieux le club sera géré moins nous aurons à intervenir financièrement.

-Sixièmement. Nous devons nous interroger sur l’utilité de conserver un centre de formation qui n’a aucun agrément et dont les jeunes talents peuvent à tout moment être pillés par les grands clubs puisqu’il n’y a aucune protection juridique. Peut-être faudrait-il le fermer en attendant un retour du racing dans le monde professionnel ? A minima, pour en réduire les coûts, nous devrions le mutualiser avec la SIG et l’étoile noire, le temps des remontées nécessaires au racing pour retrouver un agrément, afin que ces clubs puissent eux aussi profiter de cette structure que nous finançons chèrement. Ils en ont clairement besoin.

-Septièmement : Le temps de la remise à flot du racing, ses dirigeants devraient faire 2 fois par année un point d’étape de la situation du club aux élus de la ville et de la cus, naturellement dans des conditions matérielles meilleures que ce que nous avons connus mardi. Cette pratique pourrait être ensuite pérennisée et se faire une fois par année histoire d’avoir un suivi et une vision sur l’avenir du club et de ses besoins. Ce dispositif devrait même être étendu à d’autres clubs comme la SIG par exemple.

Aujourd’hui, au Racing, nous avons des dirigeants et des acteurs qui se comportent comme si le RCS était encore un club de ligue 1 oubliant le niveau où nous évoluons depuis le mois d’aout.
Frédéric Sitterle a comparé, lors de notre rencontre de mardi, la fameuse convention, toujours pas entérinée d’après ce que j’ai pu lire ce week-end et pas près de l’être si j’ai bien compris, à une carte grise d’une voiture dont, tant qu’elle n’est pas modifiée, attribue toujours la propriété au vendeur. Cette comparaison du racing à un véhicule, encore reprise ce matin dans la presse par d’autres dirigeants, me fait penser que tous ces acteurs s’imaginent que le club est encore une formule 1, une Ferrari de plusieurs millions d’euros alors qu’aujourd’hui ce n’est plus qu’un véhicule bien abîmé, cabossé de toutes parts par les propriétaires successifs, dont le moteur est à bout de souffle, dépourvu des éléments de conforts élémentaires, dont le lecteur CD a disparu depuis belle lurette, les jantes allu ou en carbone remplacées par des enjoliveurs en plastique et dont seul le seul vibrionnant klaxon nous fait réaliser que le véhicule fonctionne encore et ce grâce essentiellement à de l’argent public, injecté pour préserver l’essentiel et assurer les dépenses courantes. Voilà la réalité du Racing Club de Strasbourg au moment où je vous parle.
Je ne sais pas qui a raison ou a tort dans cette nouvelle querelle et je ne cherche même plus à le savoir, tant tout le monde essaye de manipuler tout le monde, je ne suis pas dupe. Ce que je sais en revanche, c’est que là où le club a sportivement réussi, tous les efforts du staff et des joueurs risquent d’être réduits à néant si le déficit budgétaire n’est pas comblé d’ici la fin de la saison avec cette fois un passage par la case DH. Voilà ce qu’il nous attend avec ces histoires !

A l’issue de la réunion de mardi, j’ai clairement compris que Patrick Spielmann et Frédéric Sitterle ne pouvaient plus travailler ensemble. Je crois donc qu’il va falloir trancher pour ne pas compromettre les résultats probants obtenus sur le terrain.
Ou bien on mise sur l’association en l’état, on poursuit avec les « historiques » mais dans ce cas, cela signifie qu’ils ont une surface financière suffisamment importante ou un généreux mécène pour combler le déficit à la fin de la saison et investir pour l’avenir. Henri Ancel évoque ce matin dans la presse un besoin rapide de 3 Millions d’euros pour la seule année à venir !
Ou bien on confie le club à Frédéric Sitterle, qui devra lui aussi combler le déficit et investir dans l’avenir. A ce moment précis, ses détracteurs sauront s’il dispose oui ou non de la surface financière pour faire face à ces échéances.
Dans les deux cas, les 7 éléments que j’ai évoqués devront être pris en compte et naturellement, il est hors de question que la ville et la CUS mettent un euro de plus dans le club au regard des efforts déjà consentis pour cette saison préparée, je le rappelle, sur la base d’un budget prévisionnel de 4.4M€ en CFA2. Rien que ce montant interpelle déjà !
Une troisième voie est aussi possible. Un nouveau repreneur apparait et les acteurs du moment disparaissent en le laissant prendre le relais, en lui permettant de travailler dans la sérénité, chose qu’il manque cruellement au Racing. Ceci-dit, j’ai du mal à croire en cette troisième voie. Qui sera suffisamment insensé et en même temps sérieux pour investir dans cette pétaudière tant que les nécessaires réformes n’auront pas été effectuées au préalable ?

Voilà comment nous voyons concrètement les choses monsieur le Maire mais étant dans l’opposition et n’ayant aucun pouvoir décisionnaire, avec les membres de notre groupe, nous souhaiterions enfin connaitre la position officielle et officieuse de la municipalité sur ce dossier.

Monsieur le Maire, il est temps de nous dire où vous voulez aller, avec qui et comment.
Je vous remercie

2
avr
12
2012

Racing : Une commission qui nous laisse sur notre faim !

 

Plusieurs personnes m’ont interrogé pour savoir comment s’était passée la rencontre avec les dirigeants du Racing.
En résumé, les conditions d’organisation de cette réunion étaient exécrables et en plus nous étions limités en temps à savoir une heure. Difficile en une heure d’évoquer un sujet qui passionne la ville depuis 30 ans et qui engage la collectivité pour les prochaines années…

J’avais préparé une intervention avec des questions dont vous trouverez ci-dessous les grandes lignes même si je n’ai pas pu poser intégralement toutes mes questions.

Pour couronner le tout, les réponses apportées n’étaient pas forcément claires, l’adjoint Serge Oehler (il présidait la commission en l’absence de Roland Ries qui avait certainement plus important à faire….) coupait la parole, s’agitait lorsque les questions n’allaient pas dans sa direction ou pouvaient embarrasser le fonctionnement de l’association. Il s’en est aussi pris aux médias à plusieurs reprises, accusés de travestir la vérité et de lancer des rumeurs…

Bref, nous restons clairement sur notre faim et pour le coup, je commence à devenir sérieusement pessimiste pour l’avenir du club tant je sens une fracture importante au sein même de la gouvernance.

Voici ce que j’avais préparé.

« En liminaire, je tenais à rappeler que depuis 2008, je suis intervenu régulièrement pour évoquer la situation du club, pour évoquer l’organisation de l’euro 2016 ou au sujet de la construction d’un nouveau stade.

Pour le club, je m’en tiens depuis le début à une seule et unique ligne directrice à savoir : faire en sorte que ce club puisse enfin pouvoir se développer sur des bases saines.

J’avais d’ailleurs mis en avant ce principe qui me semble essentiel lors du conseil municipal du 27 juin 2011 lorsque j’avais à l’époque plaidé pour le dépôt de bilan. Pour mémoire, voilà ce que je développais à ce sujet «Une telle solution permettrait de repartir sur des bases saines, de mettre en place un actionnariat clair, de vider les placards du club des fantômes si encombrants, de clarifier définitivement les relations avec l’association support qui n’ont pas toujours été simples depuis 30 ans et surtout de consacrer pleinement l’argent injecté à l’avenir ».

Aujourd’hui, ma position reste naturellement la même.

J’étais encore intervenu en février dernier, à travers une interpellation, pour poser un certain nombre de questions relatives aux finances et à la situation juridique du Club mais aussi pour évoquer le devenir de la marque. A ce sujet, ma position était très claire, à mon sens elle doit être détenue par la SASP ou l’association, la SASP me semblant la plus légitime.

J’avais également proposé l’organisation d’une telle rencontre entre les élus de la Ville et de la CUS et les dirigeants du club et les personnes amenés à y jouer un rôle important.

Je tiens donc à remercier Patrick Spielmann et Frédéric Sitterle de leur présence bien que je regrette les conditions d’organisation de cette rencontre.

Je m’en excuse auprès de nos hôtes qui n’en sont pas responsables mais je tiens vraiment à regretter que ce moment se fasse dans le cadre de la commission sport et culture qui ne s’est plus réunie depuis des mois, juste avant la commission plénière ce qui va nous limiter notre échange dans la durée (une heure) et surtout en l’absence des élus CUS.

Je tiens aussi à regretter l’absence d’Henri Ancel qui joue pourtant un rôle important depuis 2 ans dans les coulisses du club et qui, si j’ai bien lu la presse serait amené à prendre la présidence de l’association.

Vous le savez encore mieux que moi, la ville de Strasbourg et la CUS consacrent des efforts financiers importants pour le club depuis plusieurs années et plus particulièrement pour cette saison, efforts financiers complétés par des aides matériels et logistiques très importantes. Bien que je m’oppose depuis longtemps à l’ingérence (directe ou indirecte, par personnes interposées) des politiques dans la vie des clubs, il me semble pourtant normal que les élus puissent avoir un droit de regard sur le fonctionnement d’un club en période trouble et surtout lorsque son aide financière se trouve être très conséquente.

Je suis donc heureux de pouvoir enfin poser des questions concrètes et techniques aux responsables du Racing qui pourront enfin nous apporter directement leur éclairage.

La première est très simple. Quelle est la situation économique et juridique du club au moment où nous parlons ?

Plus précisément, je souhaite savoir quel est le budget réel. En début de saison on parlait de 4.4 Millions. Nous sommes ensuite passés à 2.634 millions. Quel est le bon chiffre et surtout comment se composent les dépenses. Je souhaite concrètement savoir ce que représente la part des salaires des joueurs, la part des salaires des administratifs mais aussi connaitre le cout du centre de formation et des autres postes de dépenses car il m’est impossible de comprendre qu’un club évoluant en CFA 2 ait un budget plus élevé qu’un club comme l’US Quevilly qui vient pourtant d’éliminer l’OM en coupe de France ?

A 4.4 Millions, le club aurait eu un budget qui se serait avéré être le second du national où évolue Colmar avec 1.8M€…

2ème question.

Comment est composée l’association ? Qui en est membre ? Comment et quelles sont les prérogatives de ces membres. Est-il vrai qu’on y retrouve d’anciens responsables du club qui ont pourtant contribué à l’agitation que nous connaissons depuis 30 ans ?

J’ai lu dans la presse qu’on évoquait aussi un retour de Leonard Specht ancien président du club. Qu’en est-il ?

Je tiens à préciser que contrairement à la communication en vigueur depuis de nombreux mois, je n’ai jamais fait partie de ces gens qui accablent Jaffar Hilali lui faisant reposer exclusivement la faillite du club sur ses seules épaules, bien que ce monsieur ne soit pas pour autant exempt de tout reproche. Si aujourd’hui le club est en CFA 2 et que les collectivités doivent financer sa survie, c’est parce qu’il y a eu une accumulation de mauvaises gestions depuis des années. Contrairement à ce que déclare régulièrement monsieur Ancel, dont une nouvelle fois je regrette l’absence, ce n’est pas par le seul Hilali que le cataclysme est arrivé mais bien par une œuvre collective d’incompétences, de mauvaises gestions et de décisions.

3ème question

Des membres de l’association sont-ils rémunérés ? Indemnisés ? Certains ont-ils des notes de frais et si oui, quel est le volume global de ces dépenses dans le budget du club ?

4ème question

J’ai appris la démission du trésorier de l’association. Pouvez-vous nous dire quelles en ont été les raisons ?

5ème question

Monsieur Sitterle a évoqué à plusieurs reprises dans les médias des mauvaises habitudes dans les dépenses du club. Quelles sont-elles ? Je note qu’avant lui, monsieur Hilali avait évoqué ce sujet mais il était inaudible bien qu’il est injecté 7M d’euros dans le club. D’autres personnes évoquent aussi ces habitudes comme Philippe Chauveau dont j’ai lu une interview très intéressante sur Racing Stub. Il parle notamment de dépenses anormales, de rémunérations inutiles, de prestataires onéreux.

Où est la vérité ? Soucieux de la bonne gestion des deniers publics, il me semble indispensable que le budget du club soit maitrisé au mieux car mieux il est maitrisé, moins la ville et la CUS auront à intervenir financièrement.

Monsieur Cheveau évoque aussi un problème dans la validation des dépenses. Pouvez-vous nous expliquer le processus de validation ? Y a-t-il par exemple des mises en concurrence ?

6ème question

Pouvez-vous nous dire où en est la dissolution juridique de l’ancienne SASP et ce qu’il advient de Thomas Fritz ?

7ème question

Monsieur Sitterlé, quel est votre projet, votre vision pour le club. Là encore, j’ai lu votre interview évoquant la question sur racing stub est franchement, j’ai étéplutôt séduit mais depuis longtemps, je sais qu’au racing, les actes sont plus importants que les paroles.

Je tiens aussi à vous dire publiquement, devant mes collègues qu’il me semble normal que celui qui injecte de l’argent dans le club soit le seul et unique patron, qu’il ait les coudées franches et qu’ils ne soient pas mis sous tutelle d’ancien qui ont brillé par leurs échecs. Mais encore faut-il injecter de l’argent.

Je ne vous demande pas de savoir combien vous comptez injecter car comme je l’expliquais tout à l’heure, le budget du club me semble déjà très élevé pour la CFA voire même le national mais comment et avec quels objectifs sportifs.

8ème question

L’instabilité actuelle dans les coulisses ne risque-t-elle pas de compromettre la préparation de la saison prochaine et surtout de compliquer la fin de saison actuelle sur le plan sportif ?

9ème question

Il y a eu une forte mobilisation pour maintenir le centre de formation qui n’a aucun agreement. Il représente un coût important aussi je souhaite connaitre le statut juridique des jeunes formés ? Ne risque-t-on pas de voir le centre pillé de ses meilleurs éléments par des clubs pros sans la moindre indemnité financière pour le racing ? »

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

0
avr
01
2012

Racing : la cuisine Riessienne se poursuit !

 

Lors du conseil municipal du 20 février dernier, à travers mon interpellation relative à la situation financière et juridique du Racing Club de Strasbourg, j’avais notamment proposé qu’il soit organisé une rencontre entre les élus de la ville de Strasbourg et de la CUS et les dirigeants du Club aussi bien ceux de l’association que de la future SASP.
Roland Ries, à travers la voix d’Alain Fontanel, avait alors confirmé l’organisation de cet échange dont la date restait à définir.

Un mois et demi plus tard, nous apprenons que ce moment est enfin programmé le mardi 10 avril à 8h30, au sein d’une commission thématique municipale intitulée « sport et culture»….
Cette annonce m’inspire 3 réflexions
1) Manifestement, Roland Ries a attendu d’avoir placé son homme lige à la présidence de l’association pour enfin organiser cette rencontre, histoire que tout soit bien ficelé d’avance.
2) Contrairement aux engagements publics pris par Roland Ries, ce ne sont pas tous les élus qui pourront prendre connaissance du dossier mais uniquement ceux de la ville de Strasbourg
3) Faire le choix politique de l’organiser au sein d’une commission thématique municipale qui ne s’est plus réunie depuis presque 3 ans montre le degré de transparence souhaité par Roland Ries pour ce dossier, comme pour d’autres d’ailleurs… Il sera d’ailleurs absent puisqu’elle sera présidée par Serge Oehler…

Je regrette vivement la méthode employée par Roland Ries dans l’organisation de ce nécessaire échange. De toute évidence, il veut que les choses se fassent de la manière la plus opaque possible. Je m’y refuse.

Aussi, je demande que cette rencontre soit organisée à l’issue de la commission plénière, sous sa présidence, en permettant aux élus communautaires qui le souhaitent d’être présents, comme cela avait été le cas pour la présentation du défunt projet « Eurostadium ».
Dans un souci de nécessaire transparence, je demande surtout qu’elle soit publique, notamment ouverte à la presse afin que les questions des élus ainsi que les réponses apportées par les dirigeants les engagent publiquement et ne puissent être travesties !

Que Roland Ries se le dise, ses petites cuisines internes pour des dossiers aussi importants, doivent enfin cesser !

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

0
mar
28
2012

Ce ne sont pas les amitiés personnelles qui doivent guider l’action et les prises de position publiques de Roland Ries

 

Strasbourg, le 23 mars 2011

Nous sommes très troublées par la sortie médiatique de Roland Ries, teintée d’impérialisme voire d’un comportement « colonialiste », sur les évènements qui agitent en ce moment le Mali.

Laissons à la communauté internationale et à notre ministre des affaires étrangères le soin de suivre l’évolution de la situation sur place et de protéger les populations si nécessaire.

Il n’appartient pas au Maire de Strasbourg de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un Etat même si nous avons bien compris que Roland Ries y avait beaucoup d’amitiés.

Nous lui rappelons qu’il n’est pas ministre des affaires étrangères ni diplomate !

Nous lui rappelons aussi et surtout, que ce ne sont pas les amitiés personnelles qui doivent guider l’action et les prises de position publiques du Maire de Strasbourg mais le sens de l’intérêt général.

Anne SCHUMANN
Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire
de Strasbourg

0
mar
27
2012

Intervention de Martine Calderoli relative au projet urbain des Deux Rives

Conseil de CUS du 23 mars 2012

Intervention de Martine Calderoli

Point 8 portant sur le Projet urbain Deux Rives : organisation d’un concours international d’urbanisme avec la Ville de Kehl

Ce rapport concerne un secteur très précis et nettement délimité au sein du projet global des Deux Rives : celui des cours douanières situées de part et d’autre du Pont du Rhin et qui sont actuellement désaffectées.

Un projet authentiquement transfrontalier dont l’aménagement sera confié à une même équipe d’urbanistes et d’architectes pour donner une plus forte cohérence à cette opération au cœur de l’Eurodistrict.

Je tiens tout d’abord à souligner l’intérêt de ce projet dans sa dimension transfrontalière, ce qui nous permet d’accéder au fonds INTERREG et réduire d’autant les frais à supporter par les collectivités organisatrices.

J’ai cependant un certain nombre d’interrogations et d’observations que je reprendrai successivement.

1. Je m’interroge sur le fait de confier l’organisation du concours à la Ville de Kehl dans le cadre d’une convention de coopération garantissant à la fois une équitable répartition des membres du jury chargé de la sélection des projets. Une telle décision aurait mérité une analyse plus précise des avantages qu’offre ce choix qui ne peut pas être simplement symbolique. En quoi le droit allemand apporterait-il plus d’avantages que le droit français ?

2. Deuxième interrogation : fallait-il réserver le concours européen à ce secteur limité des Cours de Douane. Ce n’est, pour reprendre les explications du Maire de Strasbourg, « qu’un projet dans le projet ». Faut-il un traitement particulier sur cette zone qui a pour effet de dissocier ce projet de son contexte global ?

Ne pouvait-on envisager l’organisation d’un concours international sur l’ensemble de la zone Deux Rives non encore aménagée (notamment : espace Citadelle, Starlette…) en y adjoignant le cas échéant les zones que KEHL compte urbaniser ?

Nous aurions ainsi affiché, à la fois notre volonté de jouer la cohérence transfrontalière, qui m’apparaît indispensable, mais aussi notre volonté de favoriser par tous les moyens les liaisons et de créer par les aménagements une complémentarité fonctionnelle entre elles.

Dans les précédentes délibérations relatives à ce sujet, au Conseil Municipal comme au Conseil de CUS, j’avais toujours insisté sur la nécessité de faire de cet espace Deux Rives une véritable unité territoriale où les diverses enclaves s’articulaient entre elles de la façon la plus harmonieuse possible.

Organiser un concours européen n’aurait certainement pas été plus onéreux puisque INTERREG aurait participé dans les mêmes conditions au financement du projet global qui aurait alors dû être piloté par la CUS.

Après les interrogations, quelques observations.

1. La première observation concerne le texte de la convention annexée au projet de délibération. La convention est très précise pour les considérations juridiques et financières, en revanche les objectifs fixés n’apparaissent que dans le rapport. N’aurait il pas été nécessaire de faire figurer ces éléments de façon explicite dans le corps de la Convention pour donner quelques orientation aux équipes architecturales ?

2. La deuxième observation est relative à l’accès au site. Pour quels motifs limitez-vous la réflexion au seul réseau des voies piétonnes et cyclables ? Il y a lieu à mon sens d’élargir la réflexion aux accès routiers qui doivent, en complément des transports en commun, desservir ces quartiers pour garantir une meilleure liaison avec le cœur de la ville.

3. La troisième observation est relative aux surfaces réservées aux diverses activités de part et d’autre du Rhin. Aux commerces ne reviendrait dans chacune des zones que 3%. Cela me semble faible, n’est-ce pas reconnaître là la suprématie du commerce kehlois sur ce quartier ? N’est-ce pas encourager la population strasbourgeoise à se tourner vers les commerces allemands ?

0
mar
20
2012

Lutte contre les marchands de sommeil

Interpellation de Jean-Emmanuel ROBERT

Titre : Lutte contre les marchands de sommeil

Conseil Municipal du 19 mars 2012

Monsieur le Maire,

La presse s’est récemment faite écho des conditions inadmissibles d’hébergement d’un certain nombre de nos concitoyens.
Les révélations faites sont tout simplement stupéfiantes. Entre les problèmes de sécurité électrique, de plomberie, d’eau, de chauffage, de propreté, d’isolation et j’en passe, le tableau est édifiant.

Pour me rendre compte de visu de l’ampleur de la situation, je suis allé à la rencontre d’un certain nombre de locataires.
Je n’ai pas été déçu du voyage.
J’ai notamment fait la rencontre d’étudiants qui m’expliquaient être tombés malade suite à une longue coupure d’eau courante couplée à un problème d’évacuation d’eaux usées.
Une jeune fille, privée de chauffage, m’a expliqué qu’après avoir demandé à son propriétaire de remédier à cette situation, ce dernier lui a répondu qu’il n’y avait pas de problème mais que dans ce cas, il lui faudrait augmenter le loyer…
Et je ne vous parle même pas de cet appartement dont l’occupant est atteint de Syllogomanie… Un vrai calvaire pour le voisinage qui a exercé plusieurs alertes auprès du propriétaire demeurées sans suite.

La très grande majorité de ces locataires sont des étudiants, des personnes à très faibles revenus ou en situation sociale très tendue.
Leurs propriétaires profitent de leur situation, de leur méconnaissance du droit, de leur fragilité, pour imposer des conditions d’hébergements clairement inacceptables.
En l’espèce, je n’hésite pas à le dire, nous avons à faire à de véritables marchands de sommeil.

Contrairement à ce que j’ai pu lire dans la presse, je ne pense pas que ce sont les propriétaires qui sont dépassés par la situation et à qui les services de la ville devraient porter assistance.
A mon sens, ce sont clairement les locataires qui sont les victimes de ces comportements.

Quand on possède plusieurs centaines d’appartements, on ne me fera pas croire qu’on n’a pas les moyens d’entretenir ce patrimoine.
On ne me fera pas croire qu’on ne peut pas embaucher suffisamment de personnel pour au minimum ouvrir des bureaux en continue.
Et dans le pire des cas, si la situation du propriétaire est vraiment difficile, personne ne lui interdit de vendre une partie de ses immeubles pour entretenir les autres.
Encore un peu, et notre collègue, nouvellement en charge du dossier, proposait de subventionner les propriétaires pour qu’ils réalisent enfin les travaux qui leur incombent. Je rappelle que la loi permet au contraire de la faire condamner et de leur faire payer des pénalités de retard faute de réalisation des travaux.

Je sais bien, Monsieur le Maire, que certaines situations sont suivies depuis 1996 et qu’il est difficile de faire avancer les choses.
Pourtant, au 21ème siècle, il est inacceptable que dans la Capitale Européenne, Capitale des droits de l’Homme, berceau de l’Humanisme Rhénan, de tels agissements soient encore possibles.
Quelle description de notre ville feront notamment les étudiants étrangers passés par ces logements ? Je pense à cette étudiante allemande qui retourne à Berlin en juin prochain. A cet ukrainien ou à ce polonais.
Je ne suis pas certains qu’ils deviennent à l’avenir des grands défenseurs de Strasbourg…

Et encore, il ne s’agit que d’image de notre ville mais le jour il y aura un drame comme ceux qui se sont produits à Paris, que ferons-nous ? Que dirons-nous ?

La question du logement de nos concitoyens et une question importante. Vous avez engagé une politique de réalisation de logements neufs. Même si certains aspects comme la densité des immeubles suscitent débat, je pense que ce choix était nécessaire.
Mais en parallèle, il nous faut aussi nous saisir de la situation dans l’ancien.

La législation donne aux Maires un certain nombre de compétences en la matière en particuliers sur les questions de salubrité. Le préfet exerce aussi des responsabilités et les tribunaux pénaux peuvent également prononcer des sanctions contre des marchands de sommeil comme le permet l’article 225-14, issu de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003.

Beaucoup de ces personnes fragiles ignorent ces droits. Beaucoup gardent le silence même si les réseaux sociaux font progressivement bouger les choses et nous, élus, n’avons pas forcément connaissance de toutes ces situations.

Aussi, Monsieur le Maire, je pense qu’il est temps d’agir efficacement, massivement et énergiquement pour lutter contre les marchands de sommeil.
Nos concitoyens doivent pouvoir connaitre leurs droits en la matière car ils ne lisent pas tous la presse ou les réseaux sociaux, les immeubles concernés et leurs propriétaires doivent être identifiés et les services compétents doivent se mettre en synergie pour agir concrètement et plus efficacement.

Dans cet esprit, Monsieur le Maire, je vous propose de mettre en place une mission d’information et d’évaluation pour traiter de manière impartiale de ces questions, pour analyser la situation réelle à Strasbourg et apporter des propositions concrètes.
Nous pourrions par exemple éditer des plaquettes et les distribuer dans les immeubles identifiés comme insalubres pour informer les locataires de leurs droits.
Nous pourrions mettre en place un numéro vert afin de permettre aux potentielles victimes de signaler leur situation comme nous l’avions fait pour les victimes des voitures brulées.
Nous pourrions créer une commission qui rassemblerait les services compétents de la ville comme l’hygiène et la santé, la police de bâtiment ou à la police municipale, les services de l’Etat, des associations compétentes dans ce domaine, sous le modèle des cellules de veille qui ont démontré leur efficacité en matière de sécurité.
Nous pourrions faciliter l’entrée en contact entre les locataires et les associations compétentes et qui réalisent un travail quotidien extraordinaire. J’ai bien vu qu’une réunion publique était organisée par l’une d’elle mais encore une fois, j’ai eu l’occasion de constater que la grande majorité de ces locataires ne lit pas la presse.
Voilà quelques pistes que pourrait aborder cette mission d’évaluation.

Quoi qu’il en soit, Monsieur le Maire, je crois que face à cette situation inacceptable, nous ne devons pas rester passifs et attendre qu’il se produise un drame pour enfin nous décider à agir davantage. Un coup de serpillère, de peinture ou de tournevis, histoire de faire retomber la pression et de détourner les regards ne suffiront pas.

Aussi je souhaite savoir quelles suites vous compter réserver à mes propositions concrètes ou, le cas échéant, les dispositions que vous comptez prendre face à cette situation inacceptable.

Je vous remercie

0
mar
20
2012

La communication de Roland Ries sur les arbres ne trompe personne !

Intervention d’Anne Schumann (Nouveau Centre)

Point 26 : Interpellation de Monsieur Jean-Charles QUINTILIANI : Place Kléber, offrir aux Strasbourgeois et aux visiteurs des aménagements et des entretiens dignes du statut et du patrimoine de notre ville.

Conseil Municipal du 19 mars 2012

Monsieur le Maire,
Chers Collègues,

En liminaire, je souhaite remercier notre collègue Jean-Charles Quintilliani d’avoir relayé les préoccupations que j’avais exprimées dans la presse. Il a des lectures très avisées.

L’évolution de la Place Kléber est vraiment inquiétante que ce soit au niveau des arbres que de son entretien général.
A ce jour 7 arbres sont manquants. Si j’en juge par l’intervention récente que nous avons constatée, 4 réimplantations semblent prévues et 3 éléments ne devraient pas être remplacés.

C’est bien beau de faire de grandes communications sur le nombre d’arbres dans la CUS quand on n’est même pas capable d’en maintenir sur les lieux symboliques de notre agglomération.

Il n’y a d’ailleurs pas que la place Kléber qui se trouve être touchée. Un véritable massacre a eu lieu la semaine dernière aux poteries où un petit bois a été tout bonnement rasé sans même que les riverains n’aient été consultés et encore moins avertis. Un responsable des services reconnait d’ailleurs qu’ « Il y a peut-être eu un déficit d’information ». Il me semble qu’en l’espèce le « peut-être » est de trop.

Outre la place Kléber et les poteries, des habitants d’Hautepierre nous ont également fait part de leurs incompréhension, pour ne par dire plus, face à l’abatage de plus ce cent arbres de plus de 40 ans dans le quartier.
Ils ne comprennent pas ces abattages y compris dans des zones qui ne seront pas touchées par les aménagements programmés.
C’est facile de dire que les éléments abattus sont remplacés mais la valeur d’un arbre ancien n’est en aucun cas comparable à celle des nouvelles plantations d’autant que pour ces dernières, des essences moins volumineuses sont choisies.

Ces 3 exemples démontrent parfaitement que votre communication massive sur la place de l’arbre en ville vise à répondre à une réelle inquiétude de nos concitoyens face aux disparitions de plus en plus fréquentes d’éléments anciens, souvent pour des prétextes fallacieux ou par pure commodité.
Hélas pour vous, votre com’ ne trompe personne !

0
mar
19
2012

« Une présentation qui montre une vision idyllique de la réalisation de ce tram vers Kehl »

Intervention de madame Anne Schumann (Nouveau Centre)
Conseil de l’Eurodistrict du 15 mars 2012
Objet : Réalisation du tram vers Kehl

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Permettez-moi de faire quelques observations sur des questions importantes que cette présentation n’aborde pas pleinement.

Nous avons relevé en conseil de CUS que les informations sur l’aménagement de ce secteur étaient plus que succintes et nous n’avons toujours pas obtenu les études malgré nos nombreuses demandes, nous avons donc eu à nous prononcer sur un dossier d’avant-projet dépourvu de la moindre simulation et il n’est donc pas étonnant qu’une trentaine de conseillers ont voté contre cette délibération. Pire encore, c’est par un article du Moniteur du 9 mars dernier – qui a attiré toute notre attention -, que nous découvrons une version qui est loin de ce qui vient de nous être présenté. Selon cet article, on reconstruirait le pont de l’Europe en y intégrant le tram, c’est une très bonne idée, mais est-ce le VRAI projet ou sinon pourquoi le vrai projet n’a-t-il pas été présenté aux journalistes (le concepteur même du projet aurait-il admis que 3 ponts à 200m de distance était parfaitement ridicule ???) Vous déciderez-vous enfin à communiquer des informations précises et transparentes à nos concitoyens et aux élus ???

Depuis deux ans, les coûts ne cessent d’augmenter,en particulier les coûts des ouvrages d’art (franchissement du Bassin Vauban, des voies ferrées du Port autonome et du Rhin). Il s’avère également que, d’une réunion de commission à l’autre ou d’un interlocuteur à l’autre, ces coûts sont présentés de manière différente. On est passé d’un projet de 70 millions à près de 100 millions, toutes dépenses comprises, en incluant le prix du matériel roulant et les frais annexes de maîtrise d’œuvre. Faites des économies, Monsieur Bigot, abandonnez ces ouvrages pharaoniques et monstrueux (viaduc et souterrain) et consacrez-le à une rénovation du pont de l’Europe !!!

La délibération du conseil de CUS du 24.02.2012 indique que le montant total du projet est de 87,2M€ comprenant 74,87M€ de travaux et 12,34M€ de dépenses annexes, coûts hors taxe, valeur janvier 2009. Cette même délibération indique que la CUS supportera une part de 63,35M€ d’où l’on peut déduire que la part de Kehl est de 23,86M€, montant qui ont été confirmés lors du dernier conseil de CUS.

On peut alors se demander pourquoi la part d’investissement de Kehl n’est indiquée, ni dans sa délibération du 21.12.2011 (le conseil municipal de Kehl n’a retenu qu’un montant de 22M€ – page 10 du rapport – dont 14 pour le pont sur le Rhin), ni dans le projet de Convention de financement joint en annexe 3 de la délibération du Conseil CUS.

Notre perplexité s’est singulièrement accrue d’une part, à l’écoute de Roland Ries qui nous a répondu que la ville de Kehl avait « une façon particulière de présenter les coûts » et, d’autre part, en prenant connaissance – par nos collègues kehlois – du projet qui a été soumis au vote le 29 février. Ce texte modifie certes quelques erreurs de la Convention mais n’intègre toujours pas le montant du coût d’investissement total supporté par Kehl, soit 23,86M€, pas plus qu’elle n’indique la décomposition des coûts annexes clairement précisée dans la délibération de la CUS (1.2.2)

D’autre part, le principe de calcul du déficit d’exploitation imputable à Kehl est défini, sans ambiguïté, par l’article 10(5)3 de la Convention de Financement. A savoir que Kehl prend à sa charge le déficit généré par l’extension de la ligne D entre la station strasbourgeoise Port du Rhin et la station allemande Gare de Kehl.

Or, dans sa délibération du 21.12.2011, Kehl fait état d’un « compromis » relatif au déficit supporté par Kehl lorsque que le tram aura été prolongé jusqu’à la Mairie. Selon ce « compromis » (signé par les maires de Kehl et de Strasbourg) Kehl ne contribuerait plus au déficit qu’à partir du milieu du Rhin.

Il est fait état de ce compromis dans le rapport de présentation (21.12.2011) et dans le délibéré de la délibération kehloise, d’ailleurs complété en séance ce même 21 décembre.

Après plusieurs rappels, Roland Ries a fini par concéder, le 24.02.2012, qu’il avait signé à ce sujet, non pas un « compromis » mais un « relevé de décisions » (il avait d’ailleurs affirmé n’avoir signé aucun document lors du conseil municipal de Strasbourg le 20 février !). En tout état de cause, le Conseil de CUS n’a arrêté aucune décision à ce sujet et encore moins mandaté quiconque pour signer un document qui invaliderait le principe de financement du déficit d’exploitation fixé par la Convention. Mais une chose est sûre, quelle que soit la position du terminus à Kehl, les coûts d’exploitation à prendre en charge par Kehl sont estimés et le resteront à partir de la dernière station en France, au Port du Rhin.

Je tiens donc à informer le Maire de Kehl et nos collègues kehlois que ledit « compromis » est sans effet puisque non pris en compte par le conseil de la Communauté Urbaine de Strasbourg.

Pour conclure, j’ai relevé un certain nombre d’inexactitudes contenues dans le rapport de présentation de la délibération du Conseil Municipal de Kehl du 21.12.2011.
Le Maire de Kehl évoque notamment un soi-disant immobilisme des Exécutifs de la CUS et de la Ville de Strasbourg, entre 2001 et 2008 (pages 4 et 5 de ce rapport) portant sur l’urbanisation du secteur Est de Strasbourg et sur l’extension du tramway.
Au cours du Conseil CUS du 24.02.2012, M. Grossmann et Mme Keller ont longuement souligné le caractère incongru et parfaitement « déplaisant » de la rédaction de cet alinéa reflétant une interprétation purement politicienne qui n’a pas sa place dans une telle délibération.

Je pense que nos relations franco-allemandes, doivent se faire loin de ses petites pratiques politiciennes qui n’apportent rien à la construction de l’eurodistrict.
Je tiens à dire à notre collègue Gunter Petry, que je regrette son militantisme en la matière.

Cette présentation montre une vision idyllique de la réalisation de ce tram vers Kehl mais tant pour sa fréquentation que pour les couts de fonctionnement, nous déchanterons très rapidement.
Pour que tous nos collègues puissent se faire une idée juste de ce projet notamment sur ses couts de fonctionnement, il serait bon que Roland Ries et Jacques Bigot acceptent enfin de leur communiquer l’étude préliminaire TTK approuvée le 23.11.2009. Elle est édifiante !

0
fév
25
2012

Place Kléber : Les arbres disparaissent !

 

Décidément, les arbres semblent être définitivement devenus les cibles privilégiées de l’actuelle majorité municipale.
Pas un réaménagement ne se fait sans que des arbres soient tronçonnés. Subitement, ils se trouvent tous malades.

A présent, il n’y a même plus besoin de travaux pour que les tronçonneuses rugissent.
En effet, j’ai eu la désagréable surprise de constater que 6 jeunes arbres de la place Kléber, pourtant récemment réaménagée, ont été enlevés et remplacés par un horrible gravier.
Renseignements pris, ce tronçonnage aurait été réalisé afin de permettre la bonne installation du Rallye d’Alsace place Kléber et d’autres manifestations… Pour une municipalité qui a fait de la lutte contre la voiture sa priorité, on a connu meilleure inspiration…

Il était pourtant important de remettre de la nature sur la place phare de Strasbourg mais manifestement, l’actuelle municipalité préfère défaire ce qu’ont pu réaliser ses prédécesseurs.
A mon grand regret, depuis 2008, la place Kléber retrouve peu à peu les travers qui en avait fait une place froide et minérale, désertée par les strasbourgeois.

S’ils continuent à détricoter et à abandonner certaines installations (comme les bornes d’éclairage) sa situation ne peut que continuer d’empirer !

Anne SCHUMANN
Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
Membre du Nouveau Centre

0